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L'UEFA ouvre une procédure disciplinaire contre la Russie après les violences à Marseille


L'UEFA a réagi dimanche après les violences survenues à Marseille en marge du match Angleterre-Russie, annonçant l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre la Fédération russe et un dispositif renforcé du personnel de sécurité dans les stades.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 12 Juin 2016 || 43 Partages

 

L'UEFA  a annoncé, dimanche 12 juin, l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre la Fédération russe de football (RFU) pour les incidents survenus la veille au soir au stade Vélodrome de Marseille après le match Angleterre-Russie  de l'Euro-2016.

Les violents affrontements qui ont précédé la rencontre sur le Vieux-Port ont fait 35 blessés dont quatre graves, a annoncé dimanche la préfecture des Bouches-du-Rhône. Trois policiers ont été légèrement blessés.

Le Britannique d'une cinquantaine d'années, en état d'urgence absolue après un arrêt cardiaque consécutif à des coups, a vu son état se stabiliser samedi soir, selon Laurent Nunez, préfet de police des Bouches-du-Rhône.

L'instance européenne de football, qui gère la compétition mais n'a pas autorité sur les incidents en marge des rencontres, du ressort des autorités françaises, reproche aux supporters russes d'avoir attaqué des supporters anglais dans les tribunes à l'issue du match contre l'Angleterre (1-1), d'avoir entonné des chants racistes et d'avoir lancé des fumigènes. Des sanctions pourraient être décidées dans les prochains jours.

 


Le ministre russe des Sports a réagi dimanche, estimant que l'UEFA avait eu raison d'ouvrir une procédure disciplinaire à l'encontre de la RFU. "C'était la bonne chose à faire. (...) Il y a eu des affrontements dans les tribunes et il est nécessaire de résoudre ce problème", a déclaré Vitali Moutko, cité par l'agence sportive russe R-Sport.

L'UEFA a toutefois reconnu "des problèmes de séparation" entre supporters au Vélodrome et promet un "dispositif renforcé" du personnel de sécurité dans les stades de l'Euro-2016 en "collaboration avec les autorités françaises". L'UEFA a également fait part de ses "préoccupations sérieuses" devant ces incidents. "Ce type de comportement est totalement inacceptable et n'a pas de place dans le football", indique encore l'Union européenne du football.

Interrogations sur l’efficacité du dispositif de sécurité

De son côté, le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a fustigé samedi soir dans un communiqué "le comportement irresponsable et délibéré de pseudo-supporters dont la seule motivation est de troubler l'ordre public".

Huit personnes, dont des Français et des Britanniques, ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche pour les violences du Vieux-Port, a-t-on indiqué de source policière. Cinq sont poursuivies pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, une pour dégradations volontaires et deux pour violence avec arme. Elles devraient être présentées à la justice en comparution immédiate lundi.

Des heurts ont également éclaté samedi soir à Nice, où une bagarre entre un groupe de locaux et des supporters nord-irlandais et polonais a fait neuf blessés à la veille de Pologne-Irlande du Nord, selon la préfecture des Alpes-Maritimes. Trois personnes ont été interpellées.

Des voix commencent à s'interroger, parmi les responsables politiques notamment, sur l'efficacité du dispositif de sécurité prévu pour l'ensemble de la compétition, qui s'achève le 10 juillet.

En amont de l'Euro, et en prévision de violences en marge des matches, le ministère français de l'Intérieur avait prononcé 3 000 interdictions d'entrées sur le territoire. Le gouvernement britannique a de son côté retenu les passeports de 3 000 "hooligans" pendant la durée de la compétition. À Marseille, ce sont quelque 600 supporters russes et anglais "très déterminés" qui se sont affrontés dans l'après-midi sur le Vieux-Port, selon le préfet de police.

Des mesures complémentaires de sécurité bientôt prises

Samia Ghali, maire socialiste des 15e et 16e arrondissements de Marseille, ainsi que le député (Les Républicains) des Alpes-Maritimes Eric Ciotti plaident pour l'interdiction de la vente d'alcool les jours de matches et dans les "fan zones".

"Un dispositif d'ensemble est prévu pour faire en sorte qu'il n'y ait pas d'incidents. Il va y avoir des mesures complémentaires qui vont être prises à la suite de ce qui s'est passé à Marseille", a déclaré dimanche sur iTélé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. "S'il y a un échec, c'est celui du football. (...) Le foot est encore malade d'une partie de ses supporters", a-t-il ajouté sur BFM TV.

Le deuxième match de l'équipe de France, contre l'Albanie, se déroulera justement à Marseille mercredi soir. La Russie joue mercredi à Lille contre la Slovaquie, et l'Angleterre jeudi prochain à Lens contre le Pays-de-Galles.

"On va tirer les enseignements de ce qui s'est passé, mais je ne veux pas qu'on puisse dire que le dispositif n'était pas adapté", a indiqué Laurent Nunez. "Ceux qui se sont livrés à ces violences ne sont pas des individus qui sont connus des services de renseignement et de police", a précisé Pierre-Henry Brandet.

Quelque 1 200 policiers et gendarmes sont déployés à Marseille. Des "spotters" étrangers, spécialistes du hooliganisme chargés de repérer d'éventuels fauteurs de troubles, assistent également les policiers français avant chaque rencontre "à risque".

Avec AFP et Reuters


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