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Coups et blessures volontaires: Mbaye Thiam en master 2 coupe le bras de son camarade et injurie un membre de l’administration


Deux ans de détention dont 3 mois ferme ! C’est la peine qu’encourt Mbaye Thiam qui a comparu hier devant le tribunal de Dakar pour coups et blessures volontaires sur la personne d’Alioune Gningue, d’injures à l’endroit de Madame Ndoye, responsable de l’administration à l’Ucad et dommages sur la propriété mobilière de cette dernière.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 19 Mars 2017 || 1416 partages || 1 commentaires

Trois tours d’horloge ont permis au Procureur de requérir 2 ans de prison dont 3 mois ferme à l’endroit de Mbaye Thiam, étudiant en master 2 à la Faseg de l’Université Cheikh Anta Diop. Attrait hier devant la barre, il est accusé de coups et blessures volontaires sur son camarade Alioune Gningue, d’injures à l’endroit de Madame Ndoye, un des responsables administratifs de l’Ucad, ainsi que de dommages à la propriété mobilière de cette dernière.

Pour les faits, il faut remonter au 4 juillet 2016. Suite au renouvellement de leur mot d’ordre de grève, il y aurait eu une bagarre entre Mbaye Thiam le trésorier et Alioune Gningue le président de la commission de l’amicale, à l’époque. Lors de la bagarre, Mbaye Thiam aurait coupé le bras du plaignant Alioune Gningue, qui s’est retrouvé avec une incapacité de travail de 90 jours. Huit mois après les faits, la partie civile porte plainte. Une plainte qui coïncide avec des incidents que le même Mbaye Thiam a avec Mme Ndoye. Arrêté le 9 mars et mis en détention provisoire, M. Thiam est inculpé pour les forfaits précités.

Devant la barre, le plaignant Alioune Gningue est resté constant dans ses déclarations. «Ce vendredi-là (4 juillet 2016), nous étions en grève et nous devions renouveler notre mot d’ordre de 72 heures. Avant même de tenir l’assemblée générale, alors qu’on était dans le hall, j’ai entendu dans la foule des gens crier mon nom, me disant de faire attention. Quand je me suis retourné, il avait déjà brandi le coupe-coupe. Il a voulu me porter un coup sur la tête. Par réflexe, j’ai levé ma main pour l’éviter. N’empêche, il m’a coupé la main jusqu’à atteindre l’os», explique-il.

Poursuivant, il souligne que rien ne justifiait l’agression de la part de son camarade, car, non seulement, lui et les autres responsables n’étaient pas armés, mais, en plus, ils étaient dans le hall, loin de l’amphi où était Mbaye Thiam. Gningue d’ajouter qu’avant son agression, son bourreau s’était acharné sans raison sur lui lors d’une réunion de l’amicale. Et ils ont dû être séparés par leurs camarades.

Mais sa version est contestée par le mis en cause. Et cela depuis l’enquête de police. «Je conteste lui avoir asséné des coups de coupe-coupe. Ce jour-là, je me suis rendu tranquillement avec tout mon matériel didactique dans notre amphi à la Faseg car nous avions un examen à faire. Je l’ai aperçu avec les autres étudiants qui venaient en masse, pour nous faire sortir de force de l’amphi, alors que nous attendions le professeur pour entamer le devoir. Ce à quoi je me suis opposé. Il y a eu bagarre et c’est eux qui étaient armés».
S’agissant de son différend avec madame Ndoye, Thiam affirme : «Je ne l’ai pas insultée. Je lui ai dit juste de ne pas changer les listes affichées».

Mais la version de Mbaye Thiam est battue en brèche par les témoins Cheikh Diop et M. Ba. Toutefois, il a eu le soutien de son camarade d’amphi D. Diouf. Ce dernier soutient que Mbaye Thiam était bien avec eux dans l’amphi attendant le devoir et non dans le hall, comme l’affirment ses accusateurs.
Me Abdoulaye Tall de la partie civile a plaidé pour que Mbaye Thiam soit retenu dans les liens de la détention, et qu’il paye la somme de 3 millions à la victime, vu la constance des faits, prouvée par le certificat médical décerné par l’hôpital Principal et attestant d’une incapacité de travail de 3 mois.

Pour les avocats de la défense, Me Malick Mbengue et Me Cheikh Ndiaye, ils demandent que la partie civile soit déboutée, car il a été pris en charge par l’université. Ils soulignent que cette affaire était portée devant la justice en juillet, au moment des faits, mais par manque de preuves, elle n’a pas connu de suite. Dès lors, les avocats demandent la relaxe pure et simple ou la relaxe subsidiaire de leur client, pour manque de preuves permettant d’entrer en voie de condamnation. Mbaye Thiam sera fixé sur son sort le lundi prochain 20 mars.

jotay

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1.Posté par Sophie ndour le 24/03/2017 07:42
Franchement vous abusez. Vous êtes quel genre de journaliste il faut dire la vérité.
Ne salisser pas votre métier en inventant ces genres de choses ou pour avoir un buzz.
Alhamdouliha que la vérité finit toujours par triomphée.
Cest vous qu'on devait fermé 2ans avec 3 mois ferme. Bandes d'incompetents.
Wa Salam

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