Menu
DakarFlash
DakarFlash.com



Comment Boko Haram a voulu s’implanter au Sénégal


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 25 Juillet 2016 || 2325 Partages

Au delà du Nigeria, du Tchad, du Cameroun et du Niger, Boko Haram ou l’actuelle province de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest a des visées au…Sénégal. La preuve, les nombreuses arrestations de Sénégalais dont certains auraient combattu pour le groupe terroriste. Mieux, avec l’aval de l’émir de Boko Haram, un camp d’entrainement devait voir le jour au nord du Sénégal, à la frontière avec la Mauritanie. Un projet qui semble avoir été mis en échec par les forces de sécurité des deux pays.

La nouvelle province de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ex Boko Haram) veut étendre son djihad au delà de la forêt de Sambissa, au nord-est du Nigeria et des pays limitrophes. Le groupe terroriste s’est déjà fait remarquer au Cameroun, au Tchad mais aussi au Niger, tous frontaliers du Nigeria où il a fait beaucoup de dégâts matériels et humains (morts et déplacés). Le début du mois de juin dernier fut sanglant à Bosso, dans le sud-est du Niger. Des éléments de Boko Haram ont attaqué cette ville située dans la région de Diffa et ont infligé de lourdes pertes à l’armée nigérienne. Vingt-six (26) soldats ont ainsi perdu la vie même si les autorités nigériennes assurent avoir rendu la pareille aux terroristes qui auraient enterré cinquante des leurs.

Cette attaque porterait la marque du nouveau chef de Boko Haram dont la nationalité fait polémique entre le Nigeria et le Cameroun. Un article du site du journal français Le Monde le présente comme un camerounais tandis que pour camer.be, Bana Blatchera est Nigérian. Quoiqu’il en soit, Boko Haram qui a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique le 07 mars 2015 semble résolu à semer le chaos dans toute l’Afrique de l’Ouest. C’est à cet effet que le groupe islamiste recrute dans toute la région, le Sénégal y compris. Arrêtés en février dernier en Mauritanie, huit Sénégalais ( Ibrahima Ndiaye dit Abu Youssouf, Lamine Coulibaly ou Abu Javar, Boubacar B. Ndiaye, Oumar Keita, Mouhamed Seck, Mamadou B. Mbaye, Alpha Ndiaye et M. Bèye) qui seraient en partance pour le Nigeria aux fins de grossir les rangs de Boko Haram ont été extradés à l’exception du chef du groupe, un nommé Ibrahima Ndiaye. Il faudra attendre six mois pour que cet individu qui aurait combattu pour Boko Haram soit extradé à son tour. Chose effective depuis jeudi dernier. Cuisinés par la Dic, ses compatriotes qui l’ont devancé dans les filets de la Division des investigations criminelles ont révélé que 23 Sénégalais ont rejoint Boko Haram en 2015. Ces mêmes présumés djihadistes auraient, si en croit le journal l’Observateur, reconnu l’existence d’un projet d’implantation d’un camp d’entrainement au nord du Sénégal.

A les en croire, Abubakar Shekau aurait donné son aval pour l’installation dudit camp. Pour sûr l’audition de leur chef Abu Youssouf permettra d’en savoir davantage sur ce projet qui semble voué à l’échec. Lui aussi membre présumé de Boko Haram, Makhtar Diokhané a vu ses activités terroristes présumées connaitre leur fin au mois de novembre dernier. Le Sénégalais a été intercepté à Zinder alors qu’il tentait de tirer d’affaire des compatriotes arrêtés quelques mois plutôt alors qu’ils étaient en provenance de la forêt de Sambissa connu pour être l’un des repaires du groupe fondamentaliste et où ils auraient séjourné un an durant. Omar Yaffa dit Abu Hafsa, Ibrahima Mballo et Cheikh Ibra Bâ puisqu’il s’agit d’eux auraient été interpellés à Mainé-Soroa, dans le sud du Niger avec des faux billets et envoyés à la prison de Zinder. Ils devaient retrouver Diokhané au Sénégal pour la mise en place d’une cellule de Boko Haram. Écroué dans le cadre de l’affaire Alioune Badara Ndao, Makhtar Diokhané a reconnu ses liens avec le successeur de Muhamed Youssouf (tué en 2009 par l’armée nigériane lors d’une opération anti-islamiste), Abubakar Shekau. Il a admis avoir séjourné dans le nord-est du Nigeria entre 2014 et 2015 mais précise que c’était uniquement dans le but de créer une école.

Le disciple de l’Imam Alioune Badara Ndao a en outre avoué, selon jeuneafrique.com, avoir accepté une offre financière « substantielle » pour rallier Boko Haram alors qu’il se trouvait en Mauritanie. Les enquêteurs auraient trouvé chez son épouse Marième Sow, actuellement en détention préventive dans l’affaire Alioune Ndao, près de 10 millions FCFA et un pistolet automatique. Cependant, le présumé djihadiste a nié avoir voulu monter une cellule de Boko Haram au Sénégal.

DakarFlash3



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 11 Décembre 2016 - 09:01 Yaya Jammeh : Seul contre tous