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Kader Mangane : «La sélection du Sénégal est derrière moi»


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 13 Septembre 2016 || 12 Partages

Libre de s'engager avec le club de son choix depuis son départ du Gazélec Ajaccio, Kader Mangane a opté pour le RC Strasbourg. Il revient sur sa nouvelle aventure, l'épisode Lacourt et son avenir avec la sélection du Sénégal 
 
 
 

Nouveau défi, nouvelle aventure, comment se passent vos premiers jours à Strasbourg ?

Mon intégration se passe bien, le groupe est très sympa. On m'a vraiment bien accueilli et je suis très content d'être ici. Maintenant, on a un match important qui nous attend lundi (contre Troyes à partir de 20h30, ndlr). Il va falloir gagner pour confirmer le bon début de saison du club.

Avez-vous eu peur de ne pas trouver de nouveau challenge ?

J'ai pris le temps pour trouver un nouveau challenge. Le mercato est parfois plus compliqué qu'on le pense. J'ai eu des offres, mais il n'y avait rien de très intéressant, surtout que je voulais rester en France. Je ne voulais pas partir à l'étranger. Aujourd'hui, je suis bien et j'ai envie de découvrir ce challenge en Ligue 2 avec le Racing Club de Strasbourg.

Vous aviez la possibilité de rester un an de plus à Ajaccio, pourquoi avoir refusé de prolonger l'aventure ?

C'est un choix personnel et familial. J'ai choisi d'être plus proche de mes enfants, c'est pourquoi je n'ai pas prolongé l'aventure avec le Gazélec mais je les remercie beaucoup de leur soutien.

Des clubs de Ligue 1 vous ont-ils approché cet été ?

Oui, plus ou moins. Dijon était intéressé, mais il n'y avait rien de concret. Strasbourg s'est montré plus actif et le coach m'a appelé pour me demander de venir, ce qui a facilité les choses.

Le fait d'avoir déjà travaillé avec Thierry Laurey est-il important pour vous ?

C'est beaucoup plus simple pour l'adaptation. Il souhaitait qu'on continue à travailler ensemble. C'est plus facile pour moi d'arriver dans ces conditions et je pense que tout se passera bien.

S'entraîner seul à Paris avec un préparateur physique en attendant de trouver un nouveau club était-il compliqué à gérer ?

Quand on est footballeur, qu'on est compétiteur, on a toujours envie d'être en forme avec les copains pour s'entraîner et prendre du plaisir tous les jours. Ce n'est pas évident de travailler seul parce qu'on vie hors de la réalité d'une équipe. J'ai essayé de gérer du mieux que je pouvais pour être prêt physiquement à la reprise.

Aujourd'hui, on vous considère à 80%...

Oui, c'est à peu près ça. On peut même dire un peu plus. Mais même si on est bien physiquement, cela ne remplace pas les matches. Le plus important c'est de jouer, de tenir, et c'est au fur et à mesure des rencontres qu'on verra où j'en suis physiquement.

On a le sentiment que votre image a changé depuis la grave blessure de Jonathan Lacourt, le pensez-vous également ?

J'ai aussi ce sentiment parce que je n'ai jamais voulu blesser un joueur de toute ma carrière. Ce jour-là, j'ai eu le malheur de faire ce tacle qui a blessé gravement Jonathan Lacourt et je le regrette encore tous les matins au réveil. Beaucoup de gens sont restés sur cette action et quand je vois certains commentaires, ça me fait mal. J'ai plus de 400 matches en professionnel et si j'ai bonne mémoire je n'ai pris que quatre cartons rouges dont celui sur cette action avec Lacourt qui était mérité. Au fond, j'aimerais que mon image change parce que je joue avant tout au football et je ne suis pas un joueur agressif dans le mauvais sens du terme.

Votre vision du football a-t-elle changé depuis cette grave blessure ?

Ma vision du football n'a pas changé, mais c'est vrai qu'à un moment ça a pesé lourd dans ma tête. J'avais l'impression qu'à chaque fois que je faisais une faute c'était très grave alors qu'on voit que dans le championnat de France il y a des joueurs qui font des tacles beaucoup plus dangereux que les miens. Il suffit d'avoir la malchance de blesser son adversaire pour être traité d'assassin. Je ne suis pas d'accord avec toutes ces choses. Il faut d'abord regarder qui est la personne et comment il joue au foot. À partir de là, on peut avoir une autre image de cette personne, mais c'est comme ça et même si des gens réagissent d'une manière différente, la vie continue.

Avez-vous gardé contact avec Jonathan Lacourt ?

On avait gardé contact au début, mais je n'ai pas trop envie de parler de tout ça. À chaque fois qu'on se voit, tout se passe bien.

Cette histoire est derrière vous aujourd'hui, comment voyez-vous l'avenir ?

J'ai déjà un défi à relever avec le Racing. J'aimerais donner le maximum de plaisir aux supporters et apporter mon expérience à ce groupe assez jeune. Le plus important, c'est vraiment de prendre du plaisir. Je profite au maximum et on verra en fin de saison si j'arrête ou si je continue.

Pensez-vous encore à la sélection sénégalaise ?

Non, la sélection est derrière moi. J'ai décidé de laisser ma place aux jeunes et je les soutiens de tout mon cœur.

Une montée en Ligue 1 avec Strasbourg, est-ce jouable ?

C'est très difficile de parler de montée parce que ce n'est que le début de saison. On va prendre les matches les uns après les autres. L'objectif, c'est de prendre le maximum de points pour assurer le maintien au plus vite et à partir de là on verra bien ce qu'il y a à faire. S'il y a une place à prendre, on ne va pas se gêner, mais ce n'est pas dans notre intérêt de commencer à dire qu'on joue la montée. Il faut rester lucide et penser au match de lundi pour prendre les trois points.

 

Source : Goal
 

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