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Incendie volontaire : Salif Soumaré écope de 10 ans de travaux forcés


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 11 Mars 2016 || 161 Partages

Incendie volontaire : Salif Soumaré  écope de 10 ans de travaux forcés

Reconnu coupable d’incendie volontaire de lieu non habité, l’aide-magasinier a écopé d’une condamnation de 10 ans de travaux forcés. Salif Soularé, qui travaillait sous les ordres de son oncle et qui refusait un inventaire d’un entrepôt où la Sdv, Patisen et Cfao Sénégal avaient leurs magasins, y a mis le feu pour masquer des manquements.

 

Placé sous mandat de dépôt depuis le mois d’avril 2010, l’aide-magasinier Salif Soumaré devra encore purger 4 ans. La Chambre criminelle l’a reconnu coupable d’incendie volontaire de lieu non habité. L’homme aurait mis le feu à l’entrepôt où la Sdv, Patisen et Cfao pneumatique, avaient leurs magasins. On l’accuse de vouloir maquiller des manquements dans la gestion de l’entrepôt. Les faits : le 15 mars 2010, un incendie s’est déclaré à l’entrepôt qui servait de magasins aux sociétés Sdv, Cfao pneumatique et Patisen. Un violent feu qui avait tout décimé sur son passage. Un drame de plus. En fait, un an avant cet incendie, un autre s’était déclaré. Les causes de ces deux incendies étaient jusque-là inconnues. Seulement cette fois, les autorités de la société Cfao Sénégal ne pouvaient pas mettre le drame sur le compte de la fatalité. Elles étaient certaines que cet incendie cachait une volonté de masquer des vols. En fait, la période à laquelle l’entrepôt a pris feu a coïncidé avec le moment où devait se faire l’inventaire. Une opération qui a été retardée par le magasinier. Moussa Demba Sarr justifiait son opposition par le fait qu’il n’avait pas l’autorisation de ses supérieurs. En plus, il disait qu’il faisait tous les mois un propre inventaire. Que les comptes sont bons. Déterminés à faire le travail qui leur est dévolu, les auditeurs sollicitent et obtiennent l’autorisation de faire cet inventaire. Seulement, cette opération n’aura jamais lieu. L’incendie est venu remettre les compteurs à zéro et réduire le matériel en cendre. Une coïncidence que les autorités de Cfao pneumatique ont refusé de mettre sur le compte du hasard. Elles juraient, la main sur le cœur, que ce coup du destin portait sans doute la signature d’une personne qui ne voulait pas de cet inventaire. A cela s’ajoute qu’un préjudice de plus de 270 millions Fcfa a été enregistré. Sans hésiter, une lettre plainte est vite adressée au commissaire de la Division des investigations criminelles (Dic). L’enquête permet alors d’identifier le premier suspect de cette affaire d’incendie volontaire, d’association de malfaiteurs et de vols au préjudice de l’employeur. Le témoignage du gardien de l’entrepôt, Babacar Kébé, ne laisse aucune chance à Salif Soumaré. Le vigile assure avoir vu l’aide magasinier entrer dans l’entrepôt avec un bidon contenant de l’essence. Aussitôt après sa sortie, l’incendie s’est déclaré. Menottes aux poings, Salif Soumaré est arrêté et conduit aux locaux de la Dic pour être entendu. C’est là que l’affaire devient intéressante. Un véritable scénario digne des esprits les plus fertiles et les plus machiavéliques. Non seulement il reconnaît les faits, mais il donne les noms de tous les acteurs de cette mise en scène. Il livre les noms de Ousmane Sène, Fally Soumaré, Moussa Demba Sarr (son oncle), Mbaye Camara, Simon Ndiaye Mamadou Bâ et Ousmane Diouf. Il va plus loin devant les policiers enquêteurs de la Dic. L’accusé explique aux limiers le rôle de chacune des personnes susnommées. Il détaille que chacune d’elle a pris part à cette entreprise. Alors, les personnes visées sont vite mises aux arrêts. Cependant, tous contestent les faits à eux reprochés. En chœur ! Le dossier est transmis au Doyen des juges, qui a inculpé tout ce beau monde, avant de leur délivrer un visa de séjour à la maison d’arrêt de Rebeuss. Entre temps, Salif Soumaré, qui change constamment de version, décide de dire la vérité. Enfin ! Il dépose devant le juge d’instruction que toutes ces personnes qu’il a citées n’ont rien fait. Qu’il les avait accusées à tort. Pour la simple raison que les policiers de la Dic lui ont mis la pression pour qu’il donne des noms. Ses aveux ont fait libérer les autres mis en cause, qui ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire, avant d’être totalement libres, à la suite d’un non-lieu. Devant la barre de la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar, l’accusé, qui n’est plus poursuivi que pour le crime d’incendie volontaire de lieu non habité, réitère ses aveux faits devant le Doyen des juges. Cette fois, non seulement il disculpe encore ceux qu’il avait accusés, mais il tente de nier les faits. Même s’il reconnaît avoir introduit, le jour des faits, un bidon d’essence dans l’entrepôt. Le procureur de la République a démontré la constance des faits et leur imputabilité à Salif Soumaré. Avant de requérir les travaux forcés à perpétuité. L’avis de l’avocat de la défense est que tout est contre son client, mais rien ne prouve sa culpabilité. Il a plaidé l’acquittement.

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