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Burkina Faso : "Les élections qui avaient été prévues le 11 octobre prochain sont hypothéquées", selon Babacar Justin Ndiaye


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 21 Septembre 2015 || 7 Partages

Burkina Faso : "Les élections qui avaient été prévues le 11 octobre prochain sont hypothéquées", selon Babacar Justin Ndiaye
Interrogé par Alassane Samba Diop sur la tenue des élections qui avaient été prévues le 11 octobre prochain, le politologue Babacar Justin Ndiaye explique que : "les élections sont hypothéquées. Ça c'est le moins qu'on puisse dire. Maintenant et naturellement, la suite est tributaire du succès et de l'insuccès de la médiation. C'est la raison pour laquelle je voudrais m'appesantir sur la médiation. Vous savez, le protocole n'est pas négligeable. C'est un détail, mais c'est dans le détail que le diable aime se cacher; Et Diendéré est le diable en uniforme.  Il a gagné la première manche comme je vous l'ai dit avec l'accueil, les accolades, la revue des troupes et tout ce qui s'en suit. ​Parce que de facto il a été reconnu par tous les chefs d'Etats de la CEDEAO à travers la personne de Macky Sall qui est le président en exercice et de Boni Yayi".  
Sur la question de savoir si Diendéré aujourd'hui au pouvoir ne signifie pas la victoire de Compaoré, Babacar Justin  Ndiaye revisite l'histoire du Burkina Faso en ces termes : "oui, mais ce qu'il faut souligner de plus important c'est le traitement que la communauté internationale et l'Afrique appliquent conjointement à ce dossier du Burkina Faso. Si vous faites le parallèle entre le syndrome Diendéré que nous vivons actuellement et le syndrome Sanogo, vous verrez qu'il y a deux poids deux mesures.  Lorsque Sanogo a pris le pouvoir en avril 2012, il y a eu une levée de boucliers, une fermeté communautaire de la CEDEAO. Alassane Ouattara est monté sur ses grands chevaux et on a même opéré un blocus pour le Mali qui a pourtant besoins d'armes. Il y avait une fermeté totale et effectivement ça a été payant. Sanogo a été balayé et aujourd'hui il est en train de languir dans une prison à Manatani du côté du cercle de Mayina.  Mais s'agissant de Diendéré, quelle mollesse! La médiation qui a été ferme contre Sanogo est devenue molle contre Diendéré. Aucun chef d'Etat n'a voulu poser pied à Bamako, personne n'a donné la possibilité d'accord à Sanogo, alors pourquoi aujourd'hui celui-la on le cajole et le caresse dans le sens du poils?"
Pourquoi lui lance Alassane et Boubacar Justin d'enchaîner : "parce que duplicité et diplomatie sont deux vases communicants. Moi j'ai le sentiment que la communauté internationale fait montre de duplicité. Côté cour on condamne Diendéré, mais côté jardin on le pousse dans le dos quelque part. C'est mon intime conviction parce que le RSP est une unité maudite, mais c'est la meilleure unité. C'est ici qu'interviennent les servitudes géopolitiques. La communauté internationale ne veut pas d'un deuxième Mali sur les bras. S'il n' y avait pas le RSP, si l'Etat Burkinabé s'était évaporé, les jihadistes qui rôdent sur le Sahel auraient pris le contrôle du Burkina. C'est en cela que le RSP est un bon rempart!"

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