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Assemblée, recul du Sénégal, Acte 3 de la décentralisation, Benno : Les vérités de Mor Ngom


Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 1 Novembre 2015 || 11 Partages

Assemblée, recul du Sénégal, Acte 3 de la décentralisation, Benno : Les vérités de Mor Ngom
La crise à l’Assemblée nationale que le Pds menace de paralyser, les accusations des libéraux contre Macky Sall qui serait derrière Modou Diagne Fada, les cas Aïda Mbodji et Mamadou Diop Decroix, le classement du Sénégal parmi les 25 pays les plus pauvres, l’avenir de “Bennoo Bokk Yaakaar”, ou encore les failles de l’Acte 3 de la décentralisation sont autant de sujets sur lesquels le ministre-conseiller et maire de Ndagalma, Mor Ngom, s’est prononcé dans cette interview exclusive accordée à Seneweb. Entretien.

 Seneweb.com : Quel est votre sentiment sur cette situation très tendue au niveau de l’hémicycle ?
Mor Ngom : Je crois que ce qui se passe actuellement à l’Assemblée nationale est un sujet politique intéressant à tout point de vue. C’est intéressant parce que l’histoire politique sénégalaise, d’ailleurs je dirais l’histoire récente, nous donne beaucoup de leçons. Et la plus récente de ces leçons-là restera gravée à jamais dans la mémoire des sénégalais, c’est le 23 juin. Fort de cela, le peuple qui s’était réveillé comme un seul homme était allé défendre sa liberté, mais surtout son avenir. Et depuis cette date, l’Assemblée nationale est devenue un creuset de libertés. Personnellement, je pense que l’Apr ne souhaitera jamais voir un seul groupe parlementaire au sein de l’Assemblée nationale. Mais ce qui se passe à l'hémicycle, c’est un problème politique d’un parti à savoir le Pds, qui est en train de se déteindre sur la gestion de cette importante institution. Et c’est très regrettable. J’estime que le Parti démocratique sénégalais devrait trouver des solutions à ses nombreux problèmes pour ne pas venir les faire déteindre sur la démocratie sénégalaise et surtout sur le fonctionnement de l’une des institutions les plus importantes du Sénégal. C’est vraiment regrettable.  

A en croire de hauts responsables du Pds, il y a la main du Président Macky Sall derrière ces difficultés que vit le parti de Me Abdoulaye Wade. Que leur répondez-vous ? 
Vous savez, ce n’est que de la politique politicienne. Et je vais d’ailleurs en profiter pour vous dire une chose : ceux qui le disent, ça n’engage qu’eux et ils en assumeront l’entière responsabilité. Ce qui intéresse le Président Macky Sall, c’est plus la réalisation de ses projets, la résolution de cette demande sociale posée par le peuple sénégalais qui, avec un immense espoir, avait voté à 65% pour faire de lui le Président de l’espoir. Le Chef de l’Etat est en train de poser les jalons pour la réalisation de l’ensemble de ses politiques publiques à travers le Pse (Plan Sénégal Émergent) que les sénégalais se sont déjà appropriés. Nous en avons tous vu les débuts d’exécution. Mieux, pour aller en procédure d’urgence, le Président Macky Sall a mis en exergue le Pudc (Programme d'urgence de développement communautaire : Ndlr). Les sénégalais sont en train de voir tout ce que le Président de la république, Macky Sall, est en train de réaliser.

