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[CHRONIQUE] ENTRE AMITIÉ ET AMOUR: Vingtième partie


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 5 Décembre 2015 || 1012 Partages

[CHRONIQUE] ENTRE AMITIÉ ET AMOUR: Vingtième partie
La vie continuait son cours. Je fis part du décès de Amina a Karim. Il était vraiment choqué tout comme nous, on a longtemps discuté et on s’est quitté avec des souvenirs d'Amina. L’appel de tonton Sow me sursauta, depuis le décès de Amina, il était un peu tendu et ne parlait avec personne; je le comprenais, cela nous a tous surprise et on ne s’y attendait pas.
Tonton Sow: Allô Yasmina, Comment tu vas ?
Moi: Allô, oui tonton cava et vous ?
Tonton Sow: on est là, même si ça ne va pas, on n’y peut rien, on fait avec
Moi: Ca va passer… (je ne savais même pas quoi lu dire)
Tonton Sow: en fait, en rangeant les affaires de Feux Amina, j’ai vu une lettre qui est adresse a toi, je ne l’ai pas ouvert, et je vais passer dans la soirée te le donner.
Moi: une lettre?? Ah ok, il n’ya pas de problème, ou bien même je peux passer vous voir, je ne veux pas vous déranger
Tonton Sow: Ok ça marche, passes une bonne journée
Moi: merci Tonton
Après l’appel de tonton Sow, j’étais juste abattue, tout en pensant a Amina, qu’est-ce qu’elle avait bien pu écrire sur cette lettre ? Heureusement que tonton Sow est discret, il ne l’a même pas ouvert. À l’idée qu’elle a pensée à moi, avant de s’être endormie me réchauffa le Cœur. Je voulais bien savoir le pourquoi de son attitude, pourquoi elle a pris cette décision…
J’étais assise au salon toute pensive, Mohamed me rejoignant accompagnée de Latifah, ils étaient sortis en amoureux. Tous les deux se sont jetés sur moi, en me chatouillant, je n’avais vraiment pas envie de rigoler, j’essayais de les repousser en vain. Je ne pouvais rien contre eux, et tous les trois, on rigola. Ça leur faisait du bien de me voir sourire, ma joie de vivre s’était effacée depuis que j’ai perdu mon Amina.
Maman de son côté, était dans la cuisine en train de cuisine, je l’entendais crier: qu’est-ce qui se passe ? Vous faites trop de bruit, papa n’est pas encore réveillé…
Mohamed: Ma toi aussi, je suis juste content de voir ma sœur reprendre son joli sourire, ca nous avait manqué n’est ce pas Latifah
Latifah: grave même, Yasha, franchement, je vais appeler Karim et lui demander de venir, comme ça, on te verra joyeuse a chaque fois.
Moi: Weah c’est ça, moquez vous bien, je vais prendre un bain, je dois aller voir tonton Sow apres
Mohamed: Mba diameu?
Moi: Sisi, en plus depuis le décès de Amina, je ne suis pas allée lui présenter mes condoléances face à face donc ça sera l’occasion
Latifah: Ah okay, sisi tu as raison, vas-y alors, Tieuy Amina, elle nous manque D
Je fis mine de ne pas les écouter, et partis prendre ma douche. Je portais une robe simple et longue, je me dirigeais vers la cuisine et trouvai ma mère ; elle me donna une bise, me demanda si j’allais bien et de rester manger avant de partir. Elle m’avait déjà entendu parler au téléphone avec tonton Sow, mais elle voulait pas me déranger. Je lui répondis que je n’avais pas trop faim, et que tonton Sow m’attendait, mais elle insista et disait qu’elle allait garder un peu pour moi et faudrait que je manges. Je n’avais pas trop le choix, je lui fis oui par la tête. Tonton Sow n’habitait pas loin de chez-moi, je priais juste pour ne pas voir les trois mousquetaires (Papis, Khalil et Leila)…
Arrivée devant la porte, j’ai voulu sonner mais la porte n’etait pas fermée, je me decidais à entrer et j’apercus Penda (La bonne). C’est vrai que ça faisait un bail que je ne l’avais pas vu puisque je ne frequentais plus la maison.
Penda: Wa ki dou Yasha?? Ya bone ya gnou meuna bayer ni
Moi: Degal, bayil lingey wah iow tamit, dama hawona diapeu rek
Penda: Ah loumou meunti done, mais danofi geudj, iow dal merenala
Moi: Boul wah lolou, sougnou wahtaner djoubo, yay sama xarit
Penda: Ah yakow ah D, geumnala kone
Moi: Gno far, ani tonton Sow?
Penda: Eyway mom nga setsi, dina si bah D, gno bokou keur D mais bala makey tek beut problème leu depuis diabaram dji gagnou
Moi: Deugeula, bon mangui dougou si bir, merci
Penda: Wa do sah latier Leila sa xarit
Moi: Penda, dama yakamti tonton Sow momafi indi, wahma niit
Penda: Shii Balma…
Leila était couchée sur un fauteuil en train de regarder un film. J’entrais dans le salon et en me voyant, elle sursauta et se dirigea vers moi.
Leila: Iow Loy def sama keur? Ce que je te conseille, c’est de dégager d’ici, tu n’es pas la bienvenue
Moi: A ce que je saches la maison ne t’appartient pas, et nak touti nga pour wahma ma gueineu si keur gui
Leila: Touti na si, ok, j’arrives…
Elle me laissa dans le salon et alla, je ne sais même pas où, mais j’entendis la voix de son père, qui lui demandait qu’est ce qui se passait? Elle lui indiqua que j’étais chez eux, et son père lui informa que c’est lui qui m’avait appelé, par ce qu’il devait me remettre quelque chose. Je disais juste “gnaw” dans ma tête.
Tonton Sow me rejoignit dans le salon avec un air vraiment désolé, j’avais pitié de lui en voyant, il me demanda de m’asseoir, et s’asseyait en face de moi. Il s’est d’abord excusé à propos de sa fille qui n’a aucun sens de la vie puis continua son long discours en parlant d'Amina, combien il l’aimait, et il s’en voulait a mort. Je ne disais mot, je le regardais juste parler, et je pouvais entendre dans sa voix, un chagrin, des remords, un Coeur brisé. J’essuyais à la hâte mes larmes, je soulageais cette douleur qui pesait en moi, qui me nouait la gorge dans un flot de larmes. Il y avait juste un mot qui sortait de ma bouche : pourquoi ?
Je me décidais à être forte et lui dire tout ce que j’avais sur le Coeur avec respect.
Pourquoi vous lui avez volé sa jeunesse ? Pourquoi ? On a tout fait de notre cote, pour que vous vous réconciliez avec votre femme, mais vous étiez trop occuper a regarder une femme qui a l’âge de votre fille, et vous voyez les conséquences, bien sur ce n’est pas de votre faute, mais c’est à éviter. Avec tout le respect que j’ai pour vous, maintenant qu’est-ce que vous avez ? Rien, au contraire, vous avez tous perdus… Qu’est-ce qui vous reste ? Rien, juste votre fille qui ne vous aide en rien. Je vous demande juste d’ouvrir les yeux, si j’étais vous, je vais essayer de récupérer ma femme, et passer a autre chose, Amina, c’est le passé, c’est votre passe mais je pense que la leçon a été sue…
Tonton Sow me regardait parler, et comme un enfant de 2 ans, il hochait juste la tête, après avoir fini de parler, il me tendit la lettre qu’il avait sortie de sa poche et me disait : tiens. C’est pour toi, encore désolé d’avoir gâché la vie de ta copine. Bonne soirée. Et il s’en alla…..

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