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Fuites de gasoil après la rupture d’un pipeline à Thiaroye-sur-Mer


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 19 Octobre 2016 || 20 Partages

Fuites de gasoil après la rupture d’un pipeline à Thiaroye-sur-Mer
Au Sénégal, les habitants de Thiaroye-sur-Mer, commune située dans la grande banlieue sud de Dakar, ont été réveillés dans la nuit de lundi à mardi par une forte odeur de gasoil suite à la rupture d’un pipeline qui traverse leur commune. Des habitants qui accusent la SAR, la Société africaine de raffinage et les autorités de ne pas bien gérer cette installation. Problème : ce sont souvent les populations qui sont responsables de ces fuites.

Les vapeurs d’hydrocarbures piquent les yeux, donnent mal à la tête. Les équipes de la Société africaine de raffinage (SAR) n’ont pas le choix, il faut creuser, trouver les zones ou les tuyaux ont cédé. Abdoulaye Sembène est chef du département sécurité : « C’est du gasoil actuellement. C’est pas souhaitable de respirer ces hydrocarbures. Ça c’est vrai », explique t-il .

 

Mohamed Niang, un habitant, arrive sur la zone, pourtant balisée et sur le papier, interdite le temps des travaux. Pour lui, la vétusté des tuyaux est en cause. « Ça m’inquiète, parce qu’il y a de la pollution, confie-t-il. Donc si les tuyaux sont vieux, on demande à l’Etat s’il peut passer son tour à la mairie pour la sécurité des populations. »

 

Au moment de l’installation des pipes en 1961, il était interdit de construire à moins de trois mètres des canalisations. Mais avec l’exode rural, cette norme n’a pas été respectée. Abdoulaye Sembène répond à cet habitant.

 

« Vous pensez qu’une ligne qui a été installée en 1961 n’a jamais été remplacée ? C’est pas possible, affirme le chef du département sécurité de la SAR. Nous sommes de tout cœur avec la population. Mais de grâce, avec une construction pareille, qui vient s’installer sur le pipeline, dites-moi comment faire pour réparer ? »

 

Des immeubles de quatre étages, une école, près de 50 maisons, ont ainsi été construits au-dessus du pipeline. Un danger pour toute la zone estime Fatoumata Baldé, habitante du quartier. « Ça m’empêche même de dormir. C’est un danger pour la population mais je n’y peux rien du tout. »

 

Difficile pour les autorités de trancher, de trouver une solution durable pour ces pipelines qui alimentent en pétrole, en gasoil et en essence le port et la capitale.

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