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Colonel Daouda Diop : "Les conditions de détention de Khalifa Sall obéissent aux conditions normales de tous les Sénégalais"


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 25 Mai 2017 || 349 partages || 0 commentaires

Directeur de l’Administration Pénitentiaire (DAP) a jugé nécessaire d’apporter des précisions et quelques éclairages sur les conditions de détention de Khalifa Sall placé sous mandat de dépôt le 7 mars dernier dans le cadre du dossier de la caisse d’avance de la Mairie de Dakar. 

Face à la presse à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss, le Colonel Daouda Diop fait savoir que «(le maire de Dakar) est un cas à part par rapport aux autres détenus. Il bénéficie de conditions qui lui sont spécialement réservées. 

En détention depuis le 7 mars dernier, «ses premières visites ont commencé le lundi 13 mars. Dans les textes, les visites sont limitées aux mercredis, dimanches et jours fériés. Mais, il se trouve qu’on a dû prendre sur nous pour instaurer une règle à Rebeuss parce que le nombre de détenus dépasse deux (2) milles et quelques. Donc, l’administration a pris sur elle d’accorder deux (2) jours de plus, ce qui fait quatre (4) jours de visites à Rebeuss. Mieux, la journée du lundi qui n’est pas définie comme une journée de visite a été réservée aux cas exceptionnels. Et, Monsieur Khalifa Sall est rentré dans ces cas-là. On lui a réservé la journée du lundi à lui tout seul», indique-t-il. 

Avant d’expliquer que durant cette journée, le maire de Dakar «reçoit vingt (20) visites» et «c’est lui qui choisit sur la liste qu’on lui présente, les personnes qu’il veut voir». 

Le Colonel Daouda Diop d’indiquer qu’ «il n’y a pas de conditionnalité de temps». Les autres détenus de Rebeuss ayant droit à Rebeuss précisément à cinq (5) minutes lors des visites mais pour le cas de Khalifa Sall, il n’y a pas de conditionnalité. «C’est un aménagement qu’on a dû faire», ajoute le DAP. 

«Il a été aussi séparé des autres détenus. Il n’est pas emprisonnement collectif mais en individuel dans une cellule qui répond à toutes les conditionnalités et de commodités», souligne-t-il. 

Mais, «si on revient à ce qui s’est passé depuis son incarcération jusqu’à ce que le parloir qui ne répondait plus aux normes soit fermé et qu’on passe dans une phase de reconstruction d’un nouveau parloir qui devait répondre aux normes fixés par les organisations internationales. Durant cette période, les visites se tenaient dans la cour administrative et l’administration pénitentiaire avait pris sur elle le soin d’aménager un espace avec une bâche qu’on avait achetée et mise en place. Donc, les détenus y voyaient leurs visiteurs», affirme-t-il en soutenant que le maire de Dakar recevait dans un local qu’on lui avait aménagé. 

«C’est comme cela qu’on a fonctionné du 13 mars jusqu’au 10 mai, date de l’inauguration du nouveau parloir», sert le Colonel Daouda Diop. 

Le parloir inauguré, «le système temporaire n’a plus lieu d’être (et) il n’y a pas de risque que d’autres détenus interfèrent durant sa visite au parloir», poursuit le DAP. Avant d’indiquer: «C’est ça la règle posée et Khalifa Sall a dit qu’il ne veut pas recevoir au niveau du parloir. Et ça, c’est son droit le plus absolu». 

S’agissant de la Mosquée, le Colonel Daouda Diop soutient que «c’est d’abord pour des raisons de sécurité. Rebeuss, c’est plus de deux (2) milles détenus qui chaque vont à la prière du vendredi. Il nous appartient, nous administration pénitentiaire, de s’assurer que les mesures de sécurité soient garanties. Khalifa Sall étant une personnalité de ce pays, on nous reprocherait de n’avoir pas pris les mesures de sécurité nécessaires si quelque chose venait à lui arriver». 

Pour la bibliothèque, le DAP déclare «qu’il n’a jamais été question de lui refuse l’accès d’autant plus qu’il n’a jamais demandé à s’y rendre». 

«Les conditions de détention de Khalifa Sall obéissent aux conditions normales de tous les Sénégalais. Mieux, il y a des conditionnalités qui ont été faites en tenant compte de facteurs sécuritaires», dit-il en assurant que «l’administration pénitentiaire peut pour des raisons de sécurité déroger aux règles de l’emprisonnement collectif en mettant quelqu’un en emprisonnement individuel parce qu’on considère que cet individu ne doit pas être exposé (et) qu’on ne sait pas qui entre et qui sort dans cette prison». 

En pièces jointes, des tableaux comparatifs des visites du maire de Dakar avec d’autres détenus venus dans la prison le même jour que Khalifa Sall. 

Avec Pressafrik

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