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[FLASH HEBDO] Le Terrorisme et la redéfinition de la culture (Par Me Bocar Arfang Ndao)


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 5 Décembre 2015 || 133 Partages

[FLASH HEBDO] Le Terrorisme et la redéfinition de la culture (Par Me Bocar Arfang Ndao)
Le terrorisme s’invite aujourd ‘hui dans nos discours pour ne pas dire nos préoccupations de tous les jours.  Cela ressemble à une guerre venue d’ailleurs dont nous sommes à notre corps défendant, partie prenante. En allant plus en profondeur nous devons constater qu’à chaque génération correspondra une bataille d’origine culturelle sinon cultuelle ou de l’ordre de la civilisation.
En effet si sur le plan économique, la rupture catégorielle est définitive entre l’Europe,l’Amérique,l’Afrique et l’Orient dans une certaine mesure, sur le plan des idées et de l’obédience religieuse, les positions sont et resteront structurellement concurrentes. C’est parce que Les idées et la foi ne paient pas l’impôt et n’ont pas davantage de frontières.  Pour les mesurer et éventuellement les maîtriser, il faut maîtriser les hommes. Or sur ce point on ne peut remettre le droit des peuples et conséquemment des individus à disposer d’eux même en cause.
C’est une manière de dire que sur ces questions, il ne faut pas décréter la lutte pas plus qu’il ne faut déclarer la guerre sans tenir compte du contexte particulier de la communauté en cause,sa  structuration et ses convictions profondes. La lutte tout autant que la guerre, serait- ce contre le terrorisme, ne saurait être un phénomène de mode. Les causes profondes ne sont pas universelles pas plus que les solutions probables.
En ce sens,plus que la sécurité ponctuelle qui est en toutes hypothèses du ressort de l’Etat, il s agit de défendre la préservation des cultures si ce n ‘est des civilisations.  Sur ce point, chaque citoyen a un rôle à jouer pour peu qu’il en prenne conscience. D’ailleurs, il ne s’agit pas que du terrorisme, mais aussi des questions de genre et de « mariage pour tous » qui font souvent l’objet de chocs diplomatiques, lesquels revoient à l’idée d’attenter aux choix des autres,chose blâmableà plus d’un titre.
Le problème en Afrique et au Sénégal, c’est que la question de la culture et de la civilisation, après la colonisation, ne sont pas à ce jour considéré comme des questions principales et consubstantielles à l’identité « politique » et valables à elles seules de moteur d’émergence.Le problème en Afrique et au Sénégal, c’est que la question de la culture et de la civilisation, après la colonisation, ne sont pas à ce jour considéré comme des questions principales et consubstantielles à l’identité « politique » et valables à elles seules de moteur d’émergence. Nous devrions avoir nos propres structures, un cadre de concertation permanent sur les questions religieuses de culture et de civilisation et ne pas se limiter à multiplier les musées africains pour la gloire du passé.
Les questions qui secouent le monde risque de s’abattre avec violence sur la jeunesse africaine et sénégalaise si elles n’ y sont pas préparées.Il s’agit bien entre autres de la foi, de la laïcité, de la liberté d’information, de culte et des mœurs. Mais quand on peine à avoir 50 pour-cent d’admis aux examens, nous pouvons comprendre que ces préoccupations soient de seconde zone et que nous soyons pressés d ‘organiser des conférences pour être formellement au diapason. Il reste que les problèmes de fond appellent des solutions de fond, et entre les deux un travail de fond.
Si la classe gouvernante rate la véritable problématique, il appartiendra à la jeunesse de la poser et d’entreprendre de la résoudre.
La symbiose naturelle autour du Magal de Touba montre si besoin est, que d’autres références sont possibles, et bien à nous.
Une façon de voir parmi d’autres que vision responsable du Sénégal voulait partager.

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