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Grève des ex-agents des structures dissoutes : Le mot d’ordre suspendu


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 21 Novembre 2015 || 30 Partages

Les travailleurs des ex agents des structures dissoutes (ANEJ-AJEB-ANAMA-FNPJ) ont suspendu leur grève de la faim qu’ils avaient entamée depuis mardi à Pikine dans la banlieue dakaroise, plus précisément dans l’immeuble de l’ONG ECOPN.

Il faut dire que si ces derniers ont opté pour cette forme de lutte désespérante, c'est parce qu’ils ont frappé à toutes les portes imaginables dans la République.  Mais comme à l'accoutumée le gouvernement a préféré jouer au dilatoire, laissant la situation pourrir. Et les agents las d'attendre, ont opté pour l'ultime arme de lutte qui était à leur portée de main.

Conscient que la situation commençait à devenir une patate chaude entre leurs mains. Quelques responsables de l'Apr ont tenté la médiation pour ramener les grévistes à de meilleurs sentiments.
Après des jours de négociations avec les autorités gouvernementales, les deux parties ont conclu un accord qui du coup a permis de surseoir à la grève de la faim.
Si les grévistes ont parvenu a trouvé un accord c’est en grande partie grâce à la député Awa Niang, qui pendant trois jours, a rencontré en compagnie du collectif, le ministre des finances et celui de la fonction publique pour trouver un accord.
Les deux parties ont finalement trouvé un accord pour une indemnisation de licenciement et un redéploiement dans la fonction publique pour les agents qui le désirent. Pour ceux qui veulent voler de leurs propres ailes ils auront un accompagnement de l'Etat.
Dans la soirée, le député Awa Niang a rencontré les agents pour une restitution du résultat des négociations. Après la rencontre, les grévistes ont levé le mot d'ordre...

 

A noter que parmi les grévistes, il y avait six agents qui avaient été évacué à l'hôpital de Thiaroye. Depuis la suppression des agences regroupées en une seule par le président Macky SALL en 2014 plus de 200 agents la plupart des jeunes sont dans la rue.  Bon nombre d'entre eux ont vu leur famille brisée avec beaucoup de cas de divorce et des scolarités brisées. Pour un gouvernement qui prétend créer 300000 emploi en 5 ans il faut dire que la démarche est mal engagée. 


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