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Fausse alerte à la bombe sur un vol d’Air France : la garde à vue du passager levée


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 21 Décembre 2015 || 51 Partages

Fausse alerte à la bombe sur un vol d’Air France : la garde à vue du passager levée

La garde à vue du policier à la retraite soupçonné d’avoir placé dans les toilettes d’un avion d’Air France un objet suspect, dont la découverte a provoqué l’atterrissage en urgence de l’appareil au Kenya, a été levée, a annoncé le parquet de Bobigny lundi 21 décembre dans la soirée.

Cet homme, retraité de la police nationale en 1957, a signalé à l’équipage la présence d’un objet suspect dans les toilettes de l’avion et pouvant s’apparenter à un engin explosif artisanal, détaille le parquet de Bobigny.

Il avait été placé en garde à vue ce matin à 7 heures par la police aux frontières à son arrivée à Roissy-Charles-de-Gaulle dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée par Air France pour des faits d’entrave à la circulation des aéronefs et mise en danger de la vie d’autrui.

Mais, « l’état actuel des investigations ne justifie plus le maintien de la garde à vue », précise le parquet, qui « poursuit son enquête ». Sa compagne, également présente à bord de l’avion, avait déjà été relâchée, selon Europe 1.

L’objet en fait inoffensif

Le vol AF463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d’équipage, en provenance de l’île Maurice et à destination de Paris, avait fait un atterrissage d’urgence dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya, après la découverte d’un colis suspect à bord.

Les pilotes avaient demandé un atterrissage d’urgence après la découverte dans les toilettes « d’un dispositif suspecté d’être une bombe », avait rapporté un porte-parole de la police kényane. Ce « dispositif » a été analysé par des « experts en explosif de la marine et du département d’investigations criminelles de la police », avait-il précisé.

 

Dimanche, le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, avait fait savoir, lors d’une conférence de presse à Paris, que l’objet suspect était en fait inoffensif.

« Il n’y avait rien qui présentait un caractère dangereux (…), rien à ce stade ne permet de dire qu’il y a eu une faille dans le dispositif de sûreté à l’escale de l’île Maurice. »

Il s’agit d’un « ensemble composé de cartons, de papier et d’une espèce de minuteur de cuisine », a détaillé M. Gagey. Auparavant, une source à Air France avait décrit l’objet comme étant composé de deux horloges électroniques transparentes affichant deux horaires différents, sans décompte, d’un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques.

« Nous sentions que les membres de l’équipage étaient tendus »

Selon le ministre de l’intérieur kényan, Joseph Nkaissery, qui s’est immédiatement rendu à Mombasa, la police a interrogé plusieurs passagers du vol. « C’est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l’île Maurice, pour savoir s’il y a eu une fouille des passagers avant qu’ils embarquent », a-t-il dit, avant de rendre visite aux voyageurs.

Un passager de l’avion, John Stephen, a raconté que le personnel de bord d’Air France avait aidé à l’évacuation rapide de tout le monde par des toboggans.

« Nous sentions que les membres de l’équipage étaient tendus, et que quelque chose n’allait probablement pas. Quand l’avion s’est arrêté, ils nous ont dit de courir vers les toboggans, et de partir loin de l’avion. Nous ne savons pas si c’était une bombe ou pas, mais quelque chose ressemblait à une bombe dans les toilettes. »

Les alertes terroristes se multiplient un peu partout dans le monde. Samedi, l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie a conseillé à ses ressortissants d’éviter un centre commercial en raison d’une « possible attaque terroriste »dimanche, pendant que le président russe, Vladimir Poutine, affirmait que les services secrets russes avaient déjoué trente projets d’attentat en 2015. La France est en alerte sécurité maximale depuis les attentats à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait cent trente morts et plus de trois cents blessés le 13 novembre.


Le Monde

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