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Général Lamine Cissé sur le djihadisme : « Les défis doivent nous pousser à changer de méthodes de riposte »


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 15 Avril 2017 || 296 partages || 0 commentaires

Général Lamine Cissé sur le djihadisme : « Les défis doivent nous pousser à changer de méthodes de riposte »
Le Général Lamine Cissé, ancien ministre de l’Intérieur, estime qu’il faut changer de stratégie, pour faire reculer la montée du terrorisme au Sénégal.  Il prenait part à un atelier organisé par Partners West Africa, à la mairie de Guédiawaye, sur le thème : « Justice et sécurité de base au Sénégal ». « Les forces de sécurité sénégalaises se débrouillent très bien. Tout le monde l’a remarqué. Il faut les encourager à continuer sur ce sillage. Il faut chaque jour renforcer leurs moyens. Les défis qu’on a en face de nous doivent nous pousser à changer de méthode de riposte. Ce que la police fait, c’est une bonne chose. On voit les résultats », déclare le dernier ministre de l’Intérieur du président Abdou Diouf. « Je pense que c’est tellement nébuleux le djihadisme que  chacun, à son niveau, doit faire l’effort de lutte, mais aussi de prévention. L’atelier d’aujourd’hui est essentiellement basé sur la prévention et l’anticipation. Cette dernière ne peut être faite, si la communauté, à savoir les municipalités, les communautés, n’est pas intégrée. Pour cela, il faut une collaboration entre les forces de l’ordre, de sécurité et de la population. Je constate qu’à Guédiawaye, on est dans ce sillage », constate Général Cissé. 

  
La session a enregistré la participation de nombreuses composantes de la ville de Guédiawaye. La directrice exécutive de Partners West Africa renseigne qu’un diagnostic dans les cinq communes du département a permis de faire des recommandations. D’un commun accord, de concert avec les partenaires, 5 ont été retenues, selon Dr Aidaratou W. Aidara Ndiaye. Il s’agit de 2 recommandations à court terme, 2 autres à moyen terme et une dernière à long terme. « Nous ne voulons pas faire comme les autres, autrement dit, identifier les recommandations pour par la suite les ranger dans les tiroirs de l’oubli.  Pour ce cas-ci, le bailleur a accepté de financer les deux recommandations à court terme. Un cadre de concertation a été mis pour faciliter la communication, les échanges », révèle  Dr Ndiaye. Pour qui il faut que les populations lancent l’alerte, quand elles voient une personne suspecte dans leurs environs. 
  

C’est en 2015 que l’United States Institute of Peace (USIP) a, pour la 1ère fois, mis en place ce projet pilote en Afrique de l’Ouest. Il vise à améliorer les relations entre les forces de sécurité (police et gendarmerie) et la population. Trois précédents ateliers à Guédiawaye, Kaolack et dans le milieu universitaire. Celui de Guédiawaye, à l’époque, avait permis d’identifier les défis sécuritaires au niveau du département : vol, agression physique et sexuelle, bagarre, affrontements entre équipes et supporters (navétanes), délestage, inondation, incivisme, manque d’éducation, le problème des enfants de la rue (talibé), les galas de lutte, les violences basées sur le genre, l’extraction de sable de mer, l’exploitation illicite des débits de boissons et salles de jeux, les tapages nocturnes, les troubles liés aux pénuries (eau, gaz, électricité). 


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