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Crise au Burundi: recrudescence des violences sexuelles à Bujumbura


Au Burundi, on assiste ces derniers mois à une recrudescence à Bujumbura des agressions sexuelles et viols par des hommes armés, qu'ils soient en uniformes ou non. Un phénomène qui avait quasiment disparu mais qui à la faveur de la crise, réapparait. Ce phénomène touche surtout les quartiers contestataires où la plupart des hommes ont fui par peur d'être arrêté, l'ont été ou même ont été tués. Les femmes se retrouvent donc seules et vulnérables. La plupart des victimes ne rapportent pas l'agression par honte ou par peur de représailles.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 3 Janvier 2016 || 31 Partages

Une jeune femme, les larmes aux yeux, refuse dans un premier temps de parler, elle demande à son amie d'écrire en français ce qui s'est passé : « des jeunes imbonerakure viennent à domicile pour voler et violer les femmes. Les policiers restent à l'extérieur ». Et quand la victime - elle-même - se met à parler, voilà ce qu'elle raconte. « Ils ont toqué, j'étais derrière la porte et j'ai ouvert. L'un m'a pris, il m'a menacé avec son fusil. Il m'a demandé de rentrer dans la maison, puis dans la chambre. Je lui ai dit d'aller la voir lui-même. Il a dit : couche-toi, enlève ta robe. Ils étaient à trois. Ils étaient au-dessus de moi avec les fusils. »
 
Cette jeune femme assure que ces trois hommes armés l'ont juste déshabillé. Mais qu'ils sont repartis sans la violer en emportant son téléphone et son argent. Quelques rues plus loin, une autre femme raconte une histoire similaire qui aurait cette fois impliquée des hommes en tenue militaire. De sa parcelle, elle pouvait entendre les cris de sa voisine. « La maman n'a pas voulu le dire par honte. Elle nous a seulement dit qu'on lui avait enlevé ses habits, qu'on ne l'a pas violé, mais nous savons que c'est la tradition burundaise. Ce n'est pas facile de dire quelque chose comme ça. Même si on viole ta fille, tu ne peux pas le dire. Tu as aussi peur qu'on te tue. Mais ça se passe tous les jours. » Cette seconde victime aurait quitté sa maison le jour même avec ses enfants
 
«J'avais tellement peur, j'avais peur de mourir»
Ces cas ne sont pas isolés. D’autres victimes racontent que le 11 décembre, après l'attaque contre des camps militaires, alors que la répression bat son plein, des policiers sont entrés sur leur parcelle pour chercher des armes. Mais l'un d'eux oblige les femmes à rentrer à l'intérieur de la maison. L'une d'elles se réfugie dans une chambre. Un policier la retrouve.
 
« J'avais tellement peur, j'avais peur de mourir. Voir comme ça quelqu'un que vous ne connaissez pas, vous toucher, enlever vos vêtements. Au départ, je pensais qu'il cherchait mon téléphone, mais je l'avais déjà donné. Je lui ai expliqué, mais il a continué. »
 
Le même policier - toujours selon ces victimes - ne se serait pas arrêté là. « Une fois qu'il a fini avec mon amie, il m'a appelé dans la chambre. Il a commencé à enlever les vêtements, mes sous-vêtements. J'avais l'impression que j'allais mourir, je ne disais rien parce que j'avais peur qu'il me tue. J'étais sur le point de m'évanouir. »
 
Une officier supérieur serait intervenu pour mettre fin à l'agression sexuelle des deux jeunes femmes, rapportent-elles, disant à son subordonné qu'ils avaient des choses à faire. Face à ces témoignages de viols perpétrés par des hommes armés dans les quartiers contestataires de Bujumbura, le gouvernement répond. Therence Ntahiraja, porte-parole du ministère de l'Intérieur, assure n'avoir eu connaissance d'aucun rapport relatant de tels actes dans la capitale. Pour lui ce sont des « des mensonges, des rumeurs » montés par des opposants, dans le but de diaboliser les forces de sécurité burundaises. Nous n’avons jamais eu un rapport qui relaterait de tels cas de viols. (…) Ces derniers jours il y a eu beaucoup de montages formulés par certains opposants au pouvoir, au parti au pouvoir, (…) pour diaboliser la police nationale, l’armée, pourquoi pas le gouvernement.
En revanche, le ministre des droits de l'homme du Burundi, Martin Nivyabandi, reconnaît être au courant de ce problème. Il parle même de 10 000 cas de viols recensés pour l'année 2015. Mais selon lui c'est un phénomène de société qu'il faut combattre et auquel le gouvernement s'attaque, mais qui n'est pas lié à la crise politique que connaît le pays.
 
Ces cas de viols ne sont pas nécessairement liés aux évènements que nous avons connus depuis avril 2015. (…) C’est un phénomène de société qui est là malheureusement, que toute la société déplore, mais le gouvernement est en train de prendre des mesures énergiques pour pouvoir le juguler.

Rfi.fr

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