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Immigration : Ces Sénégalais qui font leur beurre en France


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 18 Mai 2016 || 993 Partages

Immigration : Ces Sénégalais qui font leur beurre en France

À côté des grandes figures comme Hapsatou Sy, Mohamed Sylla, Oumar Sy, Lefa du groupe de Rap Sexion d’assaut, de Fatou Niang Ba de Black Spoon, qui sillonne la France avec son Food truck, ou encore de Mike Sylla, le Baye-fall sapeur, il y a celles moins connues. Talentueux, audacieux, entrepreneurs, ils sont nombreux à avoir élu résidence au pays de Marianne. Souvent inconnus, profils qualifiés pour la plupart, ils sont issus de la binationalité ou ont émigré à la recherche d’aventure ou d’évolution professionnelle. Et portent haut les couleurs du Sénégal. Portrait de six Sénégalais qui cartonnent dans l’Hexagone.

Bugul Mbaye : La pasionaria


Elles ne se sont jamais rencontrées. Mais Bugul Mbaye a ceci de commun avec Ken Bugul, hormis le nom, qu’elle ne se résigne pas. Elle pense et s’engage en dehors du cadre familial et fait bouger les lignes. Bugul Mbaye, 46 ans, franco-sénégalaise, mariée et mère de trois garçons, ne rate pas une occasion pour se faire entendre. Fille d’émigrée née à Arpajon en Essonne en région parisienne, elle porte haut la voix de ses compatriotes.

Diplômée niveau BTS en action commerciale, elle s’engage très tôt dans les mouvements estudiantins avant d’embrasser la politique en 2006 et d’intégrer le Parti socialiste (PS).

Conseillère municipale de Saint-Michel-Sur-Orge et membre de fédération du Parti Socialiste du Département de l’Essonne de 2008 à 2014, elle devient parallèlement collaboratrice de cabinet au sein d’une mairie et travaille avec les maires et les députés de l’Essonne.

En 2006, elle met en place la 1re section PDS jeunesse issue de l’immigration en France. Et participe à l’investiture de Wade en 2007. Après la débâcle du camp libéral en 2012, Bugul se consacre à son travail au sein des mouvements associatifs de villages et à la mobilisation des femmes africaines en France avant de se tourner vers Bokk Gis Gis. Nommée responsable Bokk Gis Gis en France en coordination bicéphale, elle réussit à s’imposer dans un « milieu d’hommes ». « Ma lutte est aussi contre les stéréotypes dans la société et de faire reconnaître les droits des Sénégalais de l’extérieur à part entière, car nous sommes les ambassadeurs de notre pays à travers le monde. », note Bugul.

Son leitmotiv : « S’engager et jusqu’au bout ». Sans jamais perdre pied !

Lamine Thiam : Monsieur entrepreneuriat social


À 49 ans, Lamine Thiam, à la tête de Promevil (Promotion des métiers de la ville), rayonne dans l’entrepreneuriat social en France. Le Sénégalais, marié et père de deux enfants, s’est fait remarquer pour son implication dans l’insertion professionnelle des 16-25 ans. Cette année, il a été sélectionné parmi les quatre finalistes du Prix de l’entrepreneur social du Boston Consulting Group. Lamine Thiam a été désigné parmi 70 employeurs français pour son modèle d’innovation sociale, économique et technologique.

Créée en 1995, Promevil est une association de médiateurs qui intervient principalement dans les transports et les quartiers. L’association présente dans deux grandes villes dans l’île de France, à Nanterre et Courbevoie, travaille essentiellement avec la SNCF et les collectivités locales. Son cœur de métier, est la prévention des conflits, l’humanisation des espaces publics, la lutte contre les incivilités et la promotion du bien-vivre ensemble.

Avec 600 000 interventions par an, Promevil qui intervient sur 10 lignes de RER en région parisienne, est la 2e plus grande association en Ile de France avec ses 200 employés. La singularité de l’association réside certainement dans sa volonté de professionnaliser la médiation sociale, qui est en pleine expansion. Promevil, qui réalise un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros par an, a un objectif de 10 millions à l’horizon 2017.

Ibrahima Ndiaye : Le défenseur des immigrés


Juriste consultant et spécialiste en Droit des Étrangers, Ibrahima Ndiaye lutte pour l’établissement des droits des étrangers en France. Président du Réseau des Organisations de Solidarité internationale France (Rosi France), il est auteur d’une thèse sur « Le droit des étrangers incarcérés et de leur famille ». Son action en tant que intervenant d’un Point d’Accès au Droit et sa Médiation à Fontenay-sous-Bois où il assurait la permanence juridique et antidiscriminatoire sur le « droit des étrangers » le pousse au-devant de la scène. Son engagement le pousse alors à publier des pamphlets sur « Le regroupement familial », « Les nouveaux droits apportés par la réforme de la garde à vue en France », « Les titres de séjour ». Et reçoit des usagers pour leur demande de titre de séjour, orientation ou rédaction de recours administratif, gracieux ou hiérarchique. Il s’engage dans la foulée dans la médiation sociale suite à des différends familiaux ou conjugaux.

