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Abdoulaye Cissé assiste à un meeting du Grand Parti !


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 26 Septembre 2015 || 35 Partages

Abdoulaye Cissé assiste à un meeting du Grand Parti !
Nos radars l’ont aperçu récemment sur une photo d’une réunion du Grand Parti à Dakar tenue le 10 Septembre 2015.
Suffisant pour composer son 77 afin de savoir ses réelles motivations car l’homme est jusque-là présenté comme le responsable départemental de l’Alliance des Forces du Progrès à Bakel. Au bout du fil, nous avons évoqué avec Abdoulaye dit Modibo Cissé sa présence à cette rencontre des « fils bannis » de Moustapha Niasse. Occasion également saisie pour lui poser quelques questions sur la ville de Bakel en tant que ex-adjoint Maire de cette même ville.
M? Cissé, on vous a aperçu à une réunion du Grand parti de M. Malick Gackou, est-ce le signe d’un ralliement à ce nouveau parti?
Oui, je confirme. Effectivement, j’ai participé à une rencontre à Dakar entre M. Malick Gackou et les responsables de l’AFP de la région de Tambacounda. M. Gackou a jugé nécessaire d’appeler ses anciens camarades de Tambacounda car il ne cesse de le dire: « la base du Grand parti sera constituée de ses anciens camarades de l’AFP ».
A cette réunion, il était question de donner notre point de vue, de faire part de notre orientation eu égard de l’engagement pris par le secrétaire général de l’AFP Moustapha NIASSE de soutenir le président actuel aux prochaines élections. Dès lors que l’AFP a montré clairement qu’elle ne présentera pas de candidat aux prochaines présidentielles, chaque membre est libre de suivre sa propre volonté. En ce qui nous concerne, avant que M. GACKOU nous appelle, nous nous étions déjà concertés sur l’orientation à prendre. En effet, il y a deux mois, une rencontre avec la base a été organisée à Bakel pour discuter de la situation qui prévalait c’est à dire les sanctions de nos différents camarades de parti.
Ayant les mêmes aspirations que M. GACKOU à savoir la présentation d’un candidat aux futures présidentielles, nous étions sur la même longueur d’ondes que lui. Nous attendions d’être saisis pour faire part de notre position. Le camarade Malick GACKOU nous a appelés pour nous parler de ses volontés. Il a partagé ses ambitions. Il aspire à gérer le pays prochainement. C’est également notre souhait. Donc, c’est tout naturellement qu’il nous appelle pour rejoindre le grand parti car on a les mêmes ambitions. Nous avons fait connaitre notre position. Et, notre base a également été informé dans ce sens. Nous allons rejoindre le grand parti. D’ailleurs, M. Malick GACKOU effectuera un voyage dans le département de Bakel courant Octobre.
De plus, nous savions que l’entente entre notre parti et l’APR n’est que de façade. Au sommet, tout semble bien se passer entre l’AFP et l’APR mais ce n’est guère le cas à la base. Pour le cas de Bakel, il n’y a pas d’entente. L’admettre, c’est se tromper. Lors des dernières municipales, il n’y avait pas de coalition
Quelles sont les réelles ambitions de Malick Gackou ?
Son ambition qui est également la nôtre est de gérer le pays à l’issue des prochaines échéances électorales. En 2017, si le calendrier électoral est respecté, il sera de la compétition pour la présidence de la république avec le grand parti ou avec une coalition de partis.
Sérieusement, pensez-vous que votre camarade Malick GACKOU a les reins solides pour diriger le pays ?
Bien sûr ! Je le dis avec objectivité. Vous savez, Malick Gackou était à l’AFP ce que le cœur est à l’homme. Il était au management du parti. Quand Moustapha Niasse voyageait, Gackou tenait les rênes du parti. Si l’AFP est un parti structuré, il y est pour une grande partie. Dans chaque localité du Sénégal, il y a une section. C’est en partie grâce à son travail au quotidien. De plus, il a occupé à plusieurs reprises des postes stratégiques au Sénégal. Il a été Ministre à deux reprises. Il a géré le conseil régional de Dakar. Ce qui n’est pas une mince affaire car Dakar est en quelque sorte le poumon du pays. Gackou a un capital d’expérience conséquent. Donc, il n’y a pas lieu de douter de ses compétences.
Vous avez tantôt fait mention de mésentente entre l’AFP et l’APR dans le département de Bakel, où se situe le problème ?
