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Abdoulaye Daouda Diallo – «Toutes les dispositions seront prises pour sécuriser les personnes et leurs biens»


Me Abdoulaye Wade a appelé à la marche aujourd’hui, en réclamation des cartes d’électeur. L’Etat ne compte pas laisser faire et apprend, via le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, prendre toutes les dispositions pour sécuriser les personnes et leurs biens.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 25 Juillet 2017 || 588 partages || 0 commentaires

Abdoulaye Daouda Diallo – «Toutes les dispositions seront prises pour sécuriser les personnes et leurs biens»
En politique, tous les coups sont permis. Mêmes les plus foireux. L’essentiel, c’est d’atteindre l’objectif. Une posture machiavélique qui vaut tout son pesant d’or dans ce Sénégal en compétition électorale. En fin stratège politicien, Me Wade, Pape incontestable du Sopi, use et utilise à sa guise, la formule lapidaire de Max Weber :


«Les lois sont faites pour être violées.» Ce qui d’ailleurs, lui confère la latitude de «ravaler» son vomi. Puisque, c’est lui himself, alors tout puissant président de la République du Sénégal, qui avait, via l’arrêté Ousmane Ngom, son ministre de l’Intérieur de l’époque, interdit toute marche dans le périmètre de la ville. Et aujourd’hui, en chef opposant, le pater de Karim Wade demande à ses affidés de se rassembler à la Place de l’Indépendance à Dakar, pour marcher jusqu’au ministère de l’Intérieur, afin de remettre un Mémorandum. Preuve du mécontentement généralisé de citoyens n’ayant pu retirer leur précieux sésame. Toutefois, ce retournement de situation indispose l’actuel ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique qui se dit surpris de voir l’ancien chef d’Etat se comporter de la sorte. Abdoulaye Daouda Diallo :

«J’étais d’ailleurs surpris d’apprendre que Me Abdoulaye Wade a appelé les Sénégalais à marcher en ville. Or, je rappelle que c’est un arrêté de Ousmane Ngom, qui était à l’époque, son ministre de l’Intérieur, qui interdit la marche en ce lieu. C’est donc sous sa gouvernance que cette disposition a été prise. Je ne vois pas donc pourquoi, cette disposition était valable quand il était président de la République et qu’elle ne l’est plus aujourd’hui. L’arrêté n’est pas abrogé, donc il reste en application. Nous prendrons toutes les dispositions pour sécuriser les personnes et leurs biens. C’est une situation que nous apprécierons effectivement, en fonction de ce qui se passera.» 



Toujours est-il que ce jour est un mardi de tous les dangers. Et cela risque de dégénérer. Au grand dam du peuple sénégalais, longtemps pris en otage par la classe politicienne. Pis, il suffit d’une moindre étincelle pour enclencher le feu de «guerre» entre marcheurs et forces de l’ordre. Lesquelles seront certainement en ordre de bataille et n’hésiteront guère à mater du marcheur, afin de sécuriser les personnes et leurs biens, comme l’a d’ailleurs, souligné le ministre de l’Intérieur. Me Wade, lui, ne compte pas faire marche arrière et s’est déjà fendu d’un communiqué, invitant ses militants et les citoyens épris de justice, de liberté et de démocratie, à prendre part à «la marche démocratique, républicaine et pacifique pour la délivrance des cartes d’électeur, aujourd’hui à 15H, à la mythique Place de l’Indépendance. Toutefois, le ministre de l’Intérieur estime que «cette marche n’a pas de sens». Donc, mieux vaut, dit-il, travailler à préserver la paix et la stabilité du pays. Pour que le Sénégal puisse avoir des élections apaisées.


«J’appelle les opposants à y prêter une oreille attentive et surtout éviter la violence. Parce qu’il est clair que ni ceux qui appellent à la manifestation ni leurs fils n’y seront. Nous regrettons toute forme de violence. Nous appelons donc à la sérénité, au discernement, à la retenue et surtout au civisme. Maintenant, si on ne trouve pas sa carte jusqu’au jour du scrutin ou si on trouve que le matériel électoral a des défauts ou encore qu’il y a un manque de bulletins de vote, on peut, à partir de ce moment, dénoncer ou faire autre chose. Mais apparemment, on n’a dépassé ce stade-là. Sûrement, si on tient en compte ces données, on peut faire des élections sans problème et éviter les revendications inutiles», a expliqué le ministre. 

L’Observateur

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