À la tête de Rosi France, un Réseau doté de 48 structures adhérentes et dont la mission première est de promouvoir la solidarité internationale à travers son réseau de partenaires en Europe et en Afrique, Ibrahima Ndiaye est en train de développer des antennes locales en Afrique par exemple au Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, et Togo.

En avril 2016, son engagement et son action sont récompensés par la communauté sénégalaise. Il reçoit le prix de l’excellence « le Sénégal qui gagne » en avril 2016. Ce prix a été décerné par l’association « les dames du cœur » pour sa contribution à l’émergence du Sénégal et de son rayonnement à l’international.

Dj Rakhou : Le touche à tout


On le connait dans le monde des platines. Mais, l’homme a plus d’un tour dans sa besace. DJ à la Soxna Fm avant d’émigrer en France, Rakhou est animateur du célèbre night-club Le Titan dans le XIIIe arrondissement de Paris. Et ce n’est pas tout. Il excelle aussi dans la restauration.

Avec sa sœur, Anta, le DJ tient l’un des restaurants sénégalais les plus huppés de Paris. La Pointe des Almadies, située près de la Gare du Nord, est devenue en quelques années le Place to be des Sénégalais. Ses plats Thiébou djeun ou encore son athiéké poisson braisé, ont fini de faire courir la communauté sénégalaise de Paris. Avec son sourire chaleureux, sa voix courtoise et posée, Rakhou qui s’improvise serveur, accueille ses hôtes venus des quatre coins de la capitale française. Même la star Waly Seck, ne manque pas d’y faire un crochet à chacune de ses visites.

Alassane Sall : Le génie des affaires


Il est le premier africain à la tête d’un magasin de produits africains. Alassane Sall, plus connu sous le sobriquet de Dembel, (Petit Demba), voit le monde en grand. Débarqué en France en 1994, pour des études en informatique, il va révolutionner aujourd’hui le commerce africain. Propriétaire des boutiques Ada Djéré, la course vers le marché en Hal pulaar, il a réussi à prendre en main un marché essentiellement détenu par les Chinois et les Arabes.

Pour la petite histoire, Alassane, qui un jour va faire des courses, accompagné de son épouse dans un magasin détenu par un Magrébin voit un monde fou qui se bouscule à la porte de la boutique. Débordé, celui-ci lance à la foule « Mettez-vous en rangs où je pars ». La phrase de trop pour Dembel qui ne supporte pas ce diktat. Avec ses amis du milieu associatif, il décide de développer le commerce de produits africains, comme le poisson séché, le « nététou », etc. Le 4 avril 2005, la première boutique de Ada Djéré voit le jour. Malgré des débuts difficiles, notamment à cause de la discrimination dans le milieu du commerce, Alassane a réussi à mettre en place deux magasins, l’un dans le quartier des Muraux et l’autre à Elbeuf. Et réalise un chiffre d’affaires de 1 million d’euros. Excusez du peu !

Ahmeth Sarr :  Le roi de la téléphonie mobile


On le surnomme Docteur téléphone. Que vous fassiez partie de la secte iPhone ou pas, qu’importe, aucun appareil n’a de secret pour lui. Ameth Fall, Metzo pour les intimes, tient boutique dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ameth Sarr qui a failli basculer dans le banditisme a réussi aujourd’hui à asseoir une renommée dans le domaine de la téléphonie.

Natif du populeux quartier de Colobane, il y passe toute son adolescence avant d’émigrer en France en 2008. « Mais avec l’influence du marché Colobane, j’ai failli basculer dans le banditisme, raconte-t-il. Heureusement, ma défunte mère m’a récupéré. Et inscrit au CNQP, Centre formation professionnelle situé à Bel-Air où j’ai suivi une formation en électronique ».

Au début des années 2000, avec Téléphone du Monde et Kandji et Frères, il commence à se faire connaître. Il travaille en intermédiaire avec les sociétés et gagne très vite leur confiance. En 2008, il émigre en France et réussit à monter avec son meilleur ami, sa société de téléphonie, All in Phone. La boutique entièrement tenue par des Sénégalais reçoit de la clientèle du Maghreb, des Antilles et même de l’Amérique. L’endroit est également devenu un haut lieu de rendez-vous de la communauté sénégalaise. D’ailleurs, une association d’aide des Sénégalais en difficulté y est en gestation.

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1.Posté par mousseul le 18/05/2016 20:09
Ah que c'est bien de créer des centres de formation professionnelle. Le Ministère de tutelle doit mettre les bouchées doubles et motiver notre jeunesse à se former aux nouvelles technologies et autres techniques. Ça évitera de tomber dans le banditisme ou autres travers désolants.

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