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16 morts dans une fusillade visant trois hôtels en Côte d'Ivoire


Quatorze civils et deux militaires ont été tués dimanche dans l'attaque contre la station balnéaire de Grand-Bassam, à l'est d'Abidjan, a annoncé le président ivoirien Alassane Ouattara.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 13 Mars 2016 || 445 Partages

16 morts dans une fusillade visant trois hôtels en Côte d'Ivoire
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"Le bilan est lourd, les terroristes ont réussi à tuer quatorze civils et nous avons perdu deux membres des forces spéciales", a déclaré le président qui s'est rendu sur les lieux, ajoutant que six assaillants avaient également été tués.

Les motivations des assaillants étaient inconnues après l'attaque depuis la plage de cette zone touristiques mais un témoin a affirmé qu'un des hommes criait "Allah Akbar" (Dieu est grand en arabe). Cette attaque rappelle aussi celle d'un hôtel à Sousse en Tunisie, qui a fait 38 morts le 26 juin. "Trois hôtels ont été attaqués par des hommes armés (...) les forces de sécurités ivoiriennes sont intervenues immédiatement et ont pu neutraliser six terroristes", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, dans un communiqué lu à la télévision nationale. "Les ratissages sont en cours" pour retrouver d'éventuels autres assaillants, a ajouté le ministre, précisant qu'un "bilan détaillé sera communiqué dans les prochaines heures".

Pas d'indications quant à la présence de Belges parmi les victimes
Contactées par l'Agence Belga, les Affaires étrangères ont déclaré ne pas avoir eu d'indications, dimanche en début de soirée, de la présence de ressortissants belges parmi les personnes touchées.

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a condamné cette attaque en Côte d'Ivoire sur son compte Twitter.

Un Français tué
Le président français François Hollande a dénoncé dans un communiqué un "lâche attentat" dans lequel "au moins un Français" a été tué. Une source militaire interrogée par l'AFP a fait état de cinq morts dans l'attaque. Un photographe de l'AFP a indiqué avoir vu de son côté sept corps sur la plage et un autre dans l'hôtel Etoile du Sud, un des établissements attaqués. Mais un des corps lui a été présenté comme un assaillant tué. La page Facebook du gouvernement ivoirien avait fait état de 11 morts et indiqué que deux hôtels avaient été visés avant de retirer le message quelques minutes après.

Ces assaillants "puissamment armés et portant des cagoules ont tiré sur les occupants de L'Etoile du sud, un grand hôtel pris d'assaut par les expatriés en cette période de canicule", avait expliqué un témoin joint par l'AFP. -

Kalachnikov et grenades
"On était sur la plage, on a entendu des coups de feu et on a vu des gens fuir, on a compris que c'était une attaque", a raconté Braman Kinda, en montrant les photos de sept cadavres, dont au moins une femme, gisant sur la plage. Selon lui, les assaillants étaient quatre et "parcouraient la plage en tirant des coups de feu". Abbas El-Roz, un ressortissant libanais qui séjournait à l'Etoile du Sud, a également raconté que l'un d'eux portait un fusil d'assaut Kalachnikov et une ceinture de grenades. Au moins un des assaillants a été tué, ont indiqué plusieurs témoins.

L'un d'eux, Kouamena Kakou Bertin, un transporteur, a précisé que les trois autres s'étaient enfuis à pied par la route. L'attaque a provoqué des scènes de cohue sur le pont séparant la zone touristique visée, le Quartier France qui marque l'entrée de la vieille ville. Un journaliste de l'AFP a vu une dizaine de personnes, dont une femme blessée, évacués dans un camion militaire alors que plusieurs autres, transportant des mitrailleuses lourdes, se dirigeaient vers le lieu de l'assaut.

L'armée ivoirienne contrôlait strictement les personnes quittant la zone. Ville historique et ancienne capitale de la Côte d'Ivoire sur la côte du Golfe de Guinée, Grand-Bassam abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d'expatriés. Cette attaque fait écho à celles perpétrées dans d'autres villes africaines. Un attentat avait eu lieu le 15 novembre contre un café-restaurant de Ouagadougou, la capitale burkinabè, qui a fait 30 morts, en majorité étrangers et revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le Mali a également été touché par une attaque djihadiste le 20 novembre contre un grand hôtel de Bamako, qui avait fait 20 morts, dont 14 étrangers, outre les deux assaillants.


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