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Brésil : les quatre dossiers qui fragilisent Dilma Rousseff


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 3 Mai 2016 || 19 Partages

Brésil : les quatre dossiers qui fragilisent Dilma Rousseff
 

À l'origine de la procédure de destitution qui vise Dilma Rousseff, le soupçon de «pédalage budgétaire». L'opposition accuse la présidente d'avoir maquillé les comptes publics en 2014 pour dissimuler aux Brésiliens l'ampleur des déficits publics et se faire réélire, en octobre de la même année. Elle aurait usé du même procédé début 2015. Des banques publiques auraient ainsi pris en charge provisoirement une partie des dépenses du gouvernement (estimée à quelque 10 milliards d'euros) avant d'être remboursées. Un «crime de responsabilité», clame l'opposition. «On veut me destituer pour des questions techniques de comptabilité publique», se défend Dilma Rousseff, ajoutant que ses prédécesseurs ont usé des mêmes stratagèmes sans jamais être inquiétés. Pour elle, cette procédure de destitution «est un coup d'État» qui «ne repose sur aucune des bases légales».

• Sur Petrobras, «elle savait tout», accuse un sénateur

Dilma Rousseff n'a jusqu'à présent jamais été visée directement par la justice dans le cadre de l'affaire Petrobras, ce scandale de corruption d'une ampleur inédite lié à la compagnie pétrolière publique dont elle présidait le conseil d'administration entre 2003 et 2010. Le scandale éclabousse de nombreuses personnalités politiques du pays, notamment des membres de son Parti des travailleurs (PT). Un sénateur, Delcidio Amaral, lui-même inculpé, accuse toutefois la chef de l'État d'avoir «tout» su de cette affaire. Après les auditions d'Amaral, le Tribunal supérieur électoral a décidé d'enquêter sur le financement de la campagne de Rousseff et de son vice-président, Michel Temer, en 2014. Selon le sénateur en effet, Rousseff aurait «hérité et bénéficié directement» des pots-de-vin du réseau Petrobras lors de cette campagne. Otavio Marques de Azevedo, ancien PDG de la société Andrade Gutierrez - numéro deux du BTP au Brésil - aurait pour sa part dit aux enquêteurs que les dons légaux de millions de dollars destinés aux campagnes électorales de Rousseff provenaient en fait de dessous-de-table, selon le quotidien Folha de Sao Paulo. L'avocat de Rousseff, Flavio Caetano, a répondu dans les colonnes de Folha que ces dons avaient été faits «légalement et volontairement pour la campagne de 2014». L'affaire est loin d'être avérée, mais si c'est le cas, elle pourrait conduire à l'annulation pure et simple des élections de 2014.


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