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[DOSSIER] Dakarflash vous révèle comment votre smartphone transmet votre vie privée aux services secrets...


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 23 Février 2016 || 1325 Partages

DakarFlashNews - Les téléphones mobiles sont utiles, voire indispensables suivant l’utilisation que l’on en fait. Ce sont devenus des outils intelligents avec lesquels nous pourrions même avoir des discutions, qui peuvent remplacer les ordinateurs, appareils photos, chaines hi-fi, outils professionnels, consoles de jeux, mais ce sont également des espions de premier ordre qui n’hésitent pas à partager nombre d’informations sur votre vie sans votre accord, sans parler de la cerise sur le gâteau, de son impact éventuel sur votre état de santé.

La rédaction de Dakarflash republie ici une traduction réalisée par des courageux bénévoles d’un article sur
image: http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2013/07/slave-to-your-cell-phone-mobile-phone-addiction-cell-phone-slaves-technology-slaves.jpg
la surveillance des métadonnées du site de l’association néerlandaise Bits of Freedom.
Comment votre smartphone transmet en toute innocence pratiquement toute votre vie aux services secrets
L’article original, paru dans le journal néerlandophone De Correspondent, a été écrit par Dimitri Tokmetzis et illustré par Momkai.

Les services de renseignement collectent les métadonnées des communications de tous les citoyens. Les politiciens voudraient nous faire croire que ces informations ne sont pas si importantes. Un lecteur du De Correspondent a voulu vérifier et a prouvé le contraire : les métadonnées révèlent à votre sujet bien plus que vous ne l’imaginez.

Ton Siedsma est nerveux. Cela fait plusieurs semaines qu’il a pris cette décision, mais il ne cesse de la repousser. Nous sommes le 11 novembre, par une fraîche soirée d’hiver. C’est à vingt heures dix (20:10:48 pour être précis) en passant la gare d’Elst sur le chemin de la maison, qu’il a lancé l’application. Cette dernière va enregistrer la totalité des métadonnées de son téléphone sur une période d’une semaine.

Les métadonnées ne sont pas le contenu des communications, mais les données en rapport avec ces communications, comme les numéros qu’il appelle ou whatsapp, la géolocalisation du téléphone à un instant donné, mais également les destinataires et sujets des mails envoyés et les sites web visités.

Ton ne va rien faire qui sorte de l’ordinaire, il va simplement mener sa vie quotidienne. Les jours de semaine, il prend son vélo pour se rendre de son domicile à Nimègue jusqu’à la gare, d’où il prend le train pour Amsterdam. Le samedi, il se rend en voiture à Den Bosch et passe la nuit près de Zuiderpark avant de rentrer à Nimègue le lendemain par les transports en commun. Plus tard dans la journée, il prendra un verre ou deux dans un café, le St. Anna.

Il met un terme à l’expérience au bout d’une semaine exactement, le lundi 18 novembre. Après coup, il affirme s’être senti soulagé d’en avoir terminé. Sa nervosité s’explique facilement : tout ce qu’il aura fait, là où il aura été et les gens avec qui il aura été en contact, tout cela sera communiqué à des dizaines de milliers de personnes. Aujourd’hui, à vous et moi, et à l’ensemble des lecteurs de cet article.

Ces derniers mois, il est devenu clair que les agences de renseignement, sous l’égide de la National Security Agency (NSA), collectent de gigantesques quantités de métadonnées. Ceci comprend l’enregistrement du trafic des e-mails ainsi que les données de localisation des téléphones mobiles. Dès le début, les politiciens et les agences de renseignement ont défendu cette surveillance en mettant l’accent sur le fait que le contenu des communications n’est pas surveillé, l’idée étant que seules les métadonnées intéressent les agences. Selon le ministre néerlandais de l’Intérieur et la Dutch Intelligence Agency (AIVD), à l’instar du Président Obama et de la NSA, il n’y a pas vraiment de mal à cela. Et encore récemment, sur son site internet, l’AIVD parlait de la collecte de métadonnées comme d’une « violation mineure de la vie privée ».

Mais est-ce bien le cas ? Sûrement pas, comme l’expérience de Ton Siedsma le prouve. Les métadonnées (y compris les vôtres) sont plus révélatrices qu’on pourrait le croire, et bien plus que les autorités voudraient vous le faire croire.
Une semaine en dit déjà long

J’ai soumis les métadonnées de Ton à l’équipe de recherche iMinds de l’université de Gand, ainsi qu’à Mike Moolenaar, le propriétaire de Risk and Security Experts. J’ai aussi conduit mes propres analyses. Avec une semaine de relevés (logs), nous avons pu dater avec précision 15 000 événements. Chaque fois que le téléphone de Ton s’est connecté à une antenne de communication, et chaque fois qu’il a envoyé un e-mail ou consulté un site, nous avons pu voir le moment où cela s’est produit et l’endroit où il se trouvait à quelques mètres près. Nous avons pu cartographier son réseau de relations à partir de son téléphone et de son trafic e-mail. Avec ses données de navigation web, nous avons pu savoir quels sites il avait visités et les recherches qu’il avait effectuées. Et nous avons pu voir l’objet, l’expéditeur et le destinataire de chacun de ses e-mails.

