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Candidature à la prochaine élection présidentielle : L’incroyable histoire de Idrissa Seck, l’homme le plus craint du pouvoir actuel


Il est «né pauvre», mais perçu comme ce richissime homme qui méprise les gens «d’en bas». Battu par son ex mentor, Me Abdoulaye Wade, à l’élection présidentielle de 2007, puis par son ancien lieutenant, Macky Sall, en 2012 à cause, en grande partie, de ses revirements, ses reniements, Idrissa Seck «a entrepris son opération de séduction du peuple sénégalais» pour la conquête du pouvoir en…2017. Aujourd’hui, avec son parti, Rewmi, il privilégie la proximité. Celui qui a annoncé la fin de sa carrière politique pour 2022, est-il réellement l’homme que l’on décrit ? Retour sur la vie et l’œuvre de cet enfant-talibé parti de rien pour se hisser au sommet de la hiérarchie sociale.

Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 4 Février 2016 || 284 Partages

Candidature à la prochaine élection présidentielle : L’incroyable histoire de Idrissa Seck, l’homme le plus craint du pouvoir actuel

L’ambition  de devenir le 4ème président de la République s’éloignant,  Idrissa Seck se laisse-t-il aller à repeindre, entre gris clair et gris foncé, le noir et blanc de ses prétentions majuscules? En tout cas, l’homme a «souffert» sous Me Abdoulaye Wade, il fait l’objet d’attaques à outrance sous Macky Sall. Pourtant, l’on s’ingénie à l’enterrer «vivant» politiquement à cause de ses revirements, son discours agressif, parfois condescendant. «Idrissa Seck ne sera jamais président de la République», jurent, la main sur le cœur, ses adversaires les plus irréductibles. Aujourd’hui, on lui colle un scandale gros de 74 milliards F Cfa, une somme qui serait à l’origine de sa brouille avec Me Abdoulaye. Et tutti quanti…Partant des «révélations» d’un site sorti du néant, «Afriqueconfidentielle», les tenants du pouvoir ont voulu en faire une aubaine pour abattre celui qui se positionne comme l’adversaire le plus dangereux de Macky Sall pour la prochaine élection présidentielle. Un proche du ministre de la Jeunesse fait le déplacement, tous frais payés, jusqu’à Paris pour porter plainte devant Sherpa. «C’était un mensonge du temps de «Il est midi», c’est un mensonge du temps de «Afriqueconfidentielle», ce sera un mensonge jusqu’à l’extinction du soleil», dément lapidairement Idrissa Seck en tournée dans la banlieue dakaroise.

Longtemps distant des populations, Idrissa Seck adopte une nouvelle stratégie politique : la proximité. Pourquoi Idrissa Seck fait-il peur ? Est-il l’homme à abattre ? Dans sa vie de politique, il a connu les pires tourments. Dans sa vie d’homme tout court, il n’a pas été épargné… Faut-il se fier à son sourire que certains trouvent carnassier ? Ou à sa faconde ? Idy est en tout cas un homme pressé, qui marche sans se retourner sur son destin. Présider aux destinées du Sénégal est sa seule préoccupation. Le Cayorien à la noirceur d’ébène est charismatique et déteste la médiocrité. Il ne vit que pour être premier. «Il est suffisant. Le seul diplôme qu’il a eu et qu’il a passé à deux fois reprises, c’est le baccalauréat», déblatère Aliou Sow, qui n’est pas son meilleur ami. «Son défaut, c’est qu’il ne veut rester derrière personne», raille son mentor, Me Abdoulaye Wade. Son camarade de classe au collège Saint-Gabriel, Benoît Marcelin Faye, tranche : «Il était très hautain, prétentieux et trop suffisant. Quand bien même, il ne nourrissait aucun complexe vis-à-vis des autres élèves fils de bourgeois. Ce qui le rendait fier, c’était de damer le pion à tout le monde.» Ses partisans les plus fidèles préfèrent sourire de tant d’assurance. Déthié Fall, vice-président de Rewmi, bat en brèche toutes ces accusations. «Loin d’être un collaborateur arrogant et suffisant, le Président Idrissa Seck est un homme qui tient beaucoup à la dignité humaine et aux relations humaines, relève-t-il. Certes,  comme tout  grand homme d’Etat, il n’est pas très expansif, mais reste un homme ouvert, très attentif, taquin et convivial». Le concerné s’est défendu de manière mémorable le 25 mars 2013 sur les ondes de la Rfm : «Je respecte chaque être humain, parce que Allah a honoré le fils d’Adam», confessait-il. Aujourd’hui, il est milliardaire, mais il a passé une enfance dans la précarité chez un père vendeur de friperie au grand marché de Thiès et une mère ménagère. Le petit Idrissa Seck que sa maman surnomme affectueusement «Marabout», ou «Mara» pour les copains, était un enfant-talibé qui mendiait dans les rues de Thiès pour manger. C’est dans cet environnement familial sommaire qu’il a su se forger une force de caractère pour sauter les obstacles sur sa route. 

