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Attentats de Paris: la France enterre ses morts


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 23 Novembre 2015 || 21 Partages

Attentats de Paris: la France enterre ses morts

Les premières obsèques de victimes des attentats de Paris, ont lieu ce lundi, un peu partout en France, avant un hommage national vendredi, aux Invalides. Anna et Marion, deux jeunes victimes de 24 et 27 ans, ont été inhumées à Monthou-sur-Bièvre. C’est toute une commune qui s’est mobilisée pour soutenir leurs parents.

Un peu plus d’une semaine après les attentats, la France, traumatisée, va rendre hommage à ses morts. Les premières victimes doivent être enterrées ce lundi, avant un hommage national aux Invalides vendredi. Preuve s’il en était besoin que c’est toute la France qui a été touchée, des obsèques auront lieu à Dreux (Eure-et-Loir), à Nancy (Meurthe-et-Moselle), à MarmandeAttentats de Paris: la France enterre ses morts (Lot-et-Garonne), à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)… A Lyon également (Rhône), où c’est le cardinal Barbarin qui célèbrera la messe rendue en mémoire de Caroline Prénat, 24 ans, décédée dans l’attaque du Bataclan.

Et ce lundi matin, c’est en la cathédrale de Blois (Loir-et-Cher) que les funérailles d’Anna et de sa sœur Marion ont été célébrées. Âgées de 24 et 27 ans, les deux sœurs dînaient à la terrasse du Petit Cambodge, à Paris, ce funeste vendredi 13 novembre, quand elles sont tombées sous les balles des terroristes de Daesh. Elles seront inhumées au cimetière de Monthou-sur-Bièvre. C’est là qu’elles ont grandi et qu’habitent encore leurs parents.

« Ce n’est pas un deuil comme les autres »

Eugénie a passé toutes ses années de collège avec Anna et connaissait très bien les deux sœurs. Elle a voulu que la cérémonie à l’église soit imprégnée de leur personnalité. « Marion était musicienne et faisait de la flûte. Anna, elle, faisait de la clarinette. C’est pourquoi on a voulu qu’un orchestre de flûte et de clarinette joue pendant la cérémonie ».

Les parents d’Anna et Marion, qui tiennent une boucherie dans la commune voisine de Chailles, ont confié l’organisation des obsèques à Isabelle et son mari, amis et propriétaires d’une entreprise de pompes funèbres. Isabelle est consciente de sa responsabilité. « Ce n’est pas un deuil comme les autres. Ce n’est pas une organisation comme les autres. On se doit tous, pas que nous pompes funèbres, d’être présents pour leurs parents, pour les familles, et surtout pour Marion et Anna ».

« Il va falloir faire très attention à leurs parents »

Un message entendu par la population puisqu’entre 3.000 et 4.000 personnes étaient attendues à la cérémonie, à Blois. La messe était également retransmise en direct sur le parvis de la cathédrale à l’aide de haut-parleurs. Parmi les personnes présentes, Denis, qui tient un magasin d’informatique attenant à la boucherie des parents d’Anna et Marion. Une boucherie devant laquelle les gens viennent spontanément se recueillir et où de nombreux bouquets de fleurs trônent.

Si Denis a tenu à être là ce lundi, il sait que les parents meurtris auront encore besoin de soutien dans les semaines et mois à venir. « Avec les autres commerçants, on a bien sûr prévu de les soutenir après, et de ne pas les laisser tous seuls. Un combat va commencer et il va falloir les accompagner. Ils vont quand même reprendre le travail car ça va les obliger à penser à autre chose, mais il va falloir faire très attention à eux et les accompagner au quotidien ». Il ne sait pas encore comment ils vont les soutenir, mais il l’assure : « On sera présents pour les aider ».

« Il n’est pas question que ces familles avancent les frais »

L’État a également tenu à être présent pour soutenir les familles. Un soutien financier important, comme l’explique Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fenvac (Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs), qui coopère avec la cellule de crise interministérielle qui vient en aide aux familles de victimes. « Les sociétés d’obsèques enverront directement au fond d’indemnisation la facture. Il n’est pas question que ces familles aient à faire une avance. Les familles qui ont des membres à l’étranger verront leurs frais, notamment les billets d’avions, également pris en charge. L’idée de cette cellule interministérielle, c’est de détecter s’il y a des difficultés financières immédiates, et de prendre alors les dispositions. En 24 ou 48h on peut débloquer des fonds en urgence pour ces familles. C’est un geste fort de l’État ».

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