Menu
DakarFlash
DakarFlash.com

Feu sur la plantation nommée Françafrique (par Kémi séba)


Depuis des semaines, la lutte menée par la jeunesse africaine et diasporique, visant à ce que l’Afrique accède à sa souveraineté, a pris une nouvelle dimension. Le monde entier écoute nos revendications. Le monde entier, sauf les dirigeants de nos banques centrales. Le monde entier, sauf la majeure partie des présidents des pays d’Afrique de la zone franc, dirigeants qui font preuve pour l’instant de surdité et de politicienne cécité (à l’exception des autorités tchadiennes et burkinabé qui nous ont reçus cette année malgré nos nombreux désaccords sur les questions de mal-gouvernance).

Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 25 Septembre 2017 || 346 partages || 0 commentaires

Feu sur la plantation nommée Françafrique (par Kémi séba)
 

Le 19 août, un seul billet avait été brûlé pour alerter l’opinion publique sur le DRAME politico-économique que nous vivons.

Il ne s’agissait pas de manquer de respect à nos institutions, mais simplement d’alerter ces dernières sur les souffrances indicibles que vivaient la jeunesse africaine.

En réponse à cette alerte provenant pourtant du tréfond de nos âmes, la BCEAO nous a craché au visage à tous en souhaitant incarcérer ceux qui avaient osé cracher sur le veau d’or moderne (veau en carton doré en réalité, tant le cfa ne vaut rien). Pire, la BCEAO a été dépassée dans sa prouesse de trahison par le Président Macky Sall qui a livré son frère africain à la France en digne héritier qu’il est, de ceux qui vendaient leurs propres frères aux négriers Occidentaux sur l’île de Gorée il y a de cela quelques siècles.

La vérité est que si le CFA appauvrit viscéralement l’Afrique, il enrichit subtanciellement, dans le même temps, les élites africaines, qu’elles soient politiques, FINANCIÈRES ou religieuses. Les prolétaires africains sont ceux qui sont les plus opposés à cette monnaie de gorille.

Ceux qui défendent hystériquement ce support fiduciaire sont généralement les plus fortunés en CFA et ne veulent donc pas scier le banc sur lequel ils sont assis. Pour ces derniers, peu importe le degré insensé de précarisation de la population, seul leur bien-être égoïste compte.
C’est une pure lutte des classes intra-africaine conjuguée à la sauce de la prédation oligarchique francaise, cette dernière demeurant dans cette affaire la grande gagnante de cette macabre plantation économique appelée « zone Franc ».

Face à ce constat ô combien dramatique, la nouvelle génération africaine n’est pas disposée à jouer au roi du silence éternellement avec l’oligarchie politico-financière du continent (ni avec l’oligarchie occidentale). Nous avons brûlé une feuille de la plantation, mais vous faites mine de ne pas écouter. Devons-nous brûler la plantation entière pour que vos oreilles puissent vers vos peuples se pencher?

Les faits sont là, la colère gronde. Et les seules choses qui pourront calmer cette dernière seront:
– la SUPPRESSION IMMÉDIATE DES COMPTES D’OPÉRATION
– l’EXPULSION des représentants de la banque de France de nos réunions et, de facto, le RETRAIT de TOUT POUVOIR décisionnel qui leur est donné dans nos communautés économiques et financières
– la SORTIE DE LA ZONE FRANC
– la PRISE EN COMPTE et la mise en pratique sérieuse des alternatives au FRANC CFA proposées par des techniciens rigoureux tels que les Professeurs en économie Mamadou Koulibaly, Kako Nubukpo, et d’autres.
– L’IMPRESSION de notre MONNAIE PAR NOUS-MÊMES, POUR NOUS-MÊMES, SUR NOS TERRES.

Nous laissons à nos Banques Centrales et aux chefs d’Etats africains jusqu’au 4 décembre 2017 pour nous présenter un plan de sortie du Franc CFA qui devra débuter et être REALISÉ INTÉGRALEMENT en 2018.

En attendant, l’ONG Urgences Panafricanistes ne retiendra plus les nombreux frères et soeurs de par le monde qui, s’appuyant sur la loi (qui stipule que brûler « DES » BILLETS EST ILLÉGAL, MAIS BRÛLER « UN » BILLET EST LÉGAL) , souhaitent chacun brûler « un » billet de Franc CFA, ou mener des actions incisives contre cette monnaie, et ce, jusqu’à ce que les autorités écoutent les doléances du peuple africain.

Le 19 août, c’était une étincelle. Désormais, et ce, jusqu’à ce que la rue africaine soit ecoutée par nos autorités, ce sera, nous le « craignons », pour la plantation néocoloniale nommée Françafrique, le feu. Nous appellerons le peuple à cesser les actions de contestation quand et seulement quand le peuple sera ecouté.

Kemi Seba,
Président d’Urgences Panafricanistes et Initiateur du Front anti-FCFA


Dakarflash6



Nouveau commentaire :