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INTIMIDATION, INVECTIVE… La violence, l’instrument risqué du Dias


Encore Barthélémy Dias ! Le maire de Sicap Mermoz Sacré-Cœur fait parler à nouveau de lui. Cité dans la mort de Ndiaga Diouf, impliqué dans l’affaire des panneaux publicitaires, il s’est encore signalé à l’Ancienne piste. Adepte de l’auto-justice, il ne se fait jamais encadré par l’autorité administrative. Au rythme où le Dias est joué, si rien n’est fait, la dernière note risque d’être tragique.

Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 11 Janvier 2016 || 110 Partages

INTIMIDATION, INVECTIVE… La violence, l’instrument risqué du Dias

Tous les citoyens naissent libres et égaux devant la loi. Mais, le cas Barthélémy Dias montre qu’il y a des Sénégalais au-dessus de leurs compatriotes. Du moins, si l’on en juge par les actes qu’il pose et la réaction, pour ne pas dire, l’inaction de l’Etat qui s’en suit. Le maire de la commune de Sicap, Mermoz, Sacré-Cœur s’est signalé à nouveau, lors du déguerpissement des mécaniciens de l’Ancienne piste. D’après les informations parues dans la presse, Barthélémy Dias a été en première ligne pour déloger ceux qu’il considère comme des occupants illégaux. Face au refus de ces derniers d’obtempérer, il a sorti son pistolet, affirment les mécaniciens. Le concerné dément et parle d’un teaser. Mais, ces accusateurs persistent.

Parole contre parole, il ne nous appartient pas de dire qui a raison ou qui a tort. Ce qui reste constant par contre, c’est que l’histoire ne milite pas en faveur de la version du fils de Jean Paul Dias. Lui et Moustapha Cissé Lo ont la réputation d’avoir la dégaine facile. Mais le problème de fond ici, c’est surtout la méthode Dias. Dakar compte 19 communes d’arrondissement et les contentieux ne manquent pas. Mais, en dehors d’Aliou Ndoye, le maire de Dakar-Plateau (sur un seul cas et pour des raisons que l’on peut comprendre facilement), il est presque le seul élu à faire autant de bruit. Et d’ailleurs, le problème ne se limite pas seulement à l’aspect verbal, mais précisément aux actes posés.

Barthélémy Dias est un maire. Il est donc un élu. Et en sa qualité d’élu, il sait ou du moins est censé savoir les règles qui régissent et encadrent ses compétences et celles des autres, ses droits et devoirs et ceux des partenaires avec qui il est en relation. Un patron d’une équipe municipale qui veut déguerpir des occupants doit savoir qu’il ne lui  appartient pas de le faire lui-même. Il doit non seulement avoir l’onction de l’autorité administrative compétente, c'est-à-dire ici le préfet, mais également, les opérations doivent être encadrées par les forces de l’ordre.

Or, il n’en est pas toujours ainsi chez le socialiste. Il y a juste quelques mois, il était en guerre contre les propriétaires de régies publicitaires. Si dans le fond, il peut avoir raison, du fait des nouvelles compétences redéfinies par l’acte III de la décentralisation. Dans la forme, il est difficile de trouver un argument assez solide pour justifier ses actes. Il exigeait que les publicitaires payent 2 millions annuels de frais de pas de porte. Une mesure contestée par ses vis-à-vis. Considérant que ses interlocuteurs ne sont pas prêts à s’acquitter de leur devoir à l’égard de la commune, il a décidé, avec ses hommes de main, d’arracher tous les panneaux implantés dans son ‘’territoire’’. Ce qu’il a fait dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2015.

Refus de déférer à la convocation de la justice

Il sera alors convoqué par la Sureté urbaine. Mais Dias refuse de répondre, sous le prétexte qu’il est parlementaire. Invoquant l’article 61 du règlement intérieur de l’Assemblée, il demande même à la police de chercher l’aval du Parlement, si elle veut l’entendre. Cet article stipule : «Aucun membre de l’Assemblée nationale ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale dont il fait partie, sauf en cas de crime ou de délit flagrant ». L’ancien patron des jeunesses socialistes ne tarde pas à abandonner cet argument pour dire tout court qu’il ne répondra pas, parce que c’est un complot politique et non une affaire de justice.

“Au commissaire central de Dakar, commissaire Abdoulaye Diop, je profite de l'occasion pour lui présenter mes excuses de ne pas déférer à la convocation. Ce n'est pas une convocation, c'est une provocation. Ce n'est pas une convocation, c'est de l'acharnement. Et je refuse d'être un faire-valoir. Je n'ai pas besoin de me cacher derrière une immunité. Et je n'accepte pas les accidents de l'histoire, comme j'ai traité le ministre Oumar Youm (à l’époque ministre des Collectivités locales) qui se permet d'instrumentaliser des lévriers de l'Etat pour régler des comptes personnels”, charge Barthélémy Dias. Il a fallu que les propriétaires régies portent plainte contre Dias pour "association de malfaiteurs, destructions de bien appartenant à autrui et vol" pour que l’affaire connaisse une suite judiciaire. Depuis, l’affaire est pendante devant la justice.

Par ailleurs, entendre parler d’un Barthélémy Dias qui brandit un pistolet rappelle forcément un cas non encore élucidé. Celui du meurtre de Ndiaga Diouf devant la mairie de Sicap Mermoz Sacré-Cœur. Attaqué par des nervis devant sa municipalité, Barthélémy Dias a riposté avec son pistolet. Dans cette affaire, une personne parmi les assaillants est tombée. Dias fils a reconnu avoir ‘’tiré des coups de feu en l’air avant d’ouvrir le feu sur les gens’’. Selon lui, ’’c’était une question de vie ou de mort’’. ‘’J’ai choisi de vivre’’, a-t-il dit. Il a été arrêté par la suite et conduit en prison. Mais, après le changement de régime, Barthélémy Dias a été libéré. Mieux, il a été investi sur les listes des élections législatives et élu député.

Une justice bancale

Depuis lors, il bénéficie d’une liberté  provisoire. Dias appartenant à la majorité présidentielle, son procès n’a jamais été programmé. Par contre, les jeunes de Colobane qui défendaient l’Etat de droit, mais qui ne sont pas du pouvoir, n’ont jamais eu droit à une liberté provisoire. Non seulement, ils ont été jugés dans un délai relativement court, mais ils ont écopé des peines les plus lourdes et les plus incompréhensible : 20 ans de prison ferme pour ceux parmi eux qui ont été reconnus coupables.

La question se pose alors de savoir qui protège Barthélémy Dias pour qu’il se comporte ainsi. Au rythme avec le Dias est joué, la dernière note risque d’être tragique. Si rien n’est fait, tôt ou tard, il finira par tuer ou se faire tuer. 

Enquête


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1.Posté par amina la metisse peulh le 11/01/2016 20:32
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