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Djibo Leyti Kâ, fin politique et grand débatteur


Djibo Leyti Kâ, décédé jeudi à Dakar à l’âge de 69 ans, a traversé plusieurs générations politiques sénégalaises, de l’ex président Léopold Sédar Senghor qui en avait fait son directeur de cabinet en 1977 à Macky Sall qui l’a porté à la présidence de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT), 40 ans plus tard, rappelle Apanews.

Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 15 Septembre 2017 || 161 partages || 0 commentaires

Entretemps, il a certainement battu le record de longévité ministérielle dans les gouvernements des présidents Abdou Diouf (1981-2000) et de Abdoulaye Wade (2000-2012) à des postes aussi stratégiques que les départements du Plan et de la Coopération, de l’Information et des Télécommunications, des Affaires étrangères, de l’Education nationale, de l’Intérieur, ou encore, sous le président Wade, successivement de l’Economie maritime et de l’Environnement.



Son long compagnonnage avec le Parti Socialiste (PS) de Senghor prend fin en 1996 sous l’ère Abdou Diouf, à l’issue d’un congrès qui a désigné Ousmane Tanor Dieng au poste stratégique de Premier secrétaire du PS. Il conteste la procédure et quitte sa famille politique pour mettre sur pied l’Union pour le renouveau démocratique (URD) qui sera la révélation des législatives de 1998 en obtenant 11 députés sur les 140 que comptait l’Assemblée nationale d’alors.



Deux ans plus tard, il se classe quatrième au premier tour de la présidentielle avec 7,1 pour cent des voix et soutient Abdou Diouf au deuxième tour.



Reconnu fin politique et grand débatteur, l’homme né en 1948 à Linguère (350 km au Nord-Est de Dakar) a toujours su trouver des recettes pour continuer d’être un des incontournables du landerneau politique sénégalais.



En 2005 il publie son premier livre ‘’Le petit berger peul au service de la République et de la démocratie’’, un ouvrage dans lequel il partage sa vie d’étudiant très tôt imprégné des idées de son mentor Leopold Sédar Senghor et livre aussi sa « part de responsabilité dans la gestion de l’Etat ».



Personne, tant dans l’opposition que la majorité des régimes qu’il a traversés, ne lui contestait sa compétence, sa grande connaissance des dossiers de l’Etat et des affaires internationales et son grand sens de la mesure.



Dans son message de condoléances, le président Macky Sall salue l'"illustre fils du Sénégal" au nom "intimement lié à notre histoire politique de ces cinquante dernières années, l'homme ayant assumé, avec constance et passion positive, parmi les plus hautes charges de l'Etat".
 

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