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CYBER S*XUALITE A DAKAR: Les Mamies recruteuses guettent sur Facebook


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 26 Juillet 2017 || 3639 partages || 0 commentaires

Le phénomène de la cyber-sexualité, intrigue. Beaucoup de Sénégalais ne sont pas encore mis au parfum. Et, la plupart des personnes ignorent l’existence de cette nouvelle forme de prostitution au Sénégal. Ces derniers, trouvant les jeunes filles, beaucoup plus accessibles, s’interrogent du pourquoi, ces autorités ou hommes d’affaires, veulent s’attacher les services sexuels de ces femmes mariées, ayant des enfants. Serait-il une manière de se protéger d’éventuels chantages ou veulent-ils, tout simplement, éviter d’être accusés de grossesse ou d’abus sexuels ? 
  
Les rencontres sur ordinateurs pouvaient être très lucratives. Elles aident la cyber-sexualité à prendre des proportions inquiétantes. Alors, il a été constaté sur Facebook, la présence de mamies, recrutant des femmes mariées, ayant des enfants. Le modus operandi, consiste à lier une relation amicale avec d’autres femmes sur Facebook. Très prudentes, elles prennent le temps nécessaire pour gagner la confiance ou le temps de bien ferrer la proie. Après quelques temps de communication, d’échanges de civilités, elles déroulent le reste de la stratégie.  
  
 Souvent, c’est une invitation ou une proposition envoyée, soutenant l’intention de manière voilée ou claire . Ces rencontres, monnayées tendent toujours, vers une pratique sexuelle hors norme. Et, ces mamies, en vraies professionnelles, se signalent de plus en plus sur Facebook. Très stratégiques, elles appliquent des méthodes, des techniques et des approches différentes pour convaincre les femmes mariées à se prêter à ce jeu de gymnastique horizontale.  
  
Troc... jambes en l’air contre de fortes sommes d’argent 
  
Le jeu de « l’arène sexuelle » est trop tentant. Il réunit des personnalités influentes du milieu des affaires, de la scène politique, etc. L’offre de service, très accrocheuse attire la junte féminine. Du moins, les plus légères de mœurs. Le troc se passe sans difficulté. C’est une prestation de parties de « jambes en l’air » contre d’importantes sommes d’argent. Vu que c’est tentant, ces mamies, disent clairement, les choses.  
    
Le recrutement reste spécifique, constate l’équipe de Leral. Ces mamies s’intéressent aux femmes mariées. «Je suis folle d’Internet. Je suis régulièrement connectée sur Facebook et les autres sites de rencontres et d’échanges. C’est sur cette place, ce jardin virtuel que j’ai connu une dame qui s’est toujours fait appeler, Marraine Aïcha. Très disponible et surtout, très expérimentée, cette dernière s’est progressivement, mise dans une posture de maman qui n’a jamais cessé de me donner des conseils pour la réussite de mon ménage », témoigne  Ndèye Fatou Fall Sy, taille élancée avec l’allure d’un mannequin. 
  
Cette dernière, très sexy dans son habillement, poursuit. « Mais, lorsque la confiance a commencé à sous-tendre nos relations et nos échanges de plus en plus profonds, Marraine Aïcha, certainement, un nom d’emprunt, m’a invitée à être plus ambitieuse dans la vie. L’invite était tellement bizarre pour moi, qui croyais qu’en tant que femme mariée, j’avais déjà réalisé mon rêve, en convainquant mon époux et ma belle-famille à me laisser travailler. Je lui ai demandé de préciser sa pensée », renchérit Mme Sy, teint clair, une véritable férue d’Internet. Etant jeune mariée et membre du personnel de santé, elle précise : « C’est là qu’elle m’a proposé de lui trouver des jeunes femmes mariées, ayant des enfants. Ma réponse a été une insulte ».  
  
