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Kidira : Abdou Gadiaga arrêté avec un revolver à la frontière malienne


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 2 Mars 2016 || 177 Partages

Kidira : Abdou Gadiaga arrêté avec un revolver à la frontière malienne

Abdou Gadiaga a été arrêté avec une arme de deuxième catégorie, dite révolver, à bord d’un bus. En provenance du Mali, il se rendait à Balla pour la revendre.

La porosité des frontières fait que la région de Tambacounda est envahie par des d’individus, venant de la sous-région avec toutes sortes de marchandises prohibées, par des moyens de locomotion, comme les bus, motocyclettes, entre autres. C’est le cas de Abdou Gadiaga, âgé de 36 ans. Commerçant de profession, il a été appréhendé ce week-end, au village de Nayé, dans la commune de Kidira, trait d’union avec le Mali, par les éléments de la brigade de la gendarmerie de Kidira, lors d’un contrôle de routine d’un véhicule en provenance de Bamako, la capitale malienne, pour la commune de Balla, dans le département de Goudiry. La fouille minutieusement opérée à l’intérieur de son sac, a permis la découverte d’une arme de 2e catégorie, dite révolver. Entendu, il a déclaré l’avoir acheté au Mali et voulait la revendre au Sénégal. Il a été déféré au parquet de Tambacounda, hier lundi, au terme de sa durée légale de garde à vue. Cette affaire ne laisse pas de marbre les populations. «Le Sénégal doit redoubler d’efforts pour faire face à la contrebande et aux trafics transfrontaliers. Car la menace qui pèse sur la sécurité est réelle, avec ces armes en circulation dans le pays», souligne un adjoint au maire de la commune de Kidira. Qui invite «les militaires et toutes les forces de sécurité et de défense à veiller à ce que les armes illégales ne pénètrent pas le territoire sénégalais». Le danger, dit-il, nous guette en permanence, avec les terroristes dans la nature. D’autres observateurs pensent que le Sénégal doit inviter les pays limitrophes (la Gambie, le Mali, la Mauritanie et les deux Guinées) à intensifier leurs efforts en matière de surveillance des frontières. «Le phénomène de l’insécurité résiduelle s’explique par le trafic illicite des armes. Il est perceptible au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau, entre autres pays, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. A cette sécurité résiduelle, sont venues se greffer les menaces exogènes du terrorisme et des attentats, les actions de Boko Haram au Nigeria, qui ont exacerbé la psychose de l’insécurité liée aux armes à feu illicites», ajoute-t-il.


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