 

«Je suis né pauvre»

Enfant talibé. C’était un soir du 9 août 1959, Fatou Diop Assane donne naissance à un bébé au populeux quartier Grand Thiès. Le père, Assane Seck,lui donne le nom de Idrissa, en hommage au maître coranique Idrissa Gaye, qui lui a donné le «Wird Tidiane». Sa mère, elle,rêvait de lui donner le nom de son marabout, Cheikh Ahmet Tidiane Sy. Hélas, c’était impossible ! Comme un tour de passe-passe, elle trouve l’astuce, en surnommant son trésor : «Marabout». Ça va lui rester.

Sous la chaleur de l’été 1959, Idrissa Seck a trouvé ses parents les mains presque asséchées de sous, et lui n’avait apporté dans son voyage…, que sa tête garnie de savoir, arrosée par la pluie d’août. «Je suis né pauvre», avoue Idrissa Seck. Son père, polygame, était hébergé par son cousin, Alioune Badara Niang. Le petit Idy grandit avec ses trois (3) demi-sœurs et ses deux (2) demi-frères. Pour subvenir aux besoins de cette grande maisonnée, Assane Seck était aidé de ses femmes, dont Fatou Diop Assane, une voilée qui «vendait» sa voix de griotte dans les cérémonies familiales. A l’âge de 6 ans, Idrissa Seck rejoint l’école coranique de son homonyme. Au moment où les enfants de son âge prenaient le chemin de l’école française. Le talibé Idrissa Seck, avec ses condisciples, écume les rues de Thiès avec sa sébile en quête de pitance. Il psalmodie déjà les premiers versets du Saint Coran, qu’il récite encore dans les débats politiques. Ses parents lui imposent une éducation religieuse rugueuse. Son ami d’enfance, Sidy Kounta, témoigne : «Le père d’Idrissa était très attaché aux préceptes de l’Islam. Il accordait beaucoup d’importance à l’éducation religieuse. Il demandait toujours à Idrissa de lire le Saint Coran.» Cette éducation religieuse influence son discours politique.

«On me payait pour étudier»

Le culte de l’excellence. Après l’école coranique, le fils de Fatou devait prendre le chemin de l’école française. Sa maman se sacrifie pour l’avenir de son fils unique adoré. «Ma mère a fait la queue pendant trois nuits pour que j’obtienne une place à l’école primaire. C’est de l’investissement de cette femme modeste et de mon père, qui vendait des habits d’occasion au marché, qu’est né l’ancien élève de Saint-Gabriel (1)», se remémore Idrissa Seck. Requinqué par le geste de sa maman, «Mara» épate très vite à l’école par ses résultats. C’était d’abord à l’école Randoulène Sud2 où il est toujours premier de sa classe. Il est mis en compétition avec une fille de l’école Randoulène1. Si au foot, à la «fin c’est l’Allemagne qui gagne», à l’école, on fait les compositions, mais à la fin c’est Idrissa Seck qui sort premier. Au concours d’entrée en sixième, avec cette fille de l’école Randoulène Sud1, le «Ndongo Daara» (enfant talibé) vire seul en tête, avec une moyenne «au-dessus de 17/20».

Après son entrée en sixième, Idrissa Seck voulait aller dans un collège prestigieux réservé aux fils de bourgeois. Hélas, il était pauvre ! Sa «mémoire d’éléphant» le sauve. «En fait, au lieu de payer pour étudier, on est venu vers moi et on me payait pour étudier (2)», se réjouit-il. Il intègre ainsi le prestigieux collège Saint Gabriel grâce à une bourse. Cette modique bourse, il la partage avec ses parents. Pourtant, il devait faire, au quotidien, 9 kilomètres de sable d’aller-retour entre Grand Thiès et le collège. Cela demandait un peu de sous pour le transport et la nourriture. Sa tante, Eveline Diédhiou, le confie aux Attal, une famille d’origine libano-syrienne. Il est adopté finalement par cette famille. David, le cadet des frères Attal : «Idrissa Seck mangeait très souvent à la maison  et on le considérait comme un frère. Il savait déjà ce qu’il voulait et le fait de nous fréquenter, nous chrétiens, alors que lui est musulman, traduisait son esprit d’ouverture. Au décès de ma mère, il est venu jusqu’à l’église. Il utilisait très souvent le Saint Coran, mais il était ouvert. Il lisait aussi la Bible (3).»

