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L’ancienne députée Fatdiop Guèye Sall attraite à la barre pour abus de confiance et escroquerie


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 22 Juin 2016 || 395 Partages

L’ancienne députée Fatdiop Guèye Sall attraite à la barre pour abus de confiance et escroquerie
L'affaire de l’ancienne députée, Fatdiop Guèye Sall, a encore été évoquée à la barre de la Cour d’appel de Dakar. Cette affaire qui date de 2015, n’a pas encore connu un dénouement. Pour preuve, en première instance, l’ancienne parlementaire a été condamnée à 6 mois de prison ferme pour les abus de confiance et escroquerie portant sur plus de 60 millions de francs CFA. Insatisfaite de la peine qui lui a été infligée, elle avait interjeté appel pour contester la décision de la première instance. Un appel qui avait donné le résultat es- compté d’autant qu’elle a été relaxée des chefs d’accusation. 
Si l’affaire a atterri une nouvelle fois devant la barre de la Cour d’appel, c’est parce que la partie civile a fait opposition qui a pour effet de rendre non avenu le jugement. En effet, les déboires de la députée avec Dame justice ont commencé aussitôt après la publication du rapport de l’audit fait par James Alexander Diatta. 
Ce rapport, couvrant la période du 1er janvier au 31 juillet 2001 a été effectué sur demande de Hunger Porject Sénégal. Ladite enquête avait ainsi révélé que des fonds destinés au projet initiative pour le développement pour la Promotion économique de l’agri- culture africaine (IPEAA) ont été détournés. 
Mettant à nu des malversations telles que l’existence de conflits d’intérêt entre la coordinatrice Fatdiop Guèye Sall et la conduite du programme IPEAA Sénégal, la non transparence des retraits de fonds et leur destination, l’inexistence d’une comptabilité et pour finir, le non-respect des engagements pris auprès des partenaires. 
Soumise au feu roulant des questions, la parlementaire avait nié les faits en soutenant que le principe de la double signature avait été décidé par une assemblée générale composée des présidentes du groupement des femmes bénéficiaires des financements. Mieux, elle indiquait que la modification apportée dans la procédure de gestion du portefeuille obéissait simplement à une volonté de rationalisation des finances. Celle-ci, poursuivait-elle, ne constituait nullement un moyen de s’enrichir indûment au détriment de l’Ong. 
En outre, elle faisait savoir qu’elle n’a jamais été au courant d’un audit portant sur sa gestion. A l’en croire, c’est devant le juge instructeur qu’elle a été informée des résultats de cet audit l’accusant d’un manquant de plus de 60 millions de francs CFA. 
Elle a d’ailleurs campé sur sa position, hier, lors du procès en rejetant les faits qui lui ont valu sa comparution. Elle a juré, la main sur le cœur, n’avoir jamais détourné de l’argent. 
L’avocat général a requis l’appli- cation de la loi. Pour l’avocat de la partie, la prévenue a procédé à des manœuvres frauduleuses pour détourner l’argent. Ainsi, il a demandé au juge d’infirmer la décision de la Cour d’appel et de statuer à nouveau. Sur ce, il réclame 
80 millions de francs CFA pour toute cause et préjudice confondus. 
Pour sa part, l’avocat de la défense a sollicité la confirmation de la décision de la Cour d’appel qui avait relaxée sa cliente. Car, à son avis, cette dernière n’a commis aucune infraction. 
L’affaire est mise en délibéré pour le 12 juillet prochain.

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