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FLASH HEBDO: A quel saint se vouer en Afrique ? (Me Bocar Arfang Ndao)


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 22 Septembre 2015 || 233 Partages

Même si cela se passe hors de nos frontières nous ne manquons pas d’être indignés par ce qui se passe au Burkina. C’est que avant et après tout, nous nous sentons africains .Mais nous nous demandons surtout pourquoi les coups d’états et les règlements de comptes judiciaires font légion en Afrique. Pourquoi Boko Haram fait feu de tout bois au Nigeria, pourquoi la Lybie est saccagée et pourquoi ce sont les africains qui tutoient la mort dans des pirogues et autres embarcations pour se faire appeler les migrants ou les non désirés d’Europe.
Nous sommes poussés aux limites d’avoir honte d’être des africains.
Naturellement il y a des crises dans tous les systèmes politiques, mais dans l’échelle de la démocratie, les coups d’états sont certainement au bas de l’échelle des valeurs politiques, un argument d’hommes dépourvus de respect pour les choix, controversés ou non, du plus grand nombre. Pire encore est le fait qu’au-delà des tentatives d’analyses politiques, rien ni personne ne peut expliquer le chaos permanent qui secoue nos Etats. C’est dire qu’il n y a priori aucune logique à la dévolution du pouvoir, des démocraties sans termes de référence : Ou ce sont les coups d’états avec la classe à Dadis Camara, ou l’intervention de la France comme en côte- d’ivoire. Nous devrions certes toucher du bois au Sénégal, mais cela n’épuise pas la question.
Le procès de Hissein Habre envisagé dans un pareil contexte n’est donc qu’un simulacre puisque les hommes n’ont pas changé en réalité. Le Burkina d’aujourd’hui ressemble beaucoup au Tchad des années 75 avec Goukouni Oueddei et Felix Malloum, déjà que le procès de la vérité n’est pas diffusé dans le pays ou cette vérité importe le plus c’est à dire au Tchad.
Pourtant nous trouvons toujours des personnes qui s’approprient les victoires collectives, celles des peuples. Mais si ces gens ne peuvent pas en garantir la pérennité, c’est qu’ils n’y sont en réalité pour rien.
Nous disions que plus que d’en avoir marre ou de balayer, il faut proposer des modèles structurels de sortie de crise et de développement qui sont aptes à asseoir l’identité négro-africaine comme dirait Cheikh Anta DIOP. Une forme de conscience historique qui amènera les africains à se concevoir et à se développer ensemble. Sans cette identité nous ne sommes rien et la CEDEAO n’y pourra rien. C’est une question de peuples, c’est une question de civilisations.
 Tant que les situations vécues dans nos divers peuples ne sont pas la consécration libre des besoins des peuples africains, la pérennité des initiatives n’est pas garantie en ce sens que ceux qui s’en proclament titulaires ne le sont pas, et nous ne pourrons jamais savoir jusqu’ ou va la main de l’occident dans nos affaires. Cela doit être est le combat de toute une nation. Une nation qui se former à comprendre les enjeux du pouvoir politique et à décider en conséquence. Une manière de vouloir et de savoir par nous-mêmes pauvres africains, une forme de responsabilité individuelle.
Le peuple Burkinabe est celui à propos duquel Tomas Sankara disait, ce qui est du reste valable pour tous nos pays africains : «  L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maitre qui prétend qui l’affranchir. Seule la lutte libère…  »
DakarFlashNEWS vous rappelle toutefois que l’histoire d’un homme n’est pas celle d’un peuple et que l’histoire d’une nation ne s’écrit pas à travers le coup d’état d’un homme. Accepter de maintenir un tel homme au pouvoir c’est se rendre complice de forfaiture quel que soit le fondement de la médiation.
Une façon de voir que nous voulions partager pour l’Afrique.

DakarFlash1




1.Posté par karim le 22/09/2015 23:59
il faut proposer des modèles structurels de sortie de crise et de développement qui sont aptes à asseoir l’identité négro-africaine comme dirait Cheikh Anta DIOP
i agree (y)

2.Posté par jULES le 23/09/2015 00:41
l'erreur est juste débile laniou def, en afrique aulieu de sentre aider il creer des punch pour faire tué le presi et de rester au sommet,, on est jamais en ok dans un deal puis on veux faire l'interessant ...
mle vrai probleme de l'affricain c'est l'africain lui meme

3.Posté par Zahma le 23/09/2015 02:01
Zero faute. Bien parlé

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