ALCOOL, MUSIQUE FOLK, NGOYANE… 
  
Une soirée de libertinage à 300 000 Fcfa 
  
Le self-service est le maître mot dans ces soirées. Il n’y a ni interdit ni tabou, tout est permis et accepté pour 200 à 300 000 Francs CFA, la nuitée. Les nouvelles recrues, parfois des femmes à l’allure svelte, de véritables contes de fée, sont mises en relation avec des personnalités influentes de la République ou des hommes d’affaires. 
  
Souvent, c’est des rencontres de libertinage, organisées dans un cadre strictement privé. Et, dans ces lieux de rendez-vous, tout est permis. Les attouchements, les caresses, les câlins et même des relations charnelles. Chacun se sert comme bon lui semble. Il n’y a pas d’interdit, ni de tabou. C’est du vrai self-service.    
  
L’expérience de certaines dames, ayant déjà vécu ces scènes, illustrent parfaitement, le niveau de perversion d’une certaine élite, constituée de nantis. Ces pervers, financièrement solides, sont souvent dans une recherche effrénée de sensations fortes. « J’ai été une fois contactée par une grande dame sur Facebook. Elle m’a proposé une somme colossale pour participer à une rencontre de libertinage. J’avais accepté, mais le jour du rendez-vous, c’était pathétique. Nous étions dans un cadre somptueux où, tout est permis. 

Le plus étonnant, hommes comme femmes, une fois le seuil franchi, tu es dans l’obligation de te séparer de tes habits. En fond sonore, la musique folk et d’autres variétés musicales, genre « Ngoyane » se distillent. Alors, la « brebis » se laisse aller. Chacun y va de son goût… Point de négation », narre cette mère de deux à trois filles, Nunez. Bien qu’étant dans les liens du mariage, elle déclare attendre les prochaines séquences pour gagner davantage d’argent.  
  
Après les bouteilles d’alcool qui coulent à flots, assaisonnées de joints de chanvre indien ou de lignes de coke, ces habitués deviennent du coup, des bombes sexuelles. D’après l’enquête de Leral, l’instinct animal s’installe. Ils perdent tout contrôle. Et, les jouissances s’engagent sans limite. La sexualité se pratique alors sous toutes ses formes. Ces inconditionnels expérimentent divers positions charnelles, plus pratiquées dans le monde animalier. 
  
En réalité, la femme engagée peut gagner au sortir de ces rencontres, 200 à 300 000 FCfa. Un pactole qui incite certaines femmes à céder. « C’est vrai que j’avais des soucis d’argent, lorsque j’acceptais cette offre. Mais, la réalité est tout autre. Le sexe se fait de la manière la plus animale, au goût du client. Toutes les positions charnelles se pratiquent. Les recrues n’ont pas le droit de rejeter les multiples partenaires d’un soir », avertit Aicha avec un malin sourire.  
  
PAS DE FAMILIARITE, ON JOUE A L’INCOGNITO… 
  
Ces conditions pour éviter tout chantage aux clients 
  
Le choix de recruter les femmes mariées est loin d’être fortuit. Ces dernières, étant dans une relation de couple, expose le moins vicieux au risque. Non seulement, il n’y a pas de relations de connaissances approfondies qui puissent être utilisées pour faire chanter les hommes qui fréquentent ces lieux de rencontre. Même, s’il arrive que la recrue tombe sur des connaissances de l’espace public sénégalais. « Le fait de cibler les jeunes femmes mariées, n’est pas fortuit. C’est pour protéger les consommateurs ou destinataires finaux des femmes recrutées sur Internet, contre d’éventuels chantages», décrypte Mme Sy. 
  
La femme mariée recrutée, n’aura certainement, la chance de pouvoir ultérieurement, utiliser des éléments pour faire chanter une connaissance de cet environnement.  « Alors, c’est motivant, parce que les femmes ne peuvent pas utiliser d’astuces pour briser la carrière d’un homme politique ou d’affaires, qui laisse sa famille pour vivre ces genres d’histoires. L’homme se sent en sécurité. Il peut s’éclater comme bon lui semble, vivre en suivant ses pulsions animales », relève Jeanne, une dame à la taille de guêpe, avec une forme généreuse. 
  
