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Côte d’Ivoire : Tensions à Bouaké dans la journée, coups de feu à Abidjan dans la soirée


Dans la journée du 13 janvier 2017, des coups de feu nourris ont de nouveau été entendus à Bouaké où le ministre ivoirien de la Défense, Alain-Richard Donwahi, est en discussion avec des mutins. Dans la soirée, c’est Abidjan qui a pris le relais.

Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 14 Janvier 2017 || 1119 partages || 0 commentaires

Le ministre ivoirien de la Défense, Alain-Richard Donwahi est arrivé en fin de matinée à Bouaké où régnait une vive tension entre les mutins et des civils manifestant contre l’instabilité créée par les militaires ces derniers jours. 

Alain-Richard Donwahi est accompagné du nouveau chef d’état-major Sékou Touré, du nouveau commandant de la gendarmerie et de son collègue de l’Emploi et de la Jeunesse. 

Dans la matinée de ce vendredi 13 janvier 2017, des manifestants opposés au mouvement des mutins ont repoussé ces derniers d’une position qu’ils occupaient dans la ville. Les mutins avaient d’abord tiré en l’air, dispersant une première tentative d’une foule en colère qui leur résistait. 

Au cours de la rencontre entre les mutins et la délégation gouvernementale conduite par le Minsitre Donwahi qui s’est ténue l’après-midi sous les tirs, les journalistes ont été sommés de quitter les lieux. 

Joint au téléphone, Kouadio Richard, habitant de Bouaké a témoigné au correspondant de Burkina24 en Côte d’Ivoire, que toute la matinée de ce vendredi 13 janvier jusqu’en début d’après-midi, des tirs se faisaient entendre à travers toute la ville non sans avoir remarqué les parades de militaires comme dans un rodéo à travers certaines rues de la capitale du centre ivoirien. 

« Les corridors nord et sud de la ville sont jusque-là tenus par la police et la gendarmerie« , signale une source locale. 

En fin de matinée, les insurgés croisaient le fer avec des populations mécontentes composées en majorité de jeunes rassemblés à la gare routière de Bouaké. 

Les mutins ont difficilement réussi à disperser les manifestants indique notre source au téléphone. « Ils se connaissent tous. Ils ont tous fait leurs armes pendant la rébellion et surtout au cours de la crise post-électorale de 2010-2011, ce qui justifie que ces manifestants ne puissent ressentir la moindre peur face aux mutins”, explique-t-il. 

Source: burkina24

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