Mais je vais en revenir à votre question, et à ces responsables du Pds, surtout cette dame, je vais la citer Madame Mbodji Aïda qui se permet de dire que c’est le Président Macky Sall qui est derrière tout ceci. Nos mémoires ne sont pas si courtes que ça, et nous ne sommes pas amnésiques. Aïda Mbodji a été l’unique femme politique du département de Bambey à dire haut et fort que ce que le Président Macky Sall a réalisé à Bambey jamais un Président de la république, jamais un autre gouvernement, ne l’a réalisé. Si maintenant cette même Aïda Mbodji veut utiliser ses scènes médiatico-politiques pour se faire un nom, elle perd son temps. Aïda Mbodji perd son temps parce que si Fantômas est rentré dans la mémoire collective des sénégalais en termes de dénonciation politique, c’est bien elle qui nous l’a appris. Si aujourd’hui on veut voir un exemple de transhumance, c’est chez Aïda Mbodji qu’on peut facilement le trouver. Donc, elle a autre chose à faire que de s’acharner sur le Président Macky Sall. D’ailleurs, je ne comprends pas son acharnement. Aïda Mbodji a un problème politique à l’intérieur même du Pds, elle n’a qu’à le régler. Mais cela ne concerne ni le Président Macky Sall encore moins nous autres responsables de l’Apr. Nous n’avons même pas le temps de nous préoccuper des problèmes internes du Pds. Ce qui nous intéresse et intéresse le Président Macky Sall, c’est de rassembler de la manière la plus juste, équitable et efficiente le Bennoo Bokk Yaakaar. Le Président Macky Sall n’a pas le temps de s’immiscer dans les affaires du Pds a déjà fini d’exister.

Que faites-vous des menaces brandies par les responsables du Pds qui disent vouloir paralyser l’hémicycle ?
Ces menaces n’intimident personne parce que le peuple sénégalais est devenu suffisamment mûr. Vous savez, tout ce qu’ils disent, qu’ils vont faire ceci et qu’ils vont faire cela, nous sommes habitués à ces menaces. Si vous vous rappelez la veille de l’arrivée d’Abdoulaye Wade, qu’est ce qu’ils n’avaient pas dit ? Que le pays allait être en flammes. Alors qu’est ce qu’on a vu ? La réponse est qu’on n’a rien vu, « touss », « dara ». Lorsqu’Abdoulaye Wade est reparti à Paris, ils ont dit qu’il était allé là-bas pour affuter ses armes et revenir. Mais au bout du compte, on n’a rien vu. Au contraire, nous avons vu un Président de son âge, d’une trempe de professeur d’université, prendre les médias à témoin pour dire des choses indécentes sur le Président Macky Sall qu’un mortel ne peut imaginer. C’était abject et intolérable. Le Pds a besoin d’introspection.

A vous entendre parler le parti de Me Abdoulaye Wade et ses alliés réunis au sein du Front patriotique ne vous inquiètent pas ?
Il n’existe pas de Front. Que représente Mamadou Diop ? C’est mon parent du Baol, mais quelle est sa force politique ? Il n’a aucune représentativité politique. Je suis prêt à le défier dans le Baol où nous militons tous les deux. En résumé, le Pds ne peut pas nous faire peur. Nous avons été dans l’opposition et nous avions en face de nous le Pds qui était au pouvoir avec tout ce que cela renferme. Mais nous sommes parvenus à les renverser. Le Pds a un réel problème de leadership. Quand le Pds était en congrès, Aïda Mbodji faisait tranquillement sa tournée à l’intérieur du pays. J’en profite pour faire une précision parce que très souvent j’entends les gens appeler Aïda Mbodji la lionne du Baol. Oui, elle est président du Conseil départemental de Bambey, et je l’en félicite, mais elle n’est nullement majoritaire dans ce département de Bambey qui compte douze collectivités locales et elle n’en dispose que d’une seule où elle n’est même pas majoritaire. Et si vous voulez, nous pouvons convoquer les chiffres.

Dans ce cas comment a-t-elle alors fait pour devenir président du Conseil départemental de Bambey ?   
 Elle a tout simplement eu une chance énorme de passer parce que tout simplement il y avait des jeux politiques et quelques mésententes. Et elle en a profité pour être à ce poste aujourd’hui. Encore une fois je vous assure qu’Aïda Mbodji n’est nullement majoritaire au niveau du département de Bambey. Je crois qu’il faut savoir raison garder.     

