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Contre la bombe H de Pyongyang, de la pop sud-coréenne à plein volume


Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 10 Janvier 2016 || 24 Partages

Contre la bombe H de Pyongyang, de la pop sud-coréenne à plein volume
La voix est féminine, le ton neutre, mais le message est clair : « Le quatrième essai nucléaire menace la paix dans la péninsule coréenne et la communauté internationale. » Il fait partie des programmes diffusés depuis vendredi 8 janvier par les haut-parleurs sud-coréens en direction du Nord. Ils s’étaient tus le 25 août à l’issue d’une crise marquée par des échanges de tirs d’artillerie après que Séoul avait relancé ces messages. Mais l’arrêt de la diffusion était conditionné au fait que « le Nord ne se livre pas à des activités anormales ».

L’essai nucléaire du 6 janvier a évidemment relancé les messages. « Dans son allocution du Nouvel An, ajoute la voix, le leader Kim Jong-un a appelé à une amélioration du dialogue avec nous et n’a pas évoqué les armes nucléaires. Mais, moins d’une semaine après, il organise l’essai nucléaire. C’est une trahison. »

Audibles jusqu’à plus de 10 km
Outre des critiques du régime nord-coréen, la diffusion mêle informations, données sur les droits de l’homme et musique. Sur ce dernier point, le choix s’est porté, précise l’armée qui a la charge de l’opération, sur « certains des morceaux de la K-pop [abréviation de “korean pop” – pop coréenne] les plus en vogue du moment ». Ainsi Bang, Bang, Bang, ce titre du populaire boys band Big Bang, chantant « Finissons-en ce soir/finissons tout ça/

Finissons-en ce soir/Bang bang bang », ou, plus pacifiste, cette bluette du groupe féminin Apink, opportunément intitulée Please Let Us Love. « Arrêtons de nous disputer, chantent ses sept membres. Quelques fois nous ne sommes pas d’accord mais nous nous aimons. »

Et puis il y a cette ballade de la chanteuse Lee Ae-ran aux sonorités plus traditionnelles, titrée Une vie de 100 ans. Très populaire dans les karaokés sud-coréens, la chanson raconte la vie d’une personne recevant tous les dix ans la visite d’un « ange noir » qui veut « l’emmener ». Elle refuse car elle a encore « tant de choses à vivre ».

« Le contenu ne se focalise pas uniquement sur la critique de la politique nord-coréenne, explique l’arm ée sud-coréenne, qui refuse de parler de propagande. L’utilisation de contenus plus légers doit optimiser l’impact de la guerre psychologique. » Diffusés depuis dix points de la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées, les messages seraient audibles jusqu’à plus de 10 km. Ils sont redoutés par le Nord, car ils donnent aux populations des zones proches de la DMZ un accès à des informations extérieures.

La diffusion par haut-parleurs est un vieil outil utilisé par les deux Corées. Le Sud l’a employée entre 1962 et 2004, date de leur démontage conformément à un accord bilatéral. Ils ont été réinstallés en 2010 à la suite du naufrage de la corvette Cheonan, attribué au Nord.
avec lemonde.fr
 
 
 




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