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Etat du Sénégal - Usaid : Les hauts et des bas d’un partenariat


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 12 Juillet 2016 || 27 Partages

«Plus qu’un rituel, la revue constitue un moment important pour s’assurer de la bonne mise en œuvre de notre programme de coopération, identifier les principales contraintes et trouver les solutions les plus appropriées», a fait savoir le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

Co-présidant cette rencontre avec l’ambassadeur des Etats-Unis, son Excellence, James Zumwalt, le ministre sénégalais a fait savoir que : «ce programme, qui figure parmi les plus importants en matière de coopération entre le Sénégal et ses partenaires, a débuté en 1961.  Il s’est intensifié au fil des années pour atteindre un montant cumulé d’environ 1160 milliards de francs CFA en 2015. Le montant des engagements sur la période de 2010-2015 s’élève à environ 649,84 millions de dollars américains, soit environ 357 milliards de francs CFA».

Dans son propos, M. Bâ d’informer que «le gouvernement du Sénégal et l’Usaid ont signé en septembre 2015, quatre (4) accords d’assistance d’un montant global 465,736 millions de dollars américains, soit environ 232, 868 milliards de francs CFA dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la croissance économique, de la bonne gouvernance et du renforcement de la démocratie. Le prolongement de ces accords qui s’étend jusqu’en 2020 s’intègre harmonieusement aux axes stratégiques du Plan Sénégal émergent (Pse) et traduit une volonté forte du gouvernement américain de s’aligner sur les priorités définies par l’Etat du Sénégal».

Ce partenariat, rappelle-t-il, «s’inscrit dans le contexte visant l’émergence économique de notre pays à l’horizon 2035. Il concerne plus particulièrement des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, la croissance économique, la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la paix».

Malgré ces résultats jugés «encourageants», reconnait-il que : «le programme demeure confronté à certains défis tels que insuffisance des infrastructures de stockage et des ressources humaines, la faiblesse de l’harmonie des approches et de la coordination des programmes d’eau et d’assainissement en milieu rural et une insuffisance dans la coordination des différentes initiatives gouvernementales telles que le Programme national d’investissement agricole (Pnia)».

S’expliquant sur ces résultats obtenus, l’Ambassadeur des Etats-Unis, James Zumwalt a listé des difficultés rencontrées pour aller de l’avant. Tout d’abord, reconnait-t-il, «le Sénégal a fait des progrès impressionnants au niveau de l’amélioration des investissements privés, mais d’importantes réformes sont encore nécessaires. On peut notamment mentionner une nouvelle politique foncière qui ouvrira de nouvelles opportunités aux investissements privés dans le secteur agricole. Nous espérons que les recommandations de la Commission nationale de réforme foncière favoriseront un accès élargi à la propriété foncière, notamment pour les petits propriétaires, les femmes et les investisseurs, et qu’elles seront adoptées et mises en œuvre rapidement».

Deuxièmement, poursuit-il : «les progrès concernant la mortalité maternelle sont à la traine par rapport à d’autres progrès spectaculaires en termes d’indicateurs de santé nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux du Sénégal en matière de croissance économique. Nous encourageons l’adoption de mesures renforcées pour réduire le risque de mortalité des femmes enceintes, avec notamment davantage de personnel de santé qualifié dans les zones rurales éloignées».

Troisièmement, renchérit le diplomate américain, «les réformes entreprises dans le cadre de l’Acte3 de la décentralisation peuvent améliorer de façon significative les services publics en élargissant le rôle des communautés locales dans la prestation de services de base. Nous incitons le gouvernement du Sénégal à accélérer la mise en œuvre des réformes de cet acte, en augmentation les affectations budgétaires visant le renforcement des capacités de gestion d’une cinquantaine de collectivités locales à Kédougou et en Casamance début 2016».

Il a réitéré «l’engagement des Etats-Unis à renforcer notre collaboration à travers l’Usaid pour améliorer la santé et la sécurité alimentaire des familles, augmenter le nombre d’enfants qui apprennent à lire à l’école et veiller à ce que toutes les personnes au Sénégal aient des opportunités économiques leur permettant de gagner décemment leur vie et celle de leurs familles».

IGFM


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