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Doudou Matar Niang poignardé devant sa copine : son meurtrier et Cie écopent la perpétuité


Coupeurs de routes, dépouillant les gens, au risque de les tuer, Khalilou Diagne, Mame Mor Fallou Samb, Ngouda Cissé et Samba Diop ont, hier mardi, écopé des travaux forcés à perpétuité.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 22 Juin 2016 || 5068 Partages

Doudou Matar Niang poignardé devant sa copine : son meurtrier et Cie écopent la perpétuité

Travaux forcés à perpétuité ! Tel un faux chant, les mots du président Bara Guèye retentissent violement aux oreilles de la bonne dame. Dans un sursaut apeuré, elle bondit de son siège et se précipite dehors, se couvrant la bouche de la main gauche. Forme généreuse moulée dans une robe en «Wax», l’hystérique sort de la salle 4 du palais de justice de Dakar où un de ses proches vient d’être condamné aux travaux forcés à perpétuité. Au moment où Khalilou Diagne, Mame Mor Fallou Samb, Ngouda Cissé et Samba Diop rejoignent, désabusés, le box des accusés, elle franchit la porte d’entrée et pousse des cris stridents. Sœur, amie, femme, cousine ou connaissance d’un des condamnés, elle se tortille, pleure, grogne, se traîne sur les carreaux, avant d’être soulevée par ses proches qui calment sa «folie» passagère. Devant la salle 4, d’autres dames pleurent, à l’intérieur, un des mis en cause tente de rassurer une proche qui lui demande le verdict : «Ça a été renvoyé», dit-il, avant de se raviser : «C’est la perpète.» Une annonce qui freine l’enthousiasme de cette demoiselle venue soutenir les agresseurs, accusés du meurtre d’un homme.

Reconnue coupable d’association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes et de violence, de meurtre et de complicité de meurtre, la bande ne va plus humer l’air de la liberté. Le caïd Khalifa avait poignardé à mort Doudou Matar Niang, accompagné de sa petite amie.

Khalifa et son gang sont tombés le 21 novembre 2010, lorsque Mamadou Almon Bodian, accompagné d’autres personnes, les ont conduits au commissariat de Point E. Aux enquêteurs, Bodian raconte comment, debout devant le domicile familial, il a aperçu son jeune frère complètement dévêtu. Interrogé sur son état, son frangin lui confie être victime d’un vol au cours duquel ses agresseurs, armés jusqu’aux dents, l’ont malmené et dépossédé de ses effets personnels, dont son téléphone portable. Bodian se lance, aidé des riverains, à la poursuite des malfrats. L’agressé, Maurice Valentin Sambou, soutient qu’encerclé, l’un des malfaiteurs lui a posé un couteau au cou, un autre lui a asséné un coup de pierre, avant qu’un troisième ne lui enlève son pantalon et le dépossède de tous ses effets. Quelques heures plus tard, le nommé Alassane Mbengue se présente dans les locaux pour signaler le décès de son neveu, Doudou Matar Niang, poignardé durant cette même nuit par les interpellés. Mohamed Guèye, ami du défunt, soutient qu’il était en compagnie de celui-ci et de leurs copines, lorsqu’ils ont été attaqués par les mis en cause. Sabel Seck et Fatou Bintou Sakho ont abondé dans le même sens, précisant que c’est quatre personnes qui les ont attaqués, poignardé Matar et emporté son téléphone.

Face aux enquêteurs, Khalil avoue. Sa bande et lui étaient à bord d’un taxi, lorsqu’ils ont aperçu deux couples qu’ils ont attaqués, ciblant particulièrement le défunt qui leur avait opposé une farouche résistance. Poursuivant, il dira que ses compagnons ont maîtrisé leur proie, lui permettant de lui asséner un coup de couteau dans la région lombaire. Il ajoute qu’ils se sont ensuite dirigés vers «Grand-Yoff» où ils ont dépouillé un autre individu. Mor Fallou Samb confirme et précise que c’est Ngouda et Khalil qui portaient des couteaux. Samba Diop admet s’être agrippé au cou de Doudou Matar Niang, afin que Khalil puisse le poignarder. Ngouda ajoute détenir un couteau sous la menace duquel, il a contraint la victime à lui remettre la somme de 2000 FCfa, avant l’agression de Maurice qu’ils ont délesté de son téléphone portable et de son pantalon. Les policiers signalent d’ailleurs que c’est ledit pantalon que portait Khalil au moment de son interpellation. A la barre, les mis en cause admettent l’agression, mais soutiennent que si la victime est morte, c’est parce que les secours ont tardé à venir. Le Procureur Birame Sène a requis les travaux forcés à perpétuité. Et la défense a pris la parole. Me Tall, greffier du cabinet qui a instruit le dossier, s’est, ironie du sort, retrouvé, 6 ans après, l’avocat d’un des accusés. Et c’est avec surprise qu’il a constaté que les accusés qui avaient tout reconnu devant le juge, ont tout nié à la barre. D’ailleurs, il ne s’est pas trop épanché…

L'observateur


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1.Posté par VALERA Mansour le 23/06/2016 03:54
Soulagé que justice soit faite... Alhamdoulilah !!!!

2.Posté par VALERA Mansour le 23/06/2016 03:56
Merci beaucoup à la justice Sénégalaise. Courage à tous ses proches. Dieu existe Alhamdoulilah !!!

3.Posté par Elaj le 23/06/2016 12:45
Enfin, après tout ce temps justice est faite ! Mais svp changez cette photo car elle ne correspond pas aux faits réels ! :( Rip DMN

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