 Cette dernière, habituée de ces rencontres, a créé sa page Facebook pour contacter certaines promotrices de « l’arène sexuelle ». Elle apporte sa touche particulière à ces séances de partouzes. A force d’y participer, elle est devenue consultante ou conseillère même, de certaines mamies organisatrices.  
  
EN PLUS DE LA MATURITE, L’EXPERIENCE, LA DISCRETION… 
  
Femmes mariées, un vice pour ces hommes 
  
Au-delà du consentement, l’expérience, la maturité, l’interdiction de grossesse, les adeptes de la cyber sexualité, justifient le choix des femmes mariées dans cette forme de prostitution clandestine, par un vice.  La réponse à ces interrogations diffère d’une personne à une autre. Là où, certains pensent à une légèreté des mœurs, d’autres évoquent un vice des hommes ou une volonté de satisfaire les exigences d’une appartenance à une loge maçonnique. 
  
 « Je pense que  s'il préfère cette catégorie de femmes,  c’est en partie, parce que certains hommes ont un faible pour les femmes mariées. C’est un vice chez  eux. Le fait qu’elles abandonnent leurs maris pour être avec eux, clandestinement, est avant tout, un plaisir avant l'acte sexuel proprement dit », explique Bousso, une étudiante. 

Et, elle précise : « avec les femmes mariées, l’homme n’a pas trop de soucis de consentement. Puisque, la femme est mature. Elle a une expérience de la vie de couple. Donc, tout acte qu’elle pose, est réfléchi. L'homme qui entre dans ce circuit, a, au préalable, une garantie de non risque de grossesse. Et même si ça venait à se produire, il ne serait nullement engagé . Donc, la femme prend ses dispositions».  
  
Le jeune entrepreneur, Abdou Khadre Coulibaly, bien au courant de ce qui se passe dans les réseaux sociaux, accroché par Leral, confirme que les femmes mariées, expérimentées sexuellement, sont plus matures. Tout le contraire de certaines jeunes filles. Les hommes les choisissent pour éviter d’être accusés d’abus ou de viol. 
  
A cet effet, ces femmes, retient-il, ne vont jamais prendre le risque de perturber leur ménage ou ternir leur image pour des histoires de viol ou d’abus sexuel. « Il y a aussi celles qui le font pour satisfaire un besoin financier. Faute de la présence d’un mari qui voyage. Il est évident que c’est par vice que les hommes le font. Ils sont friqués et, ils se disent qu’ils peuvent avoir toutes les filles qu’ils veulent. Ils se prêtent à l’exploration de nouvelles pratiques. Donc, s’ils évertuent à coucher avec des femmes mariées, c’est pour satisfaire le côté obscur que leur conscience  leur interdit d’explorer», justifie-t-il, sous un air taquin. 
  
Mais, Badou, un marchand de draps à Sandaga, ne partage pas cet avis. Ce jeune homme va plus loin et parle de loge maçonnique. « Ce sont les francs-maçons qui font ces pratiques pour devenir riches. Ils sont aux antipodes des normes établies par les différentes religions. Ce qui les motivent à faire des pratiques hors normes, que même la morale ne tolère pas », regrette-t-il. 
  
Ailleurs, le chauffeur de véhicule particulier, Pape Sow, trouve que les femmes mariées sont discrètes et matures. Raison pour laquelle, ces autorités vicieuses optent pour fricoter avec elles. Selon lui, la vie est faite de choix et les hommes qui pratiquent la cyber-sexualité, ont fait leur choix. Alors, rassure-t-il, ces hommes n’ont rien à se reprocher. Surtout, si c’est pour assouvir une libido débordante, tout le monde y va avec la manière, dont il est sûr de se donner beaucoup plus de plaisir.  

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