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[FLASH HEBDO] De l’agonie de la génération postcoloniale (Par Me Bocar Arfang Ndao)


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 16 Octobre 2015 || 47 Partages

Nous  restons assurément surpris de la tournure qu’a pu prendre le renouvellement du bureau de l’assemblée nationale sénégalaise. Censéeêtre une résultante de la souveraineténationale, notreassembléeaujourd‘hui est le lieu de querelles crypto personnelles et la propre contrevenante de la loi qu’elle est chargée de pourvoir. Mais si les errements  passent comme lettre à la poste s‘agissant de la légalité de l‘érection du bureau c’est qu’à bien des égards, les intérêts politiques ont pris le dessus sur ceux du peuple dont la représentation seule, justifie de l‘existence de l‘assemblée nationale.
 
A cela s’ajoute, ce qui est  à déplorerdu reste,qu’il n’y a  jamais au Sénégal de voixautorisée pour éclairer la lanterne du peuple qui ne comprend souvent pas les enjeuxliés au bon fonctionnement de l‘assemblée nationale.
 
L’apologie de la parité est insuffisante à déterminer une évolution démocratique qualitative et chaque citoyen doit se faire fort de participer à la consolidation de cette assemblée pour qu’en tant que de besoin le pouvoir reste une limite pour le pouvoir. Et si ces valeurs de l’histoire politique restent valables, il faut néanmoins admettre que c’est à la jeunesse de les réincarner.
 
L’absence de changement dans la démarche  notamment par la confiscation de l’opinion à travers une majorité systématiquement acquise à la cause du parti au pouvoir trahit un mal beaucoup plus profond au demeurant, qui est le refus de l’évolution dans les idées et la démarche politiques.
 
 La maitrise de l’assemblée nationale est demeurée un moyen de politique plus qu’une finalité démocratique. Et la présidenceaccordée aux hommes des années 68,81, 2000,2007 et 2012 ne peut  guère nous apporter plus de succès que le passé .Quand on prend les mêmes, on reste forcement dans le même travers encore qu’on n’a pas besoin d’être un géni pour appliquer un règlementintérieur et veiller conformément à ce texte, à ériger un bureau de l’assemblée sans s’exposer à des critiques. 
 
L’analysequ’il fallait faire des textes était pour ainsi dire sommaire  afin d’avoir  au final un bureau crédible.Mais que dire lorsque le plus grand parti ou en tous cas l’un des plus grands à savoir le PDS pose un postulat de départ pour un groupe parlementaire qui l’expose à l arbitrage populaire et arbitraire ? Encore une fois c’est le refus de l’alternance générationnelle qui semble en être la cause.Notre système politique et démocratique tarde à s’émanciper de ses pèresfondateurs, ce qui reportel’émergence d’une nouvelle identité politique .Nous espérons que ces fiascos de part et d ‘autre constituent le début de la fin de la colonisation idéologique des fils africains par les pères africains.Phénomèneinéluctable de date incertaine, lamort (de certaines pratiques politiques) est source de bonheur lorsque qu’elleconsacre le refus de la jeunesse d’une dictature idéologique.
 
Ce serait forme de prise de responsabilité, un appel lancé à la jeunesse sénégalaise pour prendre en charge son destin.Sans cela nous n’aurons que des conséquencesnéfastes d’une mort annoncée des pratiques des maitres de la période postcoloniale à nos jours, seraient ils du cotes de tenants du pouvoir politique.
 
Une façon de voir parmi d’autres !
 
 
 
 

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