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Barthélémy Dias: "Je ne suis pas un assassin (...) J'avais une arme factice (...) Pourquoi j'ai tiré (...)"


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 25 Janvier 2017 || 2002 partages || 0 commentaires

Barthélémy Dias: "Je ne suis pas un assassin (...) J'avais une arme factice (...) Pourquoi j'ai tiré (...)"
Le procés dans l’affaire de la morte de Ndiaga Diouf a démarré à 10 heures passées de quelques minutes, à cause du retard noté. Comme il fallait s'y attendre, la salle 4 retenue pour abriter ce procès a refusé du monde. Une foule de militants, sympathisants, parents, curieux, journalistes, entre autres ont littéralement pris d'assaut la salle  4.

A 11 heures, déjà, le juge Ndary Diop interroge les prévenus sur le délit d'associations de malfaiteurs. 

Interpellé, le nommé Abdoulaye Diène, membre de la fameuse garde rapprochée du Pr Abdoulaye Wade de déclarer qu'il est lui-même qui a retenu les cinq véhicules aux jeunes impliqués dans les incidents de la mairie de Sacrée Coeur Mermoz. 

Quant à Cheikh Mbackyou Siby, il a soutenu que c'est lui qui a eu l'idée d'aller à la mairie pour rencontrer le maire Barthélémy Dias. A quelles fins? Il dira que son intention était de raisonner Dias fils . Car, dira t'il, "nous nous connaissons bien". 

A noter qu'Abdoulaye Faye, responsable politique du Pds, quoi que croulant sous le poids de son âge avancé, a comparu. 

A 12:48 mn Barthélemy Diaz a  déclaré devant la barre  qu'il n'a tiré le premier. Il a répliqué à un tir pour se défendre. 

Il déclare avoir pointé son arme sur les pneus et tiré à quatre reprises. Dias fils d' affirmer qu'il a sorti ses armes quand il s'est rendu compte que le commissaire de la police de Dieuppeul n'avait aucune autorité sur les assaillants. 
Poursuivant, Barthélemy Dias dira  qu'il avait deux armes dont l'une était factice. A l'en croire,  l'arme factice était un... briquet. 

Il soutient la main sur le coeur qu'il aurait par devers lui deux armes factices. 

"Je n'ai visé personne" laissera entendre Barthélemy avan de renchérir:  "Si j'avais voulu tué, j'en aurai tué beaucoup" 

  Dias, qui a tantôt soutenu détenir des armes factices de reconnaitre avoir tiré sur le postérieur de certains individus qui ne voulaient pas quitter la mairie. 

  "Je ne suis pas un assassin" dira Dias fils lorsqu'il a repris la parole. 

A 13 h13, le perspicace et assez expérimenté  juge (Ndary Diop) interpellera Dias fils en ces termes:  "avez-vous tiré sur Ndiaga Diouf? 

Pour toute réponse,. Dias dira:"Je ne sais pas où se trouvait Ndiaga Diop" 

  

Habib Faye (un des prévenus et proche du maire en question) déclarera qu'il a rechargé l'arme de Barthélemy une seule fois. A l'en croire, son arme pouvait contenir 34 balles de 9 mm 

  

Pour rappel Le maire de Mermoz-Sacré Cœur doit être jugé ce matin en audience spéciale devant le tribunal correctionnel de Dakar. 

Il est poursuivi pour «coups mortels…» dans l’affaire Ndiaga Diouf. Ce lutteur tué lors de l’attaque, en décembre 2011, de la Mairie de Mermoz-Sacré Cœur  dirigée par Barthelemy Dias. 

Quelques heures avant de répondre à la convocation du Parquet, l’édile socialiste a clamé son innocence. 

Ci-dessous quelques extraits parus dans les colonnes de l'Obs 
  
« Je n’ai pas tué Ndiaga Diouf, jure-t-il. J’étais en situation de légitime défense. L’autopsie a bien prouvé que la personne qui a tiré sur Ndiaga Diouf était couchée ou accroupie. Alors que je n’ai jamais eu à m’accroupir lors de cette bagarre, de surcroît à me coucher. Mais j’assume ce que j’ai fait. J’ai utilisé mon arme à feu pour me défendre. » 
   
Cette affaire a valu à Dias 5 mois de prison. Il a été libéré après le départ de Wade et l’accession de Macky Sall au pouvoir. Le dossier a été réactivé par le Parquet quatre ans plus tard dans un contexte où les relations entre le mis en cause et la majorité présidentielle sont tendues. Ce qui pousse le maire de Mermoz-Sacré Cœur à dénoncer un règlement de comptes politiques ourdi, selon lui, du côté du parti présidentiel et de son parti. 
  
Un règlement de comptes politiques 
Il accuse : « Dans ce dossier, il y a certains responsables de la mouvance présidentielle qui pensent que la justice sénégalaise est une coordination de l’Apr. Et il y a même des responsables du Parti socialiste qui pensent que c’est une section du Ps. Je voudrais leur dire que le droit sera dit au nom et pour le compte du peuple sénégalais. » 
  
Se voulant plus clair, il ajoute : « J’ai des adversaires politiques, animés de mauvaise foi et qui veulent entacher mon honorabilité et ma carrière politique. Ce sont des moments assez durs et je vais répondre à la justice. » 
  
Où est passé le commanditaire ? 
Barthélémy Dias évoque trois raisons principales qui le poussent à se féliciter de l’ouverture de son procès. Il dit : « Il y va de mon intérêt et de celui de la famille de feu Ndiaga Diouf. Il y va aussi de la crédibilité de la démocratie sénégalaise. » 
  
Toutefois, il refuse de faire face seul au juge. « Je rappelle pour ceux qui sont amnésiques, que lors de l’enquête, un garde du corps de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, avait été convoqué par le Doyen des juges, mis sous mandat de dépôt et à peine deux heures dans l’enceinte de la prison de Rebeuss, a obtenu une liberté provisoire. Ensuite, avant que cette enquête ne soit bouclée, ce garde du corps qui, en réalité sera confronté aux nervis, a obtenu un non-lieu. Du jamais vu dans l’histoire judiciaire du Sénégal. Donc, il est hors de question d’aller à un procès où il n’y a pas de commanditaire. » 
  
Khalifa Sall, la vraie cible 
Dias est persuadé qu’à travers lui, on vise le maire de Dakar à qui il trace un destin présidentiel. Il prévient et menace : « Dans cette dynamique de complot, certains pensent que s’ils arrivent à m’isoler, il n’y a plus d’avenir pour Khalifa Sall. Ils n’ont rien compris. Dans la même veine de ce complot, il y a une volonté, avec toutes ces convocations des jeunes et responsables de Dakar, de voir comment incriminer Khalifa Sall, pour pouvoir invalider l’espoir que nous avons porté sur lui, par rapport à la prochaine présidentielle. Si on sort du cadre de la République, nous reprendrons le chemin du combat et nous nous battrons jusqu’au bout. » 


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