La première place. Idrissa Seck déteste la médiocrité. Déjà tout petit, il cherchait toujours à occuper la première place dans tout ce qu’il faisait. «Le numéro deux ne m’a jamais intéressé. Dans ma vie, autant que je me rappelle, j’ai toujours cherché à être le numéro un, c’est la seule place qui mérite d’être convoitée (4)». Il était premier en tout, même en «éducation physique». Son ancien professeur d’Espagnol, Joachim Ndione au collège Saint Gabriel, tranche : «Idrissa Seck était très travailleur et studieux. Je ne lui connaissais aucun acte d’indiscipline. Il était le premier en tout.» Le jour de la proclamation des résultats du Dfem (actuel Bfem) en 1973, il n’y assiste pas. Voici le message qu’il laisse à ses camarades, qui attendaient avec anxiété : «s’il finit, demandez-lui qui est le premier du centre (5)». Son ancien camarade de classe, Benoît Marcelin Faye, professeur de mathématiques et de Sciences physiques (Msp) au Collège Saint-Gabriel témoigne : «C’était un élève brillant, calme, qui se réservait toujours le droit d’être à la première place, aussi bien dans les études que pour la place qu’il occupait en classe. Il était toujours le premier de la classe.» Idrissa Seck est né avec un soupçon d’orgueil qui fait le ciment de sa personnalité. «Un jour, raconte M. Faye, le professeur titulaire s’est amusé à le mettre à l’avant dernière table. Idy en a fait un scandale. Il est allé voir le frère directeur de l’école, Pierre Tremblais, pour s’en plaindre». A Saint Gabriel, l’on raconte qu’il avait toujours le sourire en coin, mais cela ne l’empêchait pas de dégager une forte personnalité. «En classe de 5e, quand une fois je l’ai menacé, il m’a répondu : «la peur qui paralyse est un caractère qui est propre à l’esprit qui prend naissance dès que l’homme doute de ses forces et de ses pouvoirs», raconte M. Faye. Pourtant, le «crack» Idy va craquer à l’heure de passer le Bac…

Il échoue au Bac. C’est un sujet rabâché à l’excès par Aliou Sow pour confondre Idrissa Seck. Celui qui ne convoite que la première place, quand il la perd, il perd tout. Au moment de passer le Baccalauréat en 1980 au lycée Van Vollenhoven (actuel Lamine Guèye), le «surdoué» Idy échoue au Bac scientifique, à la surprise générale. La terre se dérobe sous ses pieds. Un témoin de l’époque raconte : «Il en a souffert plus qu’il ne le dit. Cet épisode a au moins eu le mérite de le ramener sur terre. Sans freiner son désir de toujours briller, cela lui a fait comprendre qu’à certains moments, il n’était pas maître de son destin (6)». L’année suivante, Idrissa Seck obtient son parchemin. Comme pour Saint-Gabriel, il obtient, grâce au Président Senghor, une inscription au lycée Marcelin Berthelot en classe préparatoire aux Hautes études commerciales (Hec). Idrissa Seck était connu de tous au concours général. Il passe avec brio l’obstacle de Hec. En 1983, il s’inscrit à Sciences Po, l’institut politique de Paris.

Dans la ferveur des années 80 incandescentes, le feu de l’amour brûle Idrissa Seck, qui s’est épris d’une belle liane au doux nom de Ndèye Coumba Penda Tall, diplômée en management. De retour de la France, Idrissa Seck demande la main de celle qui partage depuis sa vie, ses misères et ses doutes. Les parents de la fille, qui ne voulaient pas d’un brassage avec une famille griotte, lui refusent le mariage. Malick Diallo, un ami, réussit à sauver la face en obtenant la main de Ndèye Penda Tall pour Idrissa Seck. L’union est scellée en 1988. Quatre ans plus tôt, son père, Assane Seck, est rappelé à Dieu des suites d’une maladie du diabète. Il ne sera plus là pour voir ses petits-fils. Sept ans après son mariage, l’asthme vainc sa maman, alors qu’il était parti aux Etats-Unis pour des études.  Lui qui s’est sacrifié pour ses parents, ces derniers n’auront pas le temps de goûter aux fruits du labeur de leur enfant béni. «Mon plus grand souhait est d’éradiquer des maladies comme le diabète et l’asthme. Ces fléaux ont emporté mes parents et jamais je ne l’oublierai (7)», confie Idrissa Seck à ses amis.

