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Interview de l'ambassadeur du Sénégal en France : Relations diplomatiques entre les deux pays... le pétrole ... les étudiants sénégalais... M.Bassirou Séne dit tout !


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 31 Octobre 2016 || 1225 Partages

Son excellence Bassirou Séne, ambassadeur du Sénégal en France, Monaco et Andorre, a répondu aux questions de notre correspondant à Paris.
  • Pouvez-vous nous expliquer à quoi consiste la fonction  d'Ambassadeur ?
  • Être Ambassadeur, c'est représenter le Sénégal dans les pays étrangers, c'est parler au nom du pays et dans l'intérêt des pays concerné. Il existe 4 missions fondamentales de l'ambassadeur en référence à la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Tout d'abord nous avons un devoir de renforcement des relations entre le Sénégal et la France ainsi que Monaco et Andorre. La deuxième mission consiste à un devoir de protection des intérêts de la république sénégalaise. La troisième correspond à une attribution de négociation concernant toutes les conventions auxquelles le Sénégal fait partie. Et enfin l'ambassadeur participe à l'amélioration de l'attrait du Sénégal afin de faire connaître notre pays de par les opportunités possibilités d'investissements et par le tourisme.
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  • Depuis votre prise de poste en tant qu'ambassadeur en France, comment trouvez-vous les relations de nos deux pays ?
Ce sont des relations parfaites, exemplaires et privilégiées qui fonctionnent correctement entre les deux chefs d'état son excellence  Macky SALL et son excellence  François HOLLANDE. Je dirais même que ce sont des relations d'amitié et de fraternité. Ces relations sont d'ailleurs étalées aux autres membres du gouvernement et des autres institutions qui sont assises sur un partenariat «gagnant-gagnant» économique où les deux parties tires un profit évident.
  • La France est une destination de très prisée par les étudiants sénégalais nous aurions aimé  savoir si ces jeunes bénéficie de bonnes conditions de vie dans ce pays ?
Tout d'abord, le Sénégal offre de nombreuses opportunités à sa jeunesse, notamment  d'être bien éduqués, d'être formés à la bonne école. Aujourd'hui le dispositif mis en place par le gouvernement sénégalais pour permettre aux étudiants de pouvoir étudier en France est  très performant surtout sur les filières scientifiques. Si vous obtenez un bac avec mention bien ou très bien vous pouvez prétendre à une bourse d'excellence qui est à un taux assez élevé soit plus de 600 euros. Cette bourse permet à l'étudiant de se former et d'acquérir les connaissances nécessaires, d'acquérir les aptitudes et les instruments nécessaires à se lancer dans la vie active. 

Qu’en est-il pour le retour et l’insertion professionnelle des jeunes ? 

Il n'existe pas de contrat type que nous faisons signer à l'étudiant dans le but de l'obliger à rentrer servir les intérêts du pays. Nous avons un pays démocratique et ouvert, un pays où il fait bon vivre  et l'étudiant ayant acquis tout un savoir-faire a les possibilités de venir monnayer ses compétences et de gagner sa vie au Sénégal et d'avoir un avenir brillant. C'est cette fibre citoyenne qui fera que la personne voudra ou non rentrer et apporter au pays qui lui a tout donné depuis son cycle primaire jusqu'à l'obtention de cette bourse ce savoir-faire. Je pense qu'il s'agit d'une décision personnel, mais toutes les conditions sont mise en place aujourd'hui pour leurs retour et qu'ils puissent exercer dans les meilleurs conditions.   
L’entrepreneuriat aussi est une voie que choisissent certains diplômés, car rentrer ne veut pas forcément dire être salariés de l'Etat ou d'une autre structure. Nombreuses sont ceux qui ont la capacité de s'auto-employer et être un employeur. Il faut savoir qu'au Sénégal il existe des écoles très prestigieuses, certains étudiants décident de ne pas venir poursuivre des études supérieures à l’étranger. J'ai d'ailleurs moi-même fait toute ma scolarité au Sénégal. Les jeunes qui souhaitent entreprendre ont d'ailleurs à leur disposition des agences pour les accompagner je pense à  l'APIX, le Fond de Garanti des Investissements (FONGIP), ainsi que le FONCIS.
  • Au niveau politique, la diaspora s’inquiète de la transparence sur le dossier du pétrole découvert il y'a peu dans notre pays. Quelles sont les intentions du gouvernement sénégalais quant à l'exploitation du pétrole?
C'est un débat utile dans toute dans toute démocratie ou la transparence est nécessaire. Bien entendu il est bon que les citoyens s'intéressent aux richesses du pays c'est ce qui participe à la vitalité de notre démocratie. Les accusations de certaines personnes ne sont pas fondées, il ne faut pas que notre nation et cette cohésion ne soient remise en cause. 
 
  • Vous êtes originaire de Diourbel, quelles actions sociales faites votre ville natale ?
Ma première action à Diourbel date du 20 Octobre 2016. J’ai emmené un lot de matériel médical ainsi que des ambulances d'une valeur de 300 millions de CFA à l’hôpital Heinrich Lübke. Ce don a été financé en majeur parti par l'ONG hôpital Assistance International dirigé par le président Jean-Jacques SCHELGEL ainsi qu'une sœur, une amie Angel-Rose FAYE qui dirige une société (FAYEROSE). C'est cette ONG qui a collecté  les fonds pour ce don qui va permettre de renforcer le plateau médical  de l’hôpital et soulager les populations. Je suis maintenant dans une position où je peux apporter une « pierre à l'édifice » par des aides de ce niveau et nous comptons élargir cette action sur l'ensemble du territoire. 
 
palbanews

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