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Gambie: Graves révélations d’un témoin des tortures subies par les opposants de Yaya Jammeh


La volte-face de Yaya Jammeh a agacé bon nombre de ses partisans. Comme la goutte d’eau de trop, elle devient la cause de nombreuses révélations qui touchent directement le président déchu. Propagande pour ternir davantage son image ou simple récital de faits, ce qui est sûr c’est que l’affaire Yaya Jammeh revêt des costumes insoupçonnés.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 13 Décembre 2016 || 2499 partages || 0 commentaires

Gambie: Graves révélations d’un témoin des tortures subies par les opposants de Yaya Jammeh

Sous l’anonymat, ou presque, son nom est connu des gambiens ; son visage, non. Cet homme, c’est Ousmane Bojang, membre des services secrets gambiens, il a été témoin des tortures subies par les opposants de Yaya Jammeh. Ici, il livre des révélations qui le cœur même de ces opérations inhumaines.

Ousmane Bojang, qui commençait en 1994, ses services militaires lors que Yaya Jammeh prenait le pouvoir, a très vite monté en grade jusqu’à devenir numéro trois des services secrets gambiens. Des services qui se devaient de sécuriser le pays mais selon lui «la collecte d’informations pouvant affecter le régime de Jammeh était plus important que tout».

 

Ousmane Bojang pense que «ce qui a rendu Jammeh aussi autocrate est la tentative de coup d’Etat de 2006». Dès lors, il a utilisé Ousmane et cie «à des opérations plutôt personnelles». Il dit être témoin de tout cela et ajoute même que «Yaya, pour des fins matrimoniales, s’appesantissait sur la NIA».

Témoin, se dit-il aussi de la torture réservée aux commanditaires et acteurs du coup d’Etat de 2006 ; «dans une salle où bon nombre d’opposants ont péri. Alpha Ba, Malafi Corr»,… et d’autres participants à ce coup d’Etat auraient été «pieds et mains liés, bastonnés à mort». Des journalistes du Freedom Online Newspaper, auraient aussi subi cette méthode de torture. Ousmane était «présent, juste observateur, par peur de subir le même sort».

 

La NIA de Ousmane servait de «bouclier pour ainsi torturer tout opposant qui osait tenir tête». Les assassins comme il les considère sont «des hommes de Yaya qui ne reçoivent d’ordre que de lui. Solo Sandeng a péri face à ces « jungulars »» comme les appelle Ousmane.

Jammeh ne s’est pas non plus arrêté après l’épisode du coup d’Etat, il «reprenait de plus belle tant que le besoin se faisait sentir». Ousmane précise que «les corps des torturés à mort sont ensuite enterrés et l’on ne parlera plus d’eux».

 

Il a été lui aussi «victime de ces tortures après avoir été victime d’un complot orchestré par (son) directeur même. Il dit garder «des séquelles de cette malheureuse expérience et (vit) depuis, à Dakar après qu’(il) soit sorti de prison».


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