Entrée fracassante en politique

1988, la découverte. Il y avait moins d’organes de presse certes, mais Idrissa Seck, jeune homme plein d’assurance, crève l’écran de la télévision nationale. Il a 29 ans et toutes ses dents. Le Pape du Sopi, qui était en rupture de ban avec son «ami» Serigne Diop trois ans plus tôt, fait confiance à la jeunesse. Orateur hors pair, le jeune Idrissa Seck est nommé directeur de campagne du candidat Me Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de 1988. Il rentrait fraîchement de France après des études à l’Institut d’études politiques de Paris. Il harangue les foules par son discours limpide et saisissant. Face à la délicate question du «Ndigël» (consigne) de vote donnée aux électeurs par des chefs religieux, le jeune homme appelle à la désobéissance, sans heurter. Les violences postélectorales ont conduit à son arrestation par le régime de Diouf. Son aura grandit, son ascension est fulgurante au sein du Pds, qui a connu des départs fracassants. Mais contre toute attente, Idrissa Seck retourne aux Etats-Unis pour remplir les deux conditions pour être le collaborateur de Me Wade : «savoir et avoir». La pause dure six ans. Il termine sa formation aux Etats-Unis et commence une carrière de consultant au sein du cabinet Price Waterhouse. En 1991, il a l’occasion d’entrer dans le gouvernement d’ouverture, mais il décline. Finalement, il choisit de revenir en politique en 1995, pour…de bon.

On est en 1995, il hérite du portefeuille ministériel du Commerce et de l’Industrialisation dans le gouvernement élargi du Premier ministre Habib Thiam. Mais avec celui-ci, les relations ne sont pas au beau fixe, et il est soupçonné de trafic d’influence à la tête de son ministère. Certains caciques du Pds lui imputent le départ de Ousmane Ngom en 1996. Il initie des «marches bleues» pour porter Me Wade au pouvoir au soir du 19 mars 2000. Il devient son directeur de cabinet, avant de devenir son Premier ministre en avril 2002. Avec Me Wade, ils étaient inséparables. «Il connaît ma pensée. Je n’ai pas besoin de fournir de grandes explications pour qu’il comprenne ce que je veux dire. Je lui fais confiance, c’est mon fils», complimentait Me Wade. «Ngorsi » (jeune) est devenu le patron, après «Gorgui» (Vieux). Il avait les clés du Pds. Il a participé à l’émergence de leaders comme Abdoulaye Baldé et Macky Sall. Loin devant les autres fils de Wade, il gère les fonds de campagne, élabore avec Me Wade les stratégies politiques qui vont conduire aux succès électoraux. La relation dure jusqu’au mois d’avril 2004 où Me Wade décide de remplacer Idrissa Seck par Macky Sall au poste de Premier ministre. Mais «Mara» est convaincu qu’un «complot est monté» car Karim Wade «grandit subitement et veut ma place». L’ancien maire de Thiès n’est plus dans les plans de Me Wade, qui lui mène la guerre à outrance.

D’abord, le président de la République poursuit son «fils» pour malversations financières dans l’affaire des chantiers de Thiès. En 2005, Idy va même passer par la case prison de Rebeuss pendant sept mois. Le Pape du Sopi déchante. Il fait exclure «Mara» du Pds la même année. Les compliments d’hier tournent en diatribes. «Je me suis trompé et il m’a trahi. J’avais tellement confiance en lui que je lui ai quasiment remis les clefs du Pds. Moi, je dormais. Un jour, grâce à Dieu, je me suis réveillé», déclare un Me Wade, dépité. L’actuel président du conseil départemental de Thiès est libéré le 7 février 2006. Il veut résister en créant son parti, Rewmi. Il est blanchi par la Haute Cour de justice des accusations de malversations financières et d’atteinte à la sûreté de l’Etat en 2009. Idrissa Seck, qui flanche rarement, a craqué en se remémorant les épreuves endurées. C’était en 2013 sur les ondes de la Rfm : il avait versé de chaudes larmes.

