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Conférence de haut niveau sur l’ODD 14 : Plaidoyer pour une pêche durable en Afrique


Le Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar GUÈYE, a représenté le Sénégal à la Conférence des Nations Unies sur les ODD 14, tenue à New York du du 05 au 09 juin 2017. A cet effet, il a co-présidé un dialogue de partenariat avec le Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne. Une occasion pour lui de faire une présentation des politiques de pêches durables lancées en Afrique en général et au Sénégal en particulier.

Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 12 Juin 2017 || 163 partages || 0 commentaires

Conférence de haut niveau sur l’ODD 14 : Plaidoyer pour une pêche durable en Afrique
D’après Oumar Guèye, « en Afrique, le poisson est de loin la première source de protéines animales, en même temps qu’il garantit un revenu à plus de dix (10) millions d’Africains.  Au Sénégal, mon pays, plus de 70% des apports annuels en protéines animales proviennent du sous-secteur de la pêche qui contribue, par ailleurs, pour 3,2 points au Produit Intérieur Brut (PIB). 
C’est notamment pour ces raisons que la communauté internationale a souhaité faire de la pêche durable une priorité.    L’Afrique n’en fait pas moins, puisque la Position Commune Africaine sur le programme de développement durable qui s’y réfère, en fait le premier de ses six piliers. 


En ce qui le concerne, l’engagement du Sénégal en faveur de la pêche durable ne fait l’ombre d’aucun doute, comme en témoigne sa participation à de nombreuses initiatives concrètes. C’est ainsi que, assure-t-il, notre pays fait notamment partie, avec la Mauritanie et les Seychelles, des tous premiers Etats à avoir pris un engagement public en faveur de la Fisheries Transparency Initiative, dont l’objectif est de rendre la pêche plus durable et plus responsable, à travers la garantie de son exercice dans des conditions de transparence. 


Assurer la viabilité de la pêche est actuellement une priorité pour la communauté internationale, pour l’Afrique et le Sénégal en particulier. 
L’importance capitale de la pêche durable pour l’Afrique apparaît clairement dans la Position Commune Africaine sur le programme de développement pour l’après 2015 a aussi dit le ministre 


. Sur les 54 États africains, 38 sont des pays côtiers tandis que plus de 90% des exportations et importations africaines passent par la mer. Aussi, les poissons de mer et d’eau douce sont d’un apport vital à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 200 millions d’Africains ; le poisson étant de loin la source de protéine animale la plus importante en Afrique. La pêche fournit un revenu à plus de dix millions d’Africains.  Les produits de pêche constituent la première denrée agricole exportée par l’Afrique. L’Afrique a clairement indiqué que le développement de la pêche durable était l’une de ses priorités. 


Sous le même chapitre, la Déclaration solennelle du 50ème anniversaire de l’Union Africaine du 26 mai 2013 et l’agenda 2063 confèrent une place importante aux ressources marines et à l’économie bleue en général. 
Au Sénégal, La production annuelle y avoisine 400.000 tonnes, soit la moitié de toute la production des huit pays de l’Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain (UEMOA), avec une consommation moyenne, en poisson, de 29 kilogrammes par habitant et par an. Un indicateur de l’importance de la pêche durable pour le Sénégal, sans oublier que ce secteur, participe, de la capture à la commercialisation, à hauteur de 4 % au PIB du pays et emploie directement ou indirectement 17 % de la population active. il n’est, dès lors, pas surprenant que la pêche occupe le premier poste d’exportation du Sénégal, soit 14,63 % des recettes d’exportations. 


Pour finir, me ministre à partager avec les participants quelques initiatives concrètes qui dénotent l’engagement indéfectible du Sénégal en faveur de la pêche durable.  Ainsi, le Sénégal participe depuis sa création au Programme régional des pêches en Afrique de l'Ouest (PRAO), programme qui a pour objectif d’améliorer la gouvernance et la gestion des pêches, de contribuer à la reconstitution des stocks pour garantir la sécurité alimentaire et de permettre une hausse conséquente des revenus grâce à une utilisation raisonnée des ressources marines. En 2013, le Sénégal a soutenu la résolution de la Conférence des Ministres de la Commission Sous-Régionale des Pêches (« CSRP »), dont il est membre, demandant un avis consultatif au Tribunal International de la mer (« TDIM ») sur plusieurs questions relatives à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN). Le 30 juin 2015, le Sénégal a adopté un nouveau Code de la pêche maritime qui, renforce, notamment, les sanctions en cas de pêche INN. 

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