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FUF et association de malfaiteurs: La DIC démantèle des réseaux de faussaires de plusieurs nationalités


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 11 Juin 2016 || 396 Partages

La Division des investigations criminelles (DIC) a encore tapé du côté des trafiquants de faux visas, dans trois affaires différentes. Depuis lundi, elle a déféré au parquet cinq individus pour association de malfaiteurs et faux et usage de faux. Les présumés faussaires détenaient, entre autres, de vrais faux documents de voyage dont des visas, passeports et titres de séjour français, espagnols, brésiliens et même sénégalais.

La Division des investigations criminelles (DIC) a mis à la disposition du parquet de Dakar cinq individus de différentes nationalités dont une dame. Un commerçant gambien du nom de M. O. Diarra a été le premier à tomber. Il a été appréhendé aux alentours de l’aéroport international de Léopold Sédar Senghor, dans la nuit du 5 juin passé. Les policiers avaient reçu l’information selon laquelle, le mis en cause appartient à un réseau de faussaires spécialisés dans la confection de faux documents de voyage. C’est en exploitant ce renseignement que les policiers ont fini par l’appréhender. D’après nos sources, Diarra, domicilié à Thiaroye sur mer, avait sur lui un visa brésilien, deux permis de séjour espagnols, ainsi que des passeports avec des noms étrangers et sénégalais.

Interrogé sur l’origine des documents, d’autant plus les enquêteurs se sont rendu compte qu’ils étaient tous faux, Diarra a tenté de faire croire à ses interlocuteurs qu’il n’est qu’un simple intermédiaire et ignore à qui les documents sont destinés. Il a dit qu’un certain Sène, basé en Gambie, lui a remis les documents pour qu’il les donne à un certain Abdou Diouf. Toutefois, il a reconnu avoir perçu une commission, car Sène lui a remis la somme de 250.000 F CFA. En poussant leurs investigations, les éléments de la DIC ont découvert que le Gambien était plus qu’un intermédiaire. Qu’il avait l’habitude de recevoir, via DHL, des colis venant du Nigéria. Il se trouve que l’un d’eux était constitué de faux documents confectionnés au Nigéria, avant d’être expédiés au Sénégal. C’est pourquoi la DIC poursuit son enquête pour arrêter les autres membres de la bande.

L’arroseur arrosé

La seconde affaire implique une dame qui prétend être l’ex-épouse d’un diplomate sénégalais. G. Dieng a été arrêtée, suite à une plainte d’un certain O. Kaba qui lui-même se trouve dans les liens de la prévention. De nationalité guinéenne, ce dernier avait porté plainte contre Mme Dieng pour escroquerie au visa. Il disait avoir versé, courant 2014, un acompte de 4 500 dollars () à la dame qui s’était engagée à lui trouver des passeports français, pour le compte de ses frères. Las de courir derrière le remboursement de son argent, à défaut des documents, O. Kaba a déposé plainte, dans l’espoir de rentrer dans ses fonds.

Seulement, lors de son audition, il y a eu un retournement de situation. Il s’est révélé que le Guinéen dispose d’une carte d’identité et d’un passeport sénégalais. Interrogé sur cet état de fait, il a avoué aux enquêteurs les avoir confectionnés avec un faux extrait de naissance. Ce n’était pas tout, car, Kaba dispose également d’un passeport français qui lui aurait été remis par la dame. Or, il se trouve que ce passeport n’est pas entaché de faux, mais il a été volé, depuis 2010, à son légitime propriétaire. C’est pourquoi, après sa déposition, Kaba s’est retrouvé dans le violon.

Quant à G. Dieng, les policiers ont découvert chez elle plusieurs passeports, à l’occasion d’une perquisition. Selon nos sources, elle a laissé entendre qu’ils appartiennent à ses enfants nés d’une union avec un diplomate sénégalais. Mais, les policiers estiment qu’il y a assez d’indices attestant l’existence des délits d’escroquerie et faux et usage de faux.

La dame et le Guinéen ont été déférés, en attendant l’arrestation de la personne qui a délivré le faux extrait de naissance confectionné dans un centre d’état civil de la banlieue. D’ailleurs, au cours de son audition, ce dernier, dit-on, a confié aux policiers que plusieurs de ses compatriotes ont réussi à obtenir des documents sénégalais, grâce à de faux actes de naissance.

Les candidats au voyage

S. Seck et F. Ndiaye voulaient eux obtenir de vrais visas pour l’Italie, avec de faux visas français. En fait, pour mettre la chance de leur côté, certains candidats à l’émigration réussissent à mettre le cachet ‘’Départ et Arrivé’’ à leur passeport pour croire aux autorités consulaires qu’ils ont déjà voyagé. Avec l’avancée de la technologie, les faussaires ont une nouvelle trouvaille consistant à confectionner de faux visas d’un pays A pour ensuite faire une nouvelle demande vers un pays B. C’est ainsi que le Consulat d’Italie a pu détecter sept demandeurs de visas dont les passeports portaient de faux visas de la France.

Après cette découverte, les autorités consulaires ont saisi leurs collègues de l’Ambassade de France qui les ont confortés. C’est ainsi qu’elles ont saisi la DIC qui a en place un dispositif ayant abouti à l’arrestation des deux suspects. Au cours de leur interrogatoire, ils se sont dit étrangers aux faits, en soutenant qu’ils ont été approchés par un certain P. Dièye qui leur a demandé de récupérer le visa. Un argument loin de convaincre les policiers qui les ont déférés au parquet.

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