Revirements politiques désastreux. L’ancien maire de Thiès a perdu deux élections présidentielles à cause, en grande partie, de ses revirements, qui donnent le torticolis à ses partisans et sympathisants. Après avoir été exclu du Pds en 2005, il a eu l’imprudence de rendre visite à Me Abdoulaye Wade en janvier 2007, à la veille de l’élection présidentielle. Ce premier retour chez le «père» lui a coûté la désaffection des Sénégalais. Son image en prend un sacré coup, mais il est sorti second derrière Me Abdoulaye Wade, avec environ 14% des voix. En 2009, Idrissa Seck, qui avait créé son parti, Rewmi en 2006, décide de le dissoudre dans le Pds, à la faveur «de retrouvailles sincères et non ambiguës». Les sympathisants du charismatique Idrissa Seck n’en revenaient pas. Pour certains, il a touché le fond. Le surnom de «girouette» lui colle à la peau. Beaucoup se méfient. En 2011, Idrissa Seck, alors membre du comité directeur du Pds, soulève la gigantesque polémique autour de la recevabilité ou non de la candidature de Me Wade en 2012. Il fait appel à des juristes français pour théoriser l’irrecevabilité de la candidature de Me Wade. En réalité, Idrissa Seck ne semble plus à l’aise chez son «père». Une nouvelle fois, après deux ans d’incohérences, il est exclu du parti de Me Wade, en avril 2011. En 2012, il prend le parti de prendre son destin présidentiel en main, mais la campagne électorale est viciée par une vraie fausse campagne électorale. Il avait limité sa campagne électorale entre le quartier Point E et la place de l’indépendance, pour dénoncer la candidature de Me Wade. C’est Macky Sall, tel un troisième larron, qui devient président de la République. Son rêve de devenir le 4e Président s’éteint. Le candidat de Idy4président s’en sort avec un score de 7%, soit la moitié de son score à la présidentielle de 2007. Aux Législatives 2012 et aux Locales 2014, il est remorqué par la coalition présidentielle «Bennoo bokk yaakaar ».

Au mois de septembre 2014, Idrissa Seck aurait fait allégeance au khalife général des mourides. Il s’attire ainsi les foudres de Tivaouane. La polémique enfle et se dégonfle comme une balle de baudruche.

Les tournées politiques, la renaissance. En juin 2012, Idrissa Seck passe à l’aveu. «Je commence l’an zéro de ma vie politique.» L’ancien Premier ministre reconnait qu’il avait été éteint par son mentor. Reste à en convaincre les Sénégalais. «J’ai entrepris la réconciliation avec le peuple sénégalais, qui constate que ni le poste de vice-président ni un deal quelconque ne m’empêcherait de dire à Me Wade la vérité», révèle-t-il en 2013. L’ancien Premier ministre espère retrouver la grâce auprès des citoyens pour concrétiser son rêve d’enfance : devenir le 5e…Président. En septembre 2013, après un bref compagnonnage avec Macky Sall où il avait «conservé la liberté de dire la vérité», Idrissa Seck quitte la coalition Benno bokk yaakaar. Sans Oumar Sarr, Oumar Gueye, Pape Diouf, Me Nafissatou Cissé, Youssou Diagne…Il part diminué. Mais Idrissa Seck, qui ne «veut pas que les Sénégalais considèrent ça comme une distance», privilégie maintenant la proximité.

 

Depuis deux ans, Idrissa Seck a entrepris une tournée qui l’a conduit au Nord, à l’Est et au Sud du pays dans les coins les plus reculés. Inédit ! Après la pause de l’hivernage, il a repris par la banlieue dakaroise où il est au contact des populations qui le voyaient haut perché au palais présidentiel. Débateurs méthodiques et cultivés, Déthié Fall, Thierno Bocoum et Abdourahmane Diouf, comblent le vide naguère laissé par Idrissa Seck en cas d’absence. «Rewmi» n’est plus ce parti où tout est concentré entre les mains d’Idrissa Seck. «Aujourd’hui, ce qui importe le plus à Idy, c’est la station présidentielle, comme «Jésus qui a lavé les pieds de ses apôtres pour enseigner ce principe : servir les autres, c’est la station la plus élevée de la seigneurie». «Mara» fait son homélie…

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1.Posté par mignonne le 05/02/2016 09:39
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