Je n’ai aucun problème personnel avec le député-maire Ibrahima SALL. On a travaillé ensemble pendant 6 ans dans conseil municipal et au bureau municipal. Donc, pour ma part, aucun problème personnel. C’est surtout son entourage qui joue les trouble- fêtes. Il n’y a pas d’entente entre nos deux partis car à chaque fois ceux sont des intermédiaires qui agissent au lieu des véritables représentants. Avant même d’en arriver à cette situation, il faut rappeler qu’on a cheminé ensemble dans la coalition Benno Bokk Yakaar sans jamais de véritables réunions, excepté les périodes électorales.ÂÂ Pendant les élections on réunit les gens. Après les élections, l’APR se réunit seul sans ses camarades de coalition ( PS, LD, AFP…). Une coalition ne peut fonctionner de cette façon. Le coordonnateur de BBY M. Ibrahima SALL n’a pas joué le jeu.
Vous aviez fait une sortie dans nos colonnes pour dénoncer la volonté du Maire Ibrahima SALL de baptiser la place de l’indépendance «Place Macky SALL« , maintenant que la décision est entérinée par le conseil municipal, qu’allez-vous faire ?
En tant que conseiller, j’ai voté non. Je n’ai rien contre le président Macky SALL mais simplement il n’ a aucune attache avec cette «place » pour mériter qu’elle porte son nom. S’il doit financer une œuvre, il doit la faire en tant que président du Sénégal car il est le président de tout le Sénégal. Baptiser la place de l’indépendance au nom de Macky est purement pécuniaire. De plus, le conseil qui a voté en majorité ne peut vous expliquer le bien-fondé de cette décision. Ce qui veut simplement dire que ce conseil est un conseil que de nom. En somme, c’est une décision qui ne m’enchante guère. J’ai voté non. La majorité a décidé donc je ne peux rien faire. Personnellement, je n’ai pas de recours à faire. Mon rôle de conseiller est d’alerter. La population constitue le dernier recours. C’est à elle de se lever pour dire non. Si le conseil qui le représente prend des décisions qui ne sont pas dans l’intérêt du peuple, il faut le manifester à l’endroit de ses conseillers. A ce moment, je jouerai mon rôle de citoyen bakélois comme tout le monde.
L’hivernage s’accompagne souvent d’un lot de désagréments, comment voyez-vous Bakel pendant cette période ?
Le problème qui me vient à l’esprit concerne celui du quartier Yaguiné, au niveau du pont. La petite ruelle qui se situe à quelques encablures du domicile de feu Mamadou BA est impraticable. Il y a aussi le quartier Bakel Coura, juste à côté de la maison des Tandjigora. Ce coin est également sous les eaux. J’ai vu les agents de la Mairie évacuer l’eau avec des motopompes. C’est une solution d’urgence mais cela ne réglera pas le problème.
Pour revenir au pont, il faut le réfectionner au plus vite. Il faut une réelle volonté pour désengorger cette partie de Bakel.
Mais, M. CISSE, pourtant vous étiez là il y a quelques années comme adjoint au Maire, pourquoi n’avez-vous pas fait le travail ?
Quand je quittais la Mairie, il y avait un projet pour reprendre le pont. Ces travaux devaient concerner les ponts de Yaguiné et celui de Guidimpalé. C’est l’AGEROUTE qui devait être maitre d’œuvre. Ce projet de l’Etat devait apporter des solutions durables à ce problème. Normalement, ces réhabilitations étaient prévues vers fin 2011. Ce jour, rien est encore fait. Juste pour vous dire qu’il y avait bel et bien un projet pour réfectionner ces ponts.
Qu’en est-il des mouvements Navétanes, j’ai oui dire que vous êtes le président de l’ASC Falémé ?
Cela se passe bien. Les choses avancent. Les matchs se poursuivent. Je n’ai pas échos de conflits ou de problèmes d’un autre genre. Pour ce qui est de mon équipe, nous n’avons pas encore de défaite. Donc, cela se passe très bien. Plusieurs familles de notre quartier ont donné une participation via des cartes de membre. J’étais en voyage. Ismaïla Kébé m’a fait part d’une subvention de 75.000 FCFA reçue de la municipalité.
En votre temps, quel était le montant de la subvention ?
En notre temps, il était de 100.000 FCFA avec des jeux de maillots pour les clubs. La zone recevait également des fonds.
Votre dernier mot ?
Je vous remercie beaucoup de m’avoir donné la parole. Votre travail qui consiste à divulguer les informations de Bakel est très important pour nous. Je vous souhaite bonne continuation. Bakel appartient à tout le monde. Je demande juste à mes pairs de ne pas trop politiser les choses. Œuvrons tous pour le devenir de notre commune. C’est le plus important.

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