Le Sénégal est classé parmi les vingt cinq pays les plus pauvres. Qu’est ce que cela vous inspire ?
En vérité cela ne me fait absolument rien. Je ne suis pas économiste, mais je suis quelqu’un qui remarque et qui aime bien constater et analyser les choses. Je suis né au Sénégal, j’y ai grandi et j’y ai fait une grande partie de mes études. Mais ce que j’ai constaté depuis que le Président Macky Sall est arrivé au pouvoir, c’est qu’avec 22 kilomètres d’autoroute réalisés par le Président Abdoulaye Wade, aujourd’hui le Président Macky Sall est en train de multiplier ça en dix parce que nous allons passer à 220 kilomètres d’autoroute d’ici la fin de ce mandat. Avec des coupures d’électricité de 1250 heures au moins du temps de Abdoulaye Wade, nous en sommes actuellement à moins de 30 heures. Si on prend l’exemple des denrées alimentaires, le Président Macky Sall a pu stabiliser l’ensemble des prix. Au niveau de la vallée, les producteurs de riz gardaient deux ans leurs productions. Aujourd’hui personne ne peut trouver une production datant de trois mois dans cette même vallée. La vérité c’est que nous savons tous ce qui se passe au niveau du Fmi. Ils ont des modèles de mesures économétriques qui, à mon sens, sont très bien valables parce que c’est une collecte de base de données qui est traitée. Mais traitée comment ? C’est inadmissible qu’on puisse prendre une mesure sur la base d’une fluctuation monétaire et venir nous dire que nous avons régressé à un tel niveau de pauvreté. Nous mesurons notre développement par rapport à notre vécu, par rapport à l’existant.

Pour en revenir à l’Apr, c’est à croire que le Président Macky Sall n’est toujours pas satisfait des responsables de son propre parti au regard de ses nombreuses critiques ?
Je n’ai pas l’habitude de jurer, mais je vous jure que le Président Macky Sall est plus que satisfait de son parti et des responsables, et ce, pour plusieurs raisons. La première c’est que bien que n’ayant pas un parti structuré, il a quand même un parti bien organisé. Un parti qui n’est pas organisé ne peut pas accéder au pouvoir et ne peut pas faire autant de résultats. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui a comme socle l’Apr, est en train de réaliser des choses qui font que nous avons pris de l’avance sur tous les gouvernements qui se sont succédé. Et étant le coordonnateur du secrétariat permanent de Bennoo Bokk Yaakaar, je peux vous garantir que ceux qui pensent que nous allons tout droit vers un « tassaro » (éclatement) vont déchanter.  Le Président Macky Sall est parvenu à mettre le Bennoo sur les rampes de l’union pour pouvoir aller en toute sérénité vers les échéances à venir.

Beaucoup parmi vos collèges maires continuent de déplorer les failles dans l’Acte 3 de la décentralisation. Quel est votre sentiment ?
Il n y a pas longtemps, le Président de la république, dans sa générosité, a demandé l’évaluation de cet Acte 3 de la décentralisation. Et nous autres maires regroupés au sein de l’association des maires du Sénégal (Ams), très preneurs, nous avons pris le temps de diagnostiquer tout ceci. Nous rencontrons des problèmes, certes, mais ils sont dus à plusieurs obstacles qui s’érigent et qui sont contournables. Je ne le dirai jamais assez, si ma commune, qui est Ndagalma, a des prétentions de devenir une ville durable, nous le devons à la générosité du Président Macky Sall qui a demandé à ce qu’il y  ait une communalisation intégrale. C’est une cohérence par rapport à ce qu’il avait déjà promis dans le programme « Yonou Yokkuté ». C’est-à-dire mettre fin aux injustices sociales parce que les localités rurales doivent pouvoir bénéficier d’infrastructures de base.

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