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États-Unis et Russie peinent à trouver un accord de coopération en Syrie


La réunion marathon entre John Kerry et Sergueï Lavrov, vendredi, n'a pas débouché sur un accord de coopération entre les deux pays en Syrie, mais les représentants des États-Unis et de la Russie ont assuré avoir fait des progrès.

Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 27 Août 2016 || 174 Partages

États-Unis et Russie peinent à trouver un accord de coopération en Syrie
 

Les États-Unis  et la Russie  ont fait état de progrès, vendredi 26 août dans la soirée, pour parvenir à un nouveau cessez-le-feu en Syrie, mais les modalités d'un accord pour tenter de mettre fin au conflit, qui ravage le pays depuis cinq ans, restent à définir.

"Nous sommes parvenus à clarifier la voie menant" à une cessation des combats, a affirmé le secrétaire d'État américain John Kerry  à l'issue d'une réunion marathon d'une douzaine d'heures avec son homologue russe Sergueï Lavrov  à Genève.

Le chef de la diplomatie russe a, de son côté, fait état de "pas très importants en avant". Il reste toutefois "encore quelques points, parmi lesquels l'accès humanitaire aux civils en danger en Syrie, notamment dans la région d'Alep" (nord-ouest).
 

Un conflit rendu encore plus complexe avec l'intervention militaire de la Turquie
 

La réunion intervenait, alors que le conflit était devenu encore plus complexe avec l'intervention militaire de la Turquie  dans le nord de la Syrie contre les jihadistes de l’organisation État islamique (EI), mais également contre les Kurdes, Ankara ayant envoyé de nouveaux chars vendredi.

Toujours sur le terrain, des insurgés et leurs familles ont commencé, à la suite d'un accord avec le régime, à évacuer la ville de Daraya, près de Damas, un ancien bastion rebelle.

Si la "grande majorité" des obstacles techniques pour un cessez-le-feu font l'objet d'un accord, Washington et Moscou ne sont pas encore prêts pour "une annonce définitive qui serait menacée d'échec", a déclaré John Kerry.
 

"Nous ne voulons pas d'un accord pour simplement dire que nous avons un accord"
 

Une première cessation des hostilités négociée par Washington et Moscou et entrée en vigueur en février avait volé en éclats après des violations répétées des belligérants. "Nous ne voulons pas d'un accord pour simplement dire que nous avons un accord", a prudemment souligné le secrétaire d’État américain.

Les chefs de la diplomatie américaine et russe avaient entamé leurs entretiens dans la matinée dans un grand hôtel sur les bords du lac Léman, suscitant des espoirs de relance des pourparlers de paix en Syrie. Ils ont été rejoints pendant près d'une heure en milieu de journée par l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

"Nous avons convenu de domaines spécifiques sur lesquels nous allons travailler avec les parties [du conflit]. La Russie [travaillera] avec le gouvernement syrien, les États-Unis avec l'opposition", a pour sa part expliqué Sergueï Lavrov.

Des experts américains et russes vont continuer de travailler dans les jours à venir pour régler les points non résolus.

Une fois résolues "les questions purement techniques" et "dès qu'il y aura suffisamment de bonne volonté pour organiser des négociations productives", Staffan de Mistura "nous aidera à revenir à la table des négociations pour parvenir à un accord sur une transition politique", a assuré le ministre russe des Affaires étrangères.

Plusieurs sessions de discussions intersyriennes, destinées à mettre fin à ce conflit qui a fait plus de 290 000 morts depuis 2011, ont eu lieu à Genève depuis le début de l'année, sans aboutir à des résultats.

Moscou et Washington ont l'EI comme ennemi commun, mais la Russie soutient politiquement et militairement le régime de Damas, tandis que les États-Unis appuient l'opposition syrienne qui réclame le départ du président Bachar al-Assad.

Avec AFP


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