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Abdoul Mbaye : "Nous ne sommes pas pour une coalition unique"


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 21 Avril 2017 || 652 partages || 0 commentaires

À l’instar des autres formations politiques de l’opposition, l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) est en train de négocier pour la confection des listes à présenter aux élections législatives. Hier, devant le palais de Justice de Dakar, après le renvoi de son procès pour faux et usage de faux en écriture privée, Abdoul Mbaye s'en est longuement expliqué. "Nous sommes pour des coalitions. Nous ne sommes pas pour une coalition unique, parce que simplement, nous avons le souci de rester fidèle à nos choix idéologiques, à nos choix de politiques et on applique la règle selon laquelle ceux qui se ressemblent, s'assemblent", a-t-il expliqué. 

Abdoul Mbaye de révéler les difficultés que sa formation rencontre actuellement dans la confection de ces listes. "Même là, ça reste difficile, parce que les prétentions sont toujours très difficiles. Tout le monde veut être devant. Au niveau de notre parti, ce que nous avons décidé, c'est d'aller avec le maximum d'entités possibles, mais à condition de pouvoir travailler vite. C'est-à-dire préparer les dossiers qui nous permettront d’être prêts dans le cadre des délais fixés par la loi". 

Concernant l'hypothèse de faire de l'ancien président de la République Abdoulaye Wade la tête de liste de l'opposition, Abdoul Mbaye s'est voulu prudent et attend d’être saisi dans ce sens. "Je ne vais jamais m'opposer à des volontés exprimés, mais nous, nous avons un parti qui décidera, le moment venu, si nous sommes sollicités de manière formelle de cette requête". Abdoul Mbaye candidat à la députation ? Il répond sans ambages: "Ce sont les instances de mon parti qui décideront. Il serait peut-être normal que je sois là, mais ce n'est pas encore décidé. On verra si je serais candidat". 

Hier, à la sortie de la salle d'audience du tribunal correctionnel de Dakar, l'ancien Premier ministre s'est également exprimé sur l'actualité judiciaire. Notamment sur la rébellion de la magistrature qui fustige les procédures enclenchées contre leurs pairs dont Souleymane Téliko qui a été convoqué par le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). 

Il est reproché au conseiller à la Cour d'Appel de Dakar de Thiès d'avoir violé des délibérations et de jeter le discrédit sur cette instance. D'où la révolte de l'Union des magistrats du Sénégal (Ums). "Je ne rentrerai pas dans ces détails, mais il est normal qu'à chaque fois qu'ils sentent qu'eux-mêmes sont ou pourraient être victimes de la justice, ils réagissent. C'est bien normal et je crois que le message a été bien entendu. L'indépendance de la justice existe. Elle n'est pas totale sans que ce soit un jugement total porté sur les magistrats, sur l'ensemble des juridictions". 

Par contre, le président de l'Alliance pour la citoyenneté et le travail souligne l'instrumentalisation de cette justice. "C'est le constat qu'il faut faire. Une partie de la justice est téléguidée. Ce ne sont pas mes mots, d'ailleurs. Mais, heureusement que ce n'est pas toute la justice qui est instrumentalisée. L'essentiel est que la justice reste digne et indépendante", dit-il. "Le procureur Ousmane diagne, lorsqu'il quittait ses fonctions, rappelait qu'il était procureur de la République et non procureur du gouvernement. Malheureusement, il y a certains magistrats auxquels il faut rappeler ce genre de principes", se désole-t-il. 

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