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Exclusif : le chef d’état-major des armées veut "éviter tout affrontement"


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 22 Septembre 2015 || 21 Partages

Sur France 24, le chef d'état-major des armées du Burkina Faso, le général Pingrenoma Zagre, a affirmé mardi vouloir "éviter tout affrontement" avec les putschistes militaires du RSP. "Il serait stupide et ridicule d'en arriver là", a-t-il estimé.

Le chef d'état-major des armées du Burkina Faso, le général Pingrenoma Zagre, a lancé, mardi 22 septembre sur l’antenne de France 24, un message apaisant à l'endroit du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'État du 17 septembre.

"Les éléments de l'armée n'ont jamais décidé d'attaquer qui que ce soit. C'est dans ces dispositions que nous sommes pour éviter tout affrontement, car ce serait stupide et ridicule d'en arriver là", a déclaré l'officier, précisant être en contact avec le chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré.

"Chacun est bien disposé [...] Nous poursuivons les concertations et nous devons parvenir à une situation qui préserve les intérêts du Burkina Faso, l'unité et la cohésion nationales", a poursuivi le général Zagre, se disant "optimiste" sur une sortie de crise.

"L'armée est une famille, et dans une famille il n'y a pas lieu de s'affronter", a encore ajouté le général Zagre. "Nous voulons les rassurer qu'aucune hostilité n'est nourrie à leur encontre, et il faut que nous travaillions tous ensemble sous l'autorité du chef d'état-major des armées, afin de donner l'image d'une armée républicaine, qui sert la nation, et qui rassure la population", a-t-il déclaré.

Arrivée dans la nuit de lundi à mardi dans la capitale burkinabè, l'armée loyaliste a gagné des casernes et demandé aux putschistes du RSP, dirigé par le général Diendéré, de déposer les armes.

Diendéré n’écarte pas la possibilité de se défendre

Auparavant, le général Diendéré s'était dit prêt à négocier et avait évoqué des "échanges très fructueux" avec les loyalistes, sans écarter toutefois la possibilité de se défendre.

Le chef putschiste, ancien bras droit de l'ex-président Blaise Comparé, renversé après 27 ans de pouvoir en octobre 2014, a également insisté sur la médiation de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui se réunissait en sommet extraordinaire à Abuja, au Nigeria, mardi après-midi.

>> À lire sur France 24 : "Le lieutenant-colonel Zida, dans la ligne de mire des putschistes burkinabè"

Le projet d'accord de sortie de crise de la Cédéao prévoit notamment la restauration des autorités de transition au Burkina mais aussi l'amnistie des putschistes et la réintégration des partisans du président déchu Blaise Compaoré dans la compétition électorale en vue des élections présidentielle et législatives.

Ce projet d'accord a suscité la colère de la société civile qui accepte mal l'amnistie des putschistes proposée par la médiation.

Les violences qui ont accompagné le coup d'État militaire commis le 17 septembre au Burkina Faso ont fait au moins 10 morts et 113 blessés, selon une source hospitalière.


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