Ce graphique montre les habitudes quotidiennes de Ton, en matière d’e-mail, de navigation web et de téléphonie. On peut voir son utilisation intensive de WathsApp chaque jour, juste après le déjeuner, vers 14h00
Qu’avons-nous donc appris à propos de Ton ?

Voici ce que nous avons pu apprendre, rien qu’en analysant une semaine de métadonnées de la vie de Ton Siedsma. Ton est un jeune diplômé, la vingtaine. Il reçoit des mails qui parlent de logement étudiant et de boulots à temps partiel, ce que nous pouvons déduire de leurs objets et de leurs expéditeurs. Il fait de gros horaires, en partie à cause d’un long temps de trajet en train. Il ne rentre que rarement chez lui avant 20 heures, et même chez lui, il continue à travailler tard.

Sa copine s’appelle Merel. Impossible de savoir avec certitude s’ils vivent ensemble. Ils s’envoient environ une centaine de messages WhatsApp par jour, la plupart du temps lorsque Ton n’est pas chez lui. Merel l’appelle avant qu’il monte dans son train à la gare d’Amsterdam Central. Ton a une sœur qui s’appelle Annemieke. Elle est encore étudiante : un de ses mails parle de sa thèse, à en croire son objet. Il a fêté Sinterklass (Saint Nicolas) cette année, et a tiré au sort à qui il offrirait un cadeau.

Ton aime les actualités sportives, qu’il lit sur nu.nl, nrc.nl et vk.nl. Son centre d’intérêt principal est le cyclisme, qu’il pratique lui-même. Il lit des polars scandinaves, à en croire ses recherches sur Google et Yahoo. Il s’intéresse également à la philosophie et à la religion. On suspecte que Ton est chrétien. Il se renseigne à propos de Karen Armstrong, un écrivain spécialiste du fait religieux, mais également de l’Évangile de Thomas, de « The Messiah book Middle Ages » (« livre du Messie moyen âge »), ainsi que sur le symbolisme dans les églises et cathédrales. Wikipédia lui offre beaucoup d’informations sur ces sujets.

Ton a aussi un côté plus frivole. Il regarde des vidéos sur Youtube, comme « Jerry Seinfeld: Sweatpants » et « Never Gonna Give You Up » de Rick Astley. Il regarde aussi une vidéo de Roy Donders, une vedette de télé-réalité néerlandaise. Sur Internet, il lit aussi des choses à propos de « chats qui portent des collants », « princesses Disney barbues » et « chiens à la place de guitares ». Il cherche aussi à se procurer un snuggie, une certaine « couverture Batman avec manches » retenant son attention. Oh, et il cherche avec ardeur un bon casque audio (avec Bluetooth, si possible).

Si nous examinions le profil de Ton d’un point de vue mercantile, nous le bombarderions de publicité en ligne. Il s’est inscrit à un grand nombre de newsletters d’entreprises telles que Groupon, WE Fashion et plusieurs magasins d’informatique. Il fait visiblement beaucoup d’achats sur internet et n’éprouve pas le besoin de se désinscrire de ces newsletters. Cela pourrait vouloir dire qu’il considérerait favorablement des publicités en ligne.
Article en intégralité sur La quadrature du net

Pourtant, il y a des conseils simples à suivre pour protéger sa vie privée, ce qui serait déjà un bon pas en avant, le meilleur étant de ne plus avoir de téléphone mobile, le plus compliqué pour certains…
 
D'après une étude faite par des chercheurs américains.

La rédaction de Dakarflash
 





1.Posté par bijou le 23/02/2016 20:50
MAIN DU BONHEUR Le froid est là!!!
y'a pas plus agréable pour un bon massage sensuel sénégalais ou américain avec toute l'arsenal de (thiourayes)
envi de passer d aller au nirvana ?
venez nous voir.
nous sommes seules dans notre app, nous vous faisons voyagés au paradis du bien-être secret du massage.
N.B: SATISFACTION ASSURÉE!!!
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2.Posté par caré le 23/02/2016 22:25
imbécile allez travailler honnêtement

3.Posté par Karim Sarr le 24/02/2016 12:16
Svp pourquoi vous l'insultez ? Il a le droit d

4.Posté par Moudou Khoulé Diop le 24/02/2016 12:18
Wawa c'est très grave ça mais le véritable problème c'est qu'on ne peut pas ne pas se connecter alors quels sont les moyens pour se préserver honnetement et gagner sa vie ?

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