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Jammeh fait de la résistance


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 3 Janvier 2017 || 2242 partages || 1 commentaires

« Sale temps pour la presse privée gambienne qui fait face à un musellement », constate le quotidien Enquête au Sénégal. En effet, « le président sortant, Yahya Jammeh, a fermé plusieurs radios dont Hill Top FM, Afric FM et Teranga FM. […] Toutes ces radios ont reçu la visite de personnes se présentant comme des agents de l’Agence nationale du renseignement. Ces fermetures, précise Enquête, interviennent dans un contexte de crise postélectorale née du désir de Jammeh de se maintenir encore au pouvoir bien qu’il ait été battu par Adama Barrow lors de l’élection présidentielle du 1er décembre dernier. Après avoir reconnu sa défaite, l’homme de Kanilaï a décidé de rester à la tête de son pays malgré l’ultimatum de la Cédéao fixé au 19 janvier prochain, date d’installation de son successeur. Pour cela, Jammeh, qui continue de subir des défections, a même sollicité l’appui du président turc Tayip Erdogan. Mais ce dernier a décliné. 
  
Jammeh qui veut donc s’accrocher au pouvoir ? En fait, pas vraiment, à en croire La Tribune, toujours à Dakar. La Tribune qui annonce que le président gambien aurait peut-être pris la fuite… « Yahya Jammeh aurait quitté la Gambie », écrit en effet le journal, qui cite comme source le journaliste sénégalais Adama Gaye. Selon ce dernier, poursuit le quotidien dakarois, « Jammeh aurait été aperçu à Conakry dans un cortège du président guinéen Alpha Condé. Une information à prendre au sérieux si on s’en tient à la relation d’amitié qui existe entre les deux présidents. Cependant, tempère La Tribune, la presse locale guinéenne, elle, parle de visite d’Etat. » 
  
Le début de l’escalade ? 
  
Toujours est-il que pour le quotidien Aujourd’hui au Burkina, c’est clair : Jammeh n’a peur de rien… « Dans ses vœux du Nouvel An, non seulement il reste scotché à sa revendication jusqu’au-boutiste consistant à reprendre la présidentielle, en s’appuyant sur sa pétition déposée devant une Cour suprême à problème, mais pire, il menace la Cédéao et la met en garde contre une éventuelle intervention militaire pour instaurer l’ordre démocratique. […] C’est désormais clair, pointe encore Aujourd’hui, Jammeh n’entend pas rendre le pouvoir, lors de la passation prévue dans deux semaines. Or, la Cédéao par les voix de son président de la Commission, Marcel De Souza et de celle des chefs d’Etat réunis à Abuja, ont inclus tous les moyens pour faire quitter Jammeh du pouvoir. C’est désormais le début de l’escalade. Jammeh défie la Cédéao. Même pas peur diront certains. » 
  
Alors, s’interroge Aujourd’hui : « que fera la Cédéao face à cet autre chef d’Etat autiste ? Va-t-elle passer à l’acte avant ou après le 19 janvier 2017 ? Quoiqu’il advienne, la Cédéao doit prendre ses responsabilités pour résoudre cette crise sous peine de créer un précédent fâcheux. » 
  
RDC : le sacrifice de Katumbi… 
  
A la Une également, encore et toujours l’accord de la Cenco en RDC… La presse congolaise se félicite du travail accompli sous les auspices de de la Conférence épiscopale nationale du Congo. Notamment Le Potentiel pour qui cet accord « va conduire le Congo-Kinshasa vers un apaisement des esprits jadis surchauffés. Il constitue, par ailleurs, un gage d’une paix durable. Une paix sans laquelle il sera difficile d’organiser les élections crédibles et apaisées dans ce pays continent qu’est la RDC. » 
  
Le Potentiel salue par ailleurs l’attitude de l’opposant en exil Moïse Katumbi. En effet, celui-ci a décidé de ne pas mettre en avant son cas personnel dans les négociations. Certains avaient fait de l’arrêt des poursuites à son encontre un préalable absolu avant tout accord. 
  
« Moïse Katumbi a décidé de s’effacer pour ne pas bloquer la machine, se félicite Le Potentiel. […] Face au naufrage qui se profilait, Moïse Katumbi a décidé de sauver les pourparlers de la Cenco : “je ne représente rien, a-t-il dit, pour bloquer toute la Nation”. » 
  
Divisions ? 
  
En tout cas, maintenant que l’accord est signé, attention fragile !, s’exclame Ledjely.com en Guinée… « A demi-mots, certains font part de leur méfiance. Pour d’autres encore, c’est de l’agacement et même de la jalousie. En tous les cas, il y a du ressentiment et de l’incertitude dans l’air », pointe le site guinéen. C’est le cas, affirme-t-il, au sein même de l’opposition : « Vital Kamerhé et compagnie font la fine bouche parce que l’accord obtenu par les évêques prend en compte l’essentiel des revendications du camp soudé autour d’Etienne Tshisekedi. » Et c’est le cas aussi au sein de la majorité présidentielle, relève encore Ledjely : « certains faucons n’entendent pas renoncer à l’idée du pouvoir à vie pour Kabila. Conscients que le départ du président de la République est synonyme de la fin de leurs privilèges et honneurs, ils sont prêts à tout pour torpiller le processus de la transition. »
RFI

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1.Posté par Jackson le 03/01/2017 12:01
quitte.le pouvoir c'est pas pour toi.

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