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FLASH HEBDO: Le Burkina, entre Communauté et commodités,..un manque de cohérence dans la démarche


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 2 Octobre 2015 || 46 Partages

DakarFlashNEWS - Nous ne savons toujours pas à quel saint se vouer au Burkina. Et malgré les échanges malvenus des experts sur la question de la gestion de la crise, aucune solution ne semble se dégage pour le moment. Nous devrions donc nous interroger sur le suivi de la médiation communautaire c’est à dire l ‘action de la CEDEAO. Il semble que le peuple Burkinabè soit livré à lui même d’ailleurs. S’il est sans doute fort intéressant de retenir que la voix du peuple a triomphé, peu de gens pourraient donner la portée de ce triomphe .En effet partant du principe que la médiation de la CEDEAO et donc la démarche communautaire a été à la base du dénouement de la confiscation du pouvoir, la logique de renvoyer la victoire au peuple souverain, ce qui au demeurant, et de loin l’opinion la mieux partagée ,laisse le problème entier et le paradoxe manifeste quant à la démarche à suivre pour une sortie de crise définitive. La question de la souveraineté nationale dont le peuple est dépositaire ne s’aborde pas avec les fondements du droit communautaire et donc de la position de la CEDEAO.La confusion opérée entre la personne du président de la république sénégalais agissant es nom et en sa qualité de président en exercice de la CEDEAO montre que si le peuple burkinabè a compris le poids de la communauté comme moteur d’intégration politique, il n’en demeure pas moins réfractaire à son action et s’appropriera aussi difficilement ses conclusions qui seraient elles dictées par l’état de nécessité ou le cas de force majeur.. D’ailleurs sur ce point, la justification des points d’accords est restée lapidaire, ce qui prive l’opinion africaine nécessairement témoin de cette page de l’histoire du Burkina de tout terme de référence quant à la démarche suivie, ce qui pouvait être source de garantie pour le crédit à accorder aux conclusions du sommet extraordinaire. Néanmoins les critiques qui ont été portées sur la médiation initiée notamment au vu des errements d’ordre protocolaire qui a vrai dire ne sont pas du ressort du visiteur, n’ont pas empêché d’accepter la solution finale de la CEDEAO. Faut il mettre cet état de fait sur l’immaturité de l’opinion burkinabè ou la mauvaise foi des acteurs qui substituent leurs commodités au grès des circonstances à la communauté ? L’un dans l’autre cela va entrainer une confusion quant à la viabilité des accords qui ont ainsi été pris. Qui sera en effet garant du respect de ces derniers? La CEDEAO quoi qu’il soit, aurait du prendre toutes les mesures nécessaires pour que la logique des accords soit respectée de sorte que la procédure de gestion de crise soit acquise à l’expérience africaine. Faudrait encore que ces accords soit structurellement viables. Nous disions en effet que force devait rester à la loi et que opérations militaires ne sauraient être une voie d’accès au pouvoir. En cela nous nous accordons avec le peuple Burkina. On se demande donc comment alors une institution aussi importante que la CEDEAO a-t- elle pue acter une impunité quant aux évènements du 16 septembre. A priori la base d’une instabilité a été jetée par cette organisation qui vraisemblablement au lieu de symboliser le renouveau démocratique s’est inscrit en faux avec le peuple hôte et cela complique l’équation en ceci : Si la CEDEAO venait à reculer dans ses options c’est tout le vécu de l’approche communautaire qui sera remis en cause. Cependant si l’impunité est cautionnée à ce niveau, c’est tout le principe de la souveraineté des peuples qui sera bafoué. C’est pour dire que nos dirigeants peuvent parfois être très mal inspirés et s’aligner sur l’extraordinaire là où il faut seulement écouter la voix des peuples et non se substituer à ces derniers. Nous sommes animés effectivement d’un sentiment de tristesse car nous pensons que malgré tout, les bases d’un retour à l’ordre non pas été jetées. En effet la décision de juillet 2015 de la Cour de la CEDEAO sur les conditions de la candidature aux présidentielles épouse plus la position des putschistes que de la transition. Un désaveu manifeste de la procédure et de la position que le peuple trouve légitime et que finalement en vérité c’est la transition qui est malaimée. Ainsi à notre humble avis le problème n’a été que différé quant au retour à l’ordre constitutionnel et que les commodités personnelles qu’on affecte volontiers à des positions populaires continuent de présider aux destinées du gouvernement. Nous osons espérer que l’avenir se conjuguera avec plus de lucidité et de probité car l’Afrique nous intéresse aussi. Par ailleurs tant que les peuples africains ne ses seront pas saisis sans équivoque de leur quotidien et de leur destin, la main de l’occident y trouvera toujours une place à nos risques et périls. Une façon de voir que nous voulions partager.

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