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Fada et Cie pour le respect du calendrier électoral aux Législatives


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 13 Juillet 2016 || 17 Partages

La conférence des leaders de la coalition Entente des forces de l’opposition (Efop) s’est tenue, ce mardi 12 juillet 2016, chez Modou Diagne Fada, pour donner sa position sur la refonte du fichier électoral. Au terme de cette rencontre qui a réuni entre autres Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada et Aliou Sow, un certain nombre de décisions ont été prises conformément à sa ligne politique et à son engagement pour le Sénégal. C’est du moins ce qu’a expliqué d’emblée, le porte-parole du jour, Aliou Sow.

Les questions abordées au cours de cette rencontre «portent essentiellement sur les enjeux et les défis électoraux car nous savons qu’il y a un lien directe entre le développement, la cohésion sociale, la paix et l’organisation transparente et fiables des élections».

D’abord, en ce qui concerne l’augmentation du nombre de députés, «nous sommes contre. Vous savez très bien que l’opinion publique sénégalaise n’a jamais cautionné des dépenses exagérées dans un pays confronté à de nombreux défis. 150 députés c’est déjà trop, en ajoutant encore 10 pour avoir 160 députés, la conférence des leaders de l’Efop est foncièrement contre cela», a dit l’ancien ministre.

Cependant, poursuit-il : «nous soutenons la façon la plus claire et sans ambigüité la création de postes de députés dédiés à nos compatriotes vivants à l’étranger et dont leur rôle au dévéloppement du Sénégal ne souffre d’aucune contestation. C’est l’occasion pour nous, de féliciter les sénégalais de l’extérieur et les encourager pour leur patriotique au profit de notre pays. Ensuite, nous proposons que les 10 postes de députés dédiés à nos compatriotes soient prélevés des listes départementales majoritaires. Vous savez que nous avons deux listes (proportionnelle nationale et listes des départements) ; nous voulons qu’on réduise le nombre de députés affecté aux départements au profit des sénégalais de l’extérieur».

La troisième proposition est relative à l’élaboration des listes. En ce qui concerne, «la liste départementale majoritaire soit désormais élaborée sur la base du nombre pair. C’est-à-dire qu’il n’y ait plus de nombre impair. Cela en vue de permettre d’avoir une Assemblée nationale effectivement paritaire ou tout au moins plus proche de la parité. Vous savez, à chaque fois que nous avons un département en général, le candidat est un homme, sa suppléante est une femme. Elle ne peut pas remplacer le député même en cas de vacances du poste», a-t-il fait savoir, avant d’annoncer un recours à une élection partielle. Ceci, parce que fait-il remarquer que : «les nombres impairs sont au détriment des femmes. Si nous avons la base paire au niveau de la liste départementale à défaut d’avoir une Assemblée nationale paritaire, nous en rapprocherons beaucoup mieux qu’à la situation actuelle. C’est l’occasion pour nous de persévérer dans la dynamique de la promotion de la femme dans les instances de prise de décisions électives».

Au sujet du fichier électoral, Aliou Sow a laissé enetendre que l’Efop a des positions claires. «La présence physique devant les commissions administratives suffit pour la conférence des leaders de demeurer dans les fichiers des électeurs. Nous récusons toute forme de confirmation individuelle verbale par les citoyens. Dans les semaines à venir, vous allez avoir des commissions administratives. Elles seront au nombre de deux partout au Sénégal. Une commission pour la carte nationale d’identité Cedeao et une autre pour la carte d’électeur. Dés lors que vous venez pour avoir votre carte nationale d’identité, le pouvoir veut vous exiger de vous prononcer si vous voulez ou non d’être inscrit sur le fichier des électeurs. Cela veut dire on peut vous omettre volontairement. On peut cibler des localités pour faire des omissions».

Et de se demander : «C’est quoi cette hantise du taux de participation ? Et de rappeler dans la foulée qu’au Sénégal, le vote n’est pas obligatoire. On n’a pas donc besoin de demander à un sénégalais qui a fait le déplacement s’il veut oui ou non être inscrit sur le fichier. Pour nous, la présence physique suffit pour être à la fois sur le fichier et pour avoir sa carte nationale d’identité».

En ce qui concerne la refonte du fichier électorale. Selon M. Sow, Efop propos, «comme référence le nombre de suffrages exprimés lors de l’élection présidentielle de 2007. Il peut être un excellent repère, pour qu’il soit validé et au cas contraire, garder l’actuel fichier audité et mise à jour. C’est-à-dire pour la refonte du fichier, il faut au minimum que le nombre d’inscrits sur le nouveau fichier soit équivalent au nombre de suffrages exprimés à cette élection présidentielle».

Si maintenant, soutient-il : «le nombre d’inscrit n’atteint pas ce chiffre là, il faut considérer que ce fichier n’est pas bon. Dans ce cas, il faut maintenir l’actuel fichier et pour le maintenir, il faut l’auditer et le mettre à jour, parce qu’il y a eu beaucoup d’évolution et de nouvelles situations qui se sont produites qu’il faut intégrer conformément aux règles démocratiques et à l’implication de tous les citoyens qui ont le droit de voter».

De l’avis de la conférence des leaders Efop «exclut aussi toute idée de report des élections législatives. Nous restons fermes sur le respect du calendrier républicain. Il ne faut pas que l’on tombe dans le piège de la refonte du fichier avec des objectifs ou des critères qui vont nous pousser à dire qu’on est en train de dépasser les délais de six mois avant les élections pendant lesquelles on doit prendre aucune décision pouvant avoir un effet direct sur l’organisation  des élections et prendre le prétexte de cela pour reporter les élections législatives. Le respect du calendrier républicain fait partie des éléments de transparence en matière électorale».

Parmi autres suggestions, les membres de l’Efop se disent «ouverts aux débats quand il s’git du Sénégal ou de rassembler les uns et les autres autour de la promotion de la démocratie et du développement du Sénégal. C’est pour cela que nous faisons la suggestion qui va dans le sens de dire que la gestion du fichier des électeurs soit désormais confiée à la Cena avec comme bras technique l’Ansd (Agence nationale de la statistique et de la démographie), parce que l’ensemble des informations en matière de planification, du développement, des enjeux économiques, de maitrise de la population, de la mobilité entre autres sont bien maitrisés par cette agence. Qui aussi dépend d’un Ministère. A cet effet, nous proposons qu’elle soit le bras technique de la Cena qui est autonome et est là pour tout le monde.

Et que le règlement définitif des contentieux qui portent sur le fichier et de la carte des électeurs puissent être mis à jour de façon systématique pour ne pas perdre du temps».


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