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[FLASH HEBDO] Lorsque les masques tombent… (Par Me Bocar Arfang Ndao)


Lorsque les masques tombent….

Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 2 Décembre 2016 || 884 Partages

[FLASH HEBDO] Lorsque les masques tombent… (Par Me Bocar Arfang Ndao)
….C’est le sénégalais qui doit être mis en examen.
Les derniers évènements criminels ont fait découvrir de nouvelles facettes et de nouveaux visages des sénégalais dont personne ne veut être comptable. Une raison peut être pour l’avocat de la société de relever qu’il sera sans pitié pour les criminels, comme si le parquet pouvait aller au-delà de réquisitions. Il n’est point besoin par ailleurs de promettre un service qui est dû au peuple sénégalais au nom de la loi, c’est tout le sens d’un service public.
En vérité, il semble que nous soyons un peuple qui refuse de s’assumer et ce, devrait-on dire, depuis belle lurette. Crier à la peine de mort est un faux - fuyant. Serait-elle la solution, elle ne pourrait être rétablie en une semaine alors que les faits continuent.
Un autre de nos problèmes est de vouloir être inconséquent quant à l’évolution des mœurs .Nous voulons tout de l’évolution et de la modernité, une forme d’occidentalisation, sans en assumer aucune de ses conséquences.
Les séries sénégalaises qui se vendent actuellement reposent en partie sur  la violence et l’arnaque, le trafic de drogue en toile de fond .Un peuple qui ne connais pas la violence ne s’y retrouve pas et sous quelque forme que ce soit. Si la violence est là palpable et bien sénégalaise il faut l’assumer et la combattre. Heureusement d’ailleurs que la barbarie récente n’implique pas des étrangers, car on se serait donné à cœur joie dans les accusations et fait un faux procès à la libre circulation des personnes et des biens.
Lorsque nous traversons une crise ou nous vivons des évènements qui semblent nouveau nous devrions apprendre à poser la problématique et amorcer une analyse sans jamais avoir la prétention d’avoir la solution miracle.
Et il faut dire que l’angle de la répression n’est que l’étape ultime du règlement d’un drame. Devrions-nous attendre une audience d’assise pour régler la question de violence ?
Le premier pas vers la guérison c’est de savoir qu’on est malade. Le second est de faire un bon diagnostic et le troisième de suivre un traitement avec rigueur. La violence est une pathologie sociale qu’il faut assumer et encadrer pour imaginer le vaincre. La Teranga de façade cache une violence persistante qu’il faut assumer.
Les problèmes de société sont généralement assez profonds  et nécessitent une analyse plus profonde.
Le Sénégal est par exemple un pays moderne ou personne ne va vas voir un psy. L’assistance sociale est généralement inconnue. Un pays de droit pur ou les crimes sont jugés sans les jurés. C’est dire qu’on ne cherche pas à comprendre les criminels qu’on veut soigner. La dimension psychologique des délinquants n’est jamais ou bien rarement prise en compte.
Au demeurant, faut à chaque fois qu’il y ait des catastrophes pour qu’on s’en prenne aux problèmes. Il y a quelques semaines, c’était le pétrole et le gaz. Maintenant c’est la peine de mort et c’est les mêmes qui sont toujours les experts comme s si nous étions un peuple aux esprits bâillonnés.
Vision Responsable pense qu’il est temps de nous assumer autant pour nos vertus que pour nos vices et engager des politiques sociales pénales ou pas, comprises et acceptées de tous de sorte que chacun soit un atout contre la violence.
Une façon de  de voir parmi d’autres que nous voulions partager. 

DakarFlash1



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