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Enlèvement d’une Suissesse au Mali : enquête ouverte


Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 10 Janvier 2016 || 6 Partages

Enlèvement d’une Suissesse au Mali : enquête ouverte
Les autorités maliennes ne disposent d'aucune information sur le sort d'une ressortissante suisse enlevée dans la nuit de jeudi à vendredi à Tombouctou (nord-ouest), a indiqué le procureur du pôle spécialisé, dans une déclaration diffusée samedi soir.

« On n’a pas de nouvelle depuis l’enlèvement », a répondu le procureur Boubacar Sidiki Samaké, interrogé par la télévision publique ORTM sur d’éventuelles preuves de vie de Béatrice Stockly, une femme d’une quarantaine d’années qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales.

« Nous avons déjà ouvert au parquet une enquête sous le fait d’enlèvement de personne, en attendant que tous ces éléments soient assez précis et que nous puissions confirmer qu’il s’agit d’un enlèvement de personne ou d’une prise d’otage en relation avec une entreprise terroriste », a-t-il précisé.

Elle vivait depuis plusieurs années à Tombouctou, où elle était revenue s’installer après avoir déjà été victime d’un rapt par des jihadistes en avril 2012.

Ce nouvel enlèvement n’a pas été revendiqué mais la piste jihadiste est privilégiée, a affirmé vendredi à l’AFP une source militaire malienne, selon laquelle « pour les auteurs, il n’y pas de doute, ce sont les terroristes jihadistes ».

Il s’agit du premier enlèvement d’Occidental au Mali depuis celui de deux journalistes de la radio RFI, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est).

Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé « avoir connaissance de l’enlèvement présumé d’une Suissesse au Mali », rappelant déconseiller depuis 2009 de voyager dans ce pays et avoir de nouveau « fortement découragé » ses ressortissants d’y séjourner après le premier rapt de Béatrice Stockly en 2012.

Cet enlèvement survient après l’assassinat à la mi-décembre dans la même ville de trois personnes, dont un journaliste de la radio chrétienne « Tahanite » (pitié, en langue locale tamasheq) qui émet depuis Tombouctou.

En 2012, Béatrice Stockly avait été libérée au bout d’une dizaine de jours grâce à une médiation du Burkina Faso.

Elle avait été relâchée par le groupe islamiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, contrôlant alors la cité historique, qu’elle avait refusé de quitter.

Sa libération était intervenue contre le paiement d’une rançon, avaient affirmé à l’AFP plusieurs sources de sécurité. Mais un médiateur burkinabè et un responsable d’Ansar Dine avaient démenti.

Selon un porte-parole du groupe jihadiste à Tombouctou à l’époque, « la seule condition que nous avons posée est qu’elle ne revienne plus chez nous ». « Elle profite de la pauvreté et de l’ignorance de nos enfants », avait-il accusé
avec jeuneafrique.com




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