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France – De "sans-papiers", il devient milliardaire : l’histoire incroyable d’Ababacar Diop


Le mouvement des sans-papiers en France au milieu des années 90 avait un visage et une voix. Il s’agit du sénégalais Ababacar Diop, 27 ans, « teigneux » leader, porte-parole très médiatisé d’une centaine de grévistes de la faim réfugiés dans l’église Saint-Bernard à Paris. Aujourd’hui, son statut d’immigré clandestin, est passé à celui de millionnaire en France et milliardaire chez lui, au pays de la Téranga. Sacré revanche !

Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 24 Août 2016 || 7266 Partages

France – De "sans-papiers", il devient milliardaire : l’histoire incroyable d’Ababacar Diop

L’opinion publique est émue, mais la plupart des occupants seront expulsés. Diop est “sauvé” par son statut de leader : il finit par obtenir ses papiers. Et, comme un bonheur ne vient jamais seul, Ababacar empoche en 1999 la somme rondelette de 24 millions de francs (3,7 millions d’euros) de la part de Vivendi. Le droit de propriété intellectuelle est passé par là pour en faire une histoire de chance et de hasard.

Le 1er octobre 1999, Ababacar Diop a eu une idée de génie : déposer à l’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle), avec ses associés, la marque Vis@vis. Un nom bien trouvé.

En mai 2000, Vivendi choisit le même et lance son portail Vizzavi.fr, sans vérifier d’assez près le dépôt des marques. Antériorité oblige, Diop et ses associés font payer cher à Vivendi sa désinvolture. Vingt-quatre millions de francs pour laisser la marque du géant de la communication coexister avec la leur. Le site internet « Transfert. Net » fait cette analyse  l’orthographe diffère, mais pas la phonétique et à l’INPI, les règles sont claires : “Imiter, c’est aussi contrefaire”, devise l’Institut qui conseille de renoncer aux rapprochements phonétiques. Un bémol à la règle : deux marques identiques peuvent coexister si elles concernent des produits différents. Ce n’est pas le cas du “vis@vis” d’Ababacar Diop qui a été enregistré à l’INPI dans les mêmes catégories que la marque de Vivendi.

Ababacar Diop et ses camarades proposent au groupe de faire cohabiter les noms. Vivendi refuse dans un premier temps.

Ababacar empoche en 1999 la somme rondelette de 3,7 millions d’euros et revient à Dakar pour y « investir dans le développement de l’Internet en Afrique ». Belle revanche pour l’ancien sans-papiers sénégalais.

Wabitimrew


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