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Ce qu'il faut fondamentalement faire avant de démarrer un bussness (Par Ibuka Njoli)


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 29 Avril 2016 || 1171 Partages

Ce qu'il faut fondamentalement faire avant de démarrer un bussness (Par Ibuka Njoli)

Après chaque publication ayant trait à l'entrepreneuriat ou à ma petite expérience du monde des start-up TIC, je reçois des messages et mails de jeunes entrepreneurs et aspirants entrepreneurs me demandant de leur donner des conseils ou "mes tips" afin qu'ils puissent également mener à bien leurs projets. Et chaque fois, je fixe mon écran sans savoir quoi dire.

La vérité est que je me refuse de ressasser ce que les gens du milieu (entrepreneurs et autres) répètent à l'envi. "Il faut croire en soi et en son projet", "il faut oser"; "il faut se lancer" etc... : on l'a entendu des milliers de fois; on le sait, mais c'est insuffisant. Ce dont les gens ont besoin, ce dont j'avais moi-même besoin, c'est de vrais tips, dans le genre "tu dois faire ça, puis ça, et enfin ça pour atteindre ceci". Mais de tels tips, nul ne peut les donner car ils diffèrent selon les personnes, et ne peuvent être valables pour tous. On les découvre au long du parcours. Je ne suis pas un expert de la chose, mais je crois pouvoir partager quelques trucs que j'ai appris/compris tout au long de mes parcours.

1) Il n'y a pas d'expert entrepreneur. Tout ce truc de l'entrepreneuriat, des start-up, c'est nouveau pour chacun de nous. En particulier ceux qui évoluent dans le monde des TIC. Il n'y a pas de véritables experts en la matière, quoi qu'en disent les gens. Steve Jobs aurait sans doute autant de mal que moi à vendre des livres numériques à une cible qui ne sait pas en quoi lire est utile. Il tâtonnera, tentera des choses, butera contre des murs, notamment ceux du "on a toujours fait comme ça", mais à force de détermination, de recherche, avec un zeste de chance, il trouvera peut-être la solution. Ou pas. Cela pour dire que nous essayons tous des choses, prenons des risques, en croisant les doigts et espérant que ça marche. Et quand ça marche, on les appelle des stratégies. Quand ça ne marche pas, on ne dit rien, et on tente autre chose. Alors, les gars, relax. Ne vous dites pas que vous ne maîtrisez pas et que vous risquez de tout faire de travers. Premièrement, c'est une bonne chose de ne rien maîtriser, ensuite, ce n'est pas possible de tout faire de travers. On ne peut faire quelque chose de travers que lorsqu'il y a une manière correcte de la faire. Or, ce n'est pas ici le cas. La majorité d'entre nous se lance soit sur des marchés nouveaux, soit avec des produits inédits, ou parfois avec des produits inédits sur des marchés nouveaux. On ne cesse de découvrir de nouvelles choses, de nouvelles manières de faire. C'est d'ailleurs ce qui est génial. Si je vous racontais le nombre de trucs débiles que j'ai testés et qui ont marché, vous ne me croirez pas. On apprend sur le tas. Et c'est parce qu'on ne maîtrise rien qu'on découvre des choses auxquels ceux qui nous avait précédés n'ont pas pensé. Je le répète : aucun des entrepreneurs que vous connaissez ne sait comment fonctionne ce truc qu'est l'entrepreneuriat. On ne contrôle rien, sinon nos propres décisions et actes au quotidien. On utilise des tools et stratèges pour réduire les risques, diminuer le taux d'échecs, ou tirer quelque choses de ces échecs, c'est tout. Le jour où l'on pourra lire dans les pensées des clients/consommateurs, ce sera différent. Alors, relax!

2) Quand on est entrepreneur, on ne peut pas se permettre d'avoir une seule compétence, un domaine unique d'expertise. J'entends certains dire "je suis marketeur, je laisse le coding aux développeurs", alors qu'ils n'ont même pas encore de développeurs et ne savent même pas s'ils vont en trouver. Il faut chasser cette pensée de la compétence unique qu'on nous a inculquée. On est dans un monde qui refuse la compétence unique. Il faut être ceci et cela pour valoir quelque chose. Il faut donc être curieux, ne pas se limiter à ses études, aller apprendre de nouvelles choses, acquérir de nouveaux skills, même lorsqu'on est certain d'avoir une équipe qui nous complète. On ne sait jamais : les gens peuvent vous lâcher à des moments cruciaux. Et puis, avoir d'autres compétences permet de réduire les dépenses. Si vous avez quelques connaissances en Illustrator ou Photoshop par exemple, vous pourrez sans doute bidouiller votre logo ou autre chose, au lieu de payer du cash pour cela. Pourquoi pas par exemple acquérir des compétences en vente, afin de descendre soi-même sur le terrain? Oubliez le titre CEO que l'on aime brandir à tout va. Lorsqu'on est entrepreneur, on est avant tout apprenti. Et lorsqu'on est CEO, on est toute l'équipe d'abord. Ou du moins, on essaye d'avoir tous les skills que l'on recherche dans son équipe. C'est du moins ma conviction.

3) Aujourd'hui encore, on entend des gens dire qu'ils sont freinés dans leur projet parce qu'ils n'ont pas de fonds. Le pire, c'est que ces gens sont au niveau 0 dudit projet, c'est-à-dire à l'étape de l'idée. Leur start-up est encore un "projet". Par définition, un projet c'est quelque chose qu'on projette de faire, mais qui n'a pas encore été fait. A ce moment-là, les gars, ce dont vous avez besoin, ce n'est pas d'argent, c'est de compétences. Des gens capables d'épouser votre vision, d'en faire la leur et de donner le meilleur d'eux afin que celle-ci devienne une réalité. Même les petits matos dont vous avez besoin au début, ce sont ces gens qui vont vous aider à les réunir. Ces gens sont "priceless", premièrement parce que ce n'est pas facile de les trouver, ensuite, parce que vous n'avez pas de quoi les payer. Et même si vous avez un peu de sous avec vous, rassurez-vous, ça passera ailleurs, bien plus vite que vous l'imaginez. Alors, cherchez plutôt de telles gens, au lieu d'attendre un financement chimérique. Personne n'investit dans des idées ou des projets. On investit dans du concret. Quand vous aurez quitté le niveau 0 pour passer au niveau 1, vous songerez à l'argent. D'ailleurs, c'est une mauvaise idée de penser investissement lorsqu'on ne sait pas encore exactement ce que l'on fait. Croyez-en mon expérience : tu acceptes l'argent d'un "investisseur", et après, tu es stressé comme pas possible, parce que tu ne contrôles ni le marché, ni les consommateurs, et même avec ton équipe, c'est hard, parce que tu la stresse également. Il vaut mieux, à ce stade, voler avec ses propres moyens, jusqu'à ce que vous y voyiez un peu plus clair. Le financement doit vous amener de 1 à 10 ou 100, pas de 0 à 1.

4) Lorsque je discute avec ceux qui ont appris l'entrepreneuriat à l'école, les étudiants des grandes écoles, je me rends compte à quel point nous sommes différents. Eux vous parlent de Business Plan, d'études de marchés, de tellement de choses théoriques que je n'ai jamais faites, que je ne peux que les regarder en me demandant s'ils ont déjà été affronter la réalité, le marché, leurs potentiels clients. Demander à une personne si elle achèterait tel produit s'il coûtait tel prix, ce n'est pas la même chose que lui présenter le produit en question et lui demander de l'acheter. A l'époque où je sillonnais Dakar pour vendre des pagnes WAX, je me souviens à quel point c'était difficile de convaincre les femmes d'acheter mes pagnes. Non content de faire irruption chez elles, j'essayais en plus de les convaincre d'acheter un produit, alors qu'elles n'avaient peut-être pas l'intention de dépenser leur argent ce jour-là. Et pourtant, si on leur avait demandé, une fiche à la main, si elles achèteraient des pagnes Wax au prix auquel je les vendais, sans doute qu'elles auraient répondu par l'affirmatif. Il faut donc aller sur le terrain au plus vite. Au lieu de tergiverser, se demander comment le produit va être vu, pris, sortez-le. Sortez une version avec le minimum de fonctions, un prototype, et proposez-le. Vous aurez de vrais résultats, et vous avancerez d'ailleurs beaucoup plus vite qu'avec les études de marchés et autres. Pour info, j'ai d'abord vendu mes propres livres en version numérique via mon site perso avant de songer à lancer Kusoma Group.

5) Soyez pingres, soyez économes, soyez intelligents dans vos dépenses. Ne dilapidez surtout pas le peu que vous avez (si vous en avez), parce que vous avez un long chemin à parcourir avant de commencer à faire du chiffre. Il faut être patient. Or, on ne patiente pas les poches vides. Si vous aviez l'habitude des sorties et resto coûteux, changez cette habitude. Si vous achetiez tout le temps des cartes de crédits, préférez whatsapp. Si vous preniez tout le temps le taxi, prenez les raps ou clando (à Dakar), les bgaka ou wôrô wôrô (à Abidjan), désolé, je ne sais pas pour les autres. Mieux, marchez; ça vous fera du sport émoticône wink N'essayez pas d'impressionner les gens parce que vous êtes CEO de... Vous êtes d'abord entrepreneur, et en tant que tel, vous galérez. C'est un passage obligé. Il faut galérer. On galère même avec un 1 million dans son compte, parce qu'on sait que ce million va finir avant qu'on ne puisse commencer à générer du revenu. Alors, n'ayez pas honte de galérer, surtout les mecs qui veulent toujours avoir la côte avec les filles, et qui s'empressent de dégainer leur porte-monnaie, alors que cela n'était pas prévu. Si c'est trop dur, évitez-les (les filles). Vous pourrez les ravoir... que dis-je, les revoir plus tard. En tout cas, soyez économes. Dites-vous que personne ne vous financera, parce que vous êtes encore au niveau 0. Lorsqu'on a un objectif en tête, on doit accepter de faire des sacrifices.

Je suis en train de travailler sur un livre qui s'intitulera Ma Start-up : De l'idée à la concrétisation. J'y expliquerai tout, sans tabou, afin que vous puissiez comprendre ce que veulent dire les entrepreneurs lorsqu'ils disent que ce n'est pas facile. Non, ce n'est pas facile, mais ça en vaut le coût, croyez-moi.

PS : Je ne m'excuse pas, pour ceux qui auront trouvé ce post trop long, ou ceux qui le trouveront long sans le lire. Une autre chose, c'est qu'il faut BEAUCOUP lire. Il y a plein de tips et conseils dans les livres. Il ne suffit pas d'aller à toutes les conférences pour apprendre des choses. Lisez! Surtout les biographies. Alors, considérez ce post comme un exercice.

Ibuka Njoli


Dakarflash2




1.Posté par Pathé fall le 30/04/2016 02:12
Bonjour en tout cas j'ai eu un niveau très faible au étude mais je sais ce que vous venez d écrire est bien ça par ce que suis responsable commercia dans une structure appelée secos industrie situé à sodida je connais bien le marché et je suis appelé à devenir un grand homme d affaire qui évolue partout dans le monde je souhaiterai vous rencontrez ça me faire beaucoup de plaisir j'aime le busness merci mon numéro 77 752 97 76

2.Posté par Ahmed M Dramé le 30/04/2016 10:49
Bonjour Monsieur suiteà votre article dans le site que j'ai lu religieusement j'aimerais bien faire des échanges discuter où même vous rencontrer j'ai entrepris pas mal de choses à Sénégal et dans la sous région pour moi ma réussite est dans le business mais depuis quelques temps je suis.... disons en arrêt complet de mes activités donc j'aurais vraiment souhaité vous rencontrer à fin davoir si possible une vision plus vaste dans ce que je fais merci ...Ceci est mon